Etats Unis: Choisir le moins mauvais…

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Au lendemain du Big Tuesday pour la course à la candidature dans les deux grands partis américains, peut-on dire que les dés sont jetés pour les résultats des primaires ?

Il est certain que Donald Trump et Hilary Clinton ont marqué des points ces dernières semaines. Pour autant tout n’est pas encore gagné ni pour l’un ni pour l’autre jusqu’à l’investiture. Trump et Clinton traînent, comme on le dit vulgairement des « casseroles », et à l’heure de vérité nul doute qu’elles vont ressortir dans les médias, voire dans les commissions parlementaires. Dans la prochaine phase des primaires, l’élément déterminant sera la capacité de vaincre l’adversaire dans la confrontation de novembre, en fonction du système de vote indirect américain.

Selon les estimations Hilary Clinton ne gagnerait les élections que contre Donald Trump, tandis qu’elle les perdrait contre les deux autres candidats républicains sérieux, Ted Cruz et Marco Rubio. Ce dernier, même s’il n’arrive aujourd’hui qu’en troisième position, est l’unique candidat en mesure de prendre des voix aux démocrates, et notamment dans l’électorat juif des deux grands Etats que sont la Californie et la Floride, dont il est le sénateur. Ses origines cubaines peuvent également lui permettre de drainer les suffrages des communautés hispaniques.

Ted Cruz, dont les positions sur les questions sociétales  sont beaucoup plus conservatrices peut mobiliser le noyau dur du parti républicain, et lui aussi peut obtenir des voix de la minorité hispanique. Les cadres et la vieille garde du parti républicain sont réticents à accorder l’investiture à Donald Trump, dont l’indépendance et les frasques médiatiques ne sont pas du tout à leur goût. Tous les sondages montrent qu’une partie de l’électorat républicain risque de faire défaut si Trump était désigné. Or aujourd’hui seule une alliance entre Cruz et Rubio ou un retrait de l’un d’entre eux peut barrer la route à Trump.

Côté démocrate, Hilary Clinton, soutenue par le clan Obama, les minorités ethniques, la gauche bourgeoise et l’extrême-gauche radicale semble en passe d’obtenir le mandat. Les affaires de la famille Clinton, le comportement problématique d’Hilary dans l’attentat contre l’ambassade américaine de Libye et le scandale des mails personnels risquent de mettre en danger sa candidature.

Par ailleurs le populaire ancien maire de New-York Michaël Bloomberg observe avec intérêt le résultat des primaires au parti démocrate et en cas de retrait de Bernie Sanders, il pourrait envisager de se présenter en candidat indépendant, ce qui brouillerait totalement les cartes du scrutin de novembre.

Tous les candidats en lice ont annoncé avec force leur soutien à Israël et promettent une amélioration des relations avec Jérusalem. Il est évident que rien ne peut être pire que le tandem Obama-Kerry. Trump, Rubio et Cruz sont d’ardents partisans d’Israël, chacun pour des raisons un peu différentes, mais il est clair dans leur esprit que l’alliance stratégique avec l’Etat juif est une des clés de la diplomatie américaine, mais Hilary Clinton entièrement dépendante du clan Obama sera-t-elle en mesure d’opérer le changement de politique nécessaire, alors qu’elle fut une bien terne Secrétaire d’Etat ?

Celle qui veut être la première femme président des Etats-Unis saura-t-elle lui redonner la puissance que le premier président noir lui a fait perdre ? Etre le premier n’est pas seulement une première mais doit avant tout signifier une primauté.

Michaël Bar Zvi –  Chronique du 3 mars 2016 – Kaf Guimel Adar alef 5776

Primaires US : la perspective d’une victoire de Trump ne fait plus rire personne, selon la presse française

La perspective d’une victoire de l’homme d’affaires américain Donald Trump, à l’issue des primaires pour la Maison Blanche, ne fait plus rire personne et surtout pas les républicains, estime jeudi la presse.

“Clairement, depuis qu’il engrange les victoires dans la primaire de son parti, la perspective d’un triomphe du milliardaire ne fait plus rire personne”, assène Johan Hufnagel, dans Libération. Et le journaliste de Libé de poser la question: “faut-il avoir peur du grand méchant Trump?” qui est “prêt à toutes les injures et outrances pour s’attirer les suffrages de la base républicaine” et dont “beaucoup voient en lui un charlatan”.

“Le personnage est cauchemardesque. Il peut dire tout et son contraire”, assure Jean-Marcel Bouguereau, de La République des Pyrénées. “On le prenait pour un clown et voici que son arrivée éventuelle à la Maison Blanche ressemble de moins en moins à une bonne blague!”, constate l’éditorialiste qui prévient: “son investiture probable risque de faire imploser le vieux parti conservateur qui ne l’a pas vu venir et peine à lui faire barrage.”

“La permanente de Donald Trump décoiffe l’Amérique”, ironise Jean-Louis Hervois, de la Charente Libre, avant de redevenir sérieux et d’estimer que le fait que Trump puisse “devenir président des États-Unis n’a plus rien de saugrenu”.

Toujours sur un ton quelque peu moqueur, Olivier Berger, dans La Voix du Nord, voit en Trump un “fanfaron à la moumoute fauve”, un “candidat vulgaire” dont “on peut craindre le pire”.

“Donald Trump pouvait apparaître il y a quelques mois comme un candidat du défoulement. Aujourd’hui il est en passe de gagner l’investiture” et “la panique chez les Républicains ne suffira sans doute pas à dégonfler le phénomène Trump”, s’inquiète Bernard Stéphan, pour La Montagne.

Patrice Chabanet, du Journal de la Haute-Marne, partage le même avis: “la progression au bulldozer de Donald Trump inquiète l’appareil du Parti républicain. Leur angoisse: comment arrêter l’irrésistible ascension d’un électron libre”.

“Dans son camp, rien ne semble pouvoir stopper sa course vers la Maison Blanche”, constate amèrement Stéphane Siret, de Paris-Normandie. Et de conclure: “les Américains méritent mieux qu’un incontrôlable populiste belliqueux qui risque d’isoler le pays de Lincoln et Kennedy”.

La journée du “super mardi”, avec des primaires dans une douzaine d’Etats, a fait ressortir un favori dans chaque camp, Donald Trump, chez les républicains, et Hillary Clinton, chez les démocrates, en vue des conventions d’investiture de juillet, pour la présidentielle de novembre.

Mais la France de Hollande, Ségolène et Sarkozy est-elle mieux placée pour donner la leçon aux Américains ? Sans parler du vote Le Pen à près de 50% …

AFP – corrigé

6 COMMENTS

  1. Mauvais titre pour cet article. Tous les candidats Republicains sont bons. Ils n’ont rien a envier a la classe politique Francaise (nullisimme).
    Trump pourrait bien secouer les USA qui en ont bien besoin. Il en a dans le pantalon et n’est pas corruptible. Mais il a declare rester neuter si Israel etait attaque en guerre.
    Aussi, il ne devrait avir que peu de chance après les pirmaires car il ne peut attire beaucoup de voix des hispaniques et des noires (don’t la majrite dependent de l’Etat providential actuel).

  2. Mme Clinton sera élue. . Les ricains ont eu besoin de prouver au monde qu’ils devaient se débarrasser de leur côté raciste en votant pour un petit noir incapable. …aujourd’hui la route est ouverte pour prouver quaprès les Anglais. Les hindous. Les Israéliens ils se doivent d’elire une femme fut elle incapable et femme trompée . Pour être blanchis de leur côté masochistes et antisémite féministe.

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