Yom Kippour : « J’ai pardonné comme tu Me l’as demandé »

Tout le monde sait déjà que Kippour fut le jour où Hachem a pardonné au peuple d’Israël la faute du Veau d’or – après que Moïse eut passé quarante jours au mont Sinaï à jeûner, prier et supplier D.ieu de ne pas exterminer Son peuple – pour recevoir enfin, le 10 du mois de Tichri, la fameuse réponse : « Sala’hti kidévare’ha [J’ai pardonné comme tu Me l’as demandé] »…

D’où, en français, le nom « Jour du Grand pardon », car c’est bien ce jour-là qu’Hachem a pardonné « l’impardonnable » : l’idolâtrie faite aux pieds du mont Sinaï sous l’influence du Érev rav.

De surcroît, ce jour de Kippour, nous avons mérité de recevoir les deuxièmes Tables de la Loi – celles qui nous sont restées, les premières ayant été brisées par Moché lui-même lorsqu’il découvrit le Veau d’or.

Kippour est enfin le jour où Hachem a dit à Moché : « Je vais t’enseigner les 13 ‘ Midot hara’hamim ’ [les 13 Attributs divins de Miséricorde]. Lorsque tes enfants réciteront ce texte, Je leur pardonnerai leurs fautes ».

Or nous avons bien retenu la leçon puisqu’à Kippour, nous répétons 26 fois le fameux « Vayaavor » avec l’énumération de ces 13 Attributs divins !

Tout ce que nous venons de rappeler ne concerne que les Enfants d’Israël. Et pourtant que le monde tout entier est concerné par Kippour…

Comment ?

Rappelons ce que le Gaon de Vilna dit au sujet de Kippour qui est en fait le dernier jour de jugement sur les dix jours commençant à Roch Hachana. Voilà pourquoi, explique-t-il, on se congratule avant Kippour avec la formule « Léchana tova tekatvou veté’hatmou», y compris pour les Justes, le Jugement divin ne s’achevant qu’au jour de Kippour. Donc, conclut le Gaon de Vilna, ces dix jours sont comme une conclusion de l’année écoulée : comme si, du 1er au 10 Tichri, nous étions encore dans l’année précédente à en faire le bilan… Et donc, en fait, le véritable Roch Hachana de la nouvelle année serait le 10 Tichri !

Cette conception originale a une conséquence surprenante : alors que l’année solaire dure 365 jours et 6 heures, d’un point de vue astronomique, le mois solaire n’existe par contre pas, car il n’est qu’une invention des hommes.

À l’inverse, si l’année lunaire n’existe pas non plus, il n’y a que le mois lunaire qui décrit le cycle de la lune, lequel dure 29 jours, 12 heures et 44 minutes environ.

Or pour obtenir une année lunaire, on multiplie par 12 la durée d’un mois : on obtient alors 355 jours. Il existe donc chaque année un décalage de dix jours entre « l’année lunaire » et l’année solaire. Le Gaon explique que nous retrouvons ces dix jours entre Roch Hachana et Kippour, justement pour que l’année lunaire « rattrape » la durée de l’année solaire.

De là, nous constatons que l’année solaire ne devrait donc pas commencer le 1er janvier, mais bien à Kippour. Car ce jour-là, disent nos Sages, le monde tout entier est passé au crible devant D.ieu Qui scelle, pour les Juifs et les non-Juifs, ce que sera la nouvelle année ! Ainsi, ce simple petit calcul a restitué au calendrier hébraïque sa dimension universelle qui fait de Kippour le véritable Nouvel An des nations.
Que s’accomplisse donc à Kippour, la prière répétée durant le Moussaf de Roch Hachana : « Et chaque être vivant dira : L’Éternel, D.ieu d’Israël, est le roi et Sa royauté s’étend à toute chose ! » Amen.

Par le Rabbin Sitruk Zatsal

 

Yom Kippour 2021


De la soirée du mercredi 15 septembre


À la soirée du jeudi 16 septembre

 

DEMANDER PARDON

Il existe plusieurs façons de demander pardon ou de s’excuser devant son prochain et encore plus devant D.

En hébreu, on s’adresse à quelqu’un dans la rue ou dans un bureau pour demander l’heure ou son chemin en lui disant seliha ! En fait, cela est si courant que l’on n’y prête pas attention et que l’on n’y attache aucun sens véritable.

A l’approche des « yamim norayim » ou Jours redoutables, on y prête attention et lorsqu’on est scrupuleux, on renonce à sa propre estime ou à son honneur pour s’appliquer à demander pardon aux personnes que l’on côtoie généralement : famille, (même nos propres enfants), collègues, voisins, amis etc….

Certains s’appliquent à procéder à ce cérémonial en employant une locution toute faite dont le but est de se retrouver après cette démarche, rapidement pardonnés : mehila, seliha oukapara. Ces trois mots ont une portée et une signification différente et voire assez grave.

