Le vote de l’ONU appelant à un cessez-le-feu échoue : les États-Unis opposent leur veto

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a connu une nouvelle impasse vendredi soir alors que les États-Unis ont opposé leur veto à une résolution appelant à un cessez-le-feu immédiat à Gaza. La résolution, proposée par les Émirats arabes unis, a reçu le soutien de 13 membres du Conseil, dont la France et la Suisse, tandis que la Grande-Bretagne s’est abstenue et les États-Unis ont voté contre, exercant ainsi un veto.

Au moins 97 pays ont appuyé la proposition, qui prévoyait également la libération immédiate des otages et le respect des obligations internationales par toutes les parties. Les États-Unis ont justifié leur veto en qualifiant la résolution de « déconnectée de la réalité ».

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Gilad Erdan, a exprimé sa gratitude envers les États-Unis et le président Biden, saluant leur fermeté et leur leadership. Il a commenté : « En cette fête de Hanoukka, un peu de lumière a dissipé une grande partie de l’obscurité. »

Cependant, la décision a été vivement critiquée par l’Autorité palestinienne et d’autres nations, mettant en lumière les divisions persistantes au sein de la communauté internationale sur la question du conflit israélo-palestinien.

L’ambassadeur des États-Unis d’Amérique auprès de l’ONU, Robert Wood, a exprimé son mécontentement envers la résolution, affirmant que les États-Unis s’étaient engagés de manière constructive. Il a regretté le manque de reconnaissance des attaques du Hamas du 7 octobre, les qualifiant d’actes odieux qui méritaient des condamnations.

Wood a également souligné l’irréalisme de la résolution appelant à un cessez-le-feu inconditionnel, soulignant les préoccupations sécuritaires d’Israël et la nécessité de démanteler le Hamas pour assurer une paix durable dans la région.

Les Émirats arabes unis, promoteurs de la résolution, ont exprimé leur profonde déception face aux résultats du vote, soulignant l’isolement du Conseil de sécurité. Ils ont questionné le message envoyé aux Palestiniens alors que la communauté internationale ne parvenait pas à se mettre d’accord sur une action commune contre les bombardements.

La réaction du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a été plus virulente. Il a accusé les États-Unis de complicité dans le génocide, le nettoyage ethnique et les crimes de guerre perpétrés par Israël contre les Palestiniens. Cette décision, selon lui, donnera carte blanche à l’occupation israélienne pour intensifier ses violences à Gaza.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a salué la décision des États-Unis et a souligné la nécessité de poursuivre la guerre contre le Hamas pour