Si l’on emploie la méthode d’inversion des lettres pour commenter, l’on va s’apercevoir de ceci :
Seliha de la racine ס-ל-ח, pardonner contient les mêmes lettres que ח-ס-ל hassel ou liquider.
Méhila de la racine מ-ח-ל, pardonner contient les mêmes lettres que ח-מ-ל lahmol ou éprouver de la compassion.
Kappara de la racine כ-פ-ר, racheter contient les mêmes lettres que פ-ר-ך ou s’effriter.

Demander à quelqu’un seliha reviendrait en soi à dire à la personne qui aurait été blessée ou offensée : je te demande de m’excuser pour le tort que je t’ai fait mais, je ne l’ai pas fait exprès, je n’ai pas voulu t’offenser alors, je te demande d’effacer la chose comme si elle n’avait pas été.

Pour mehila, demander à quelqu’un méhila signifie : considère, je te prie, le fait qui a eu lieu comme venant de la part de quelqu’un d’inconscient ! Agis vis-à-vis de moi avec compassion ! Avec hemla חמלה!

Kappara : souvent les gens emploient cette expression par habitude sans comprendre qu’il s’agit de quelque chose de très grave. Lorsqu’une mère ou une grand-mère appelle son enfant ou son petit enfant « kappara » elle se porte volontaire comme rachat de cette personne.

La kappara est l’action faite par le Cohen Gadol en imposant ses mains sur le bouc émissaire pour qu’il parte emporter sur lui tous les péchés du peuple. Ainsi, ce bouc ou ce coq (pour un homme /garçon) ou cette poule (pour une femme) choisis comme kappara, périront et nos péchés s »‘effriteront » ou se disperseront comme des miettes pour les réduire à néant.

Seliha, mehila oukappara sont d’une approche différente et surtout d’une portée différente qu’il s’agisse des rapports entre humains ou vis-à-vis du Saint Béni soit IL ! Les fautes commises entre humains ne peuvent être pardonnées qu’entre humains et celles vis-à-vis de D. que par Lui-Même ! Mais, de même que D. a créé l’homme et connaît toutes ses forfaitures, D. a la possibilité de réduire les vies humaines à néant si l’homme ne se souvient pas qu’il doit être redevable de tout au Créateur et si dans ses actes quotidiens il n’a pas l’humilité « d’établir le contact » avec le Maître de l’Univers.

L’être humain a de nombreuses raisons de demander seliha, et mehila au Tout Puissant en n’ayant pas totalement adhéré aux 613 préceptes édictés dans la Torah et en ne mettant pas toute sa foi en le Créateur.

Les requêtes adressées le sont dans le cadre d’un libre échange : amour et confiance confondus du peuple vers son D et de D vers Ses enfants : c’est alors qu’il est question de Brith (d’Alliance) : ברית = 612 avec D soit l’ensemble des 613 commandements !

C’est pour cela que tout au long de l’office de kippour nous demandons qu’à notre égard D. pardonne nos fautes en cette supplique si belle qui nous rappelle à l’ordre : nos yeux sont suspendus à Toi : aies pitié de nous comme un père a pitié de ses enfants !

Sois miséricordieux vis-à-vis de nous et regarde nous avec compassion car nous ne sommes que des êtres faibles et misérables et Te demandons seliha, mehila et annihiles nos péchés comme des sacrifices pour nous racheter, annules nos péchés, annihiles nos fautes et liquides nos infractions pour nous permettre à tous de voir Ta Magnificence et que bientôt règne sur ce monde en détresse Ta Justice. Amen !

Caroline Elishéva Rebouh.

Il existe une coutume qui est de piquer AVANT la fête un coing, une pomme ou une orange avec des clous de girofle pour faire des berakhoth sur les bonnes odeurs des fruits ou sur les épices et certaines personnes s’en servent dans le but de reprendre un peu leurs esprits pendant le jeûne.
Pour multiplier nos mérites, nous nous servons de ces parfums pour faire le plus de berakhot possible.

GMAR HATIMA TOVA ET TSOM KAL QUE D. FASSE QUE TOUT LE PEUPLE D’ISRAEL SOIT INSCRIT DANS LE LIVRE DE LA VIE, DE LA GUÉRISON, DE LA PAIX, DE LA PARNASSA, ET DE LA DÉLIVRANCE. QUE D. GUÉRISSE TOUS LES MALADES!

QUE CEUX QUI ONT BESOIN D’ENFANTS SOIENT EXAUCES, QUE CEUX QUI RÊVENT DE RENCONTRER L’AME SŒUR SE MARIENT CETTE ANNÉE, QUE CEUX QUI ÉTUDIENT PROGRESSENT DANS LEUR ETUDE ET QUE D. AIE PITIÉ DE SON PEUPLE ! ET QU’IL PROTÈGE TOUS NOS SOLDATS !

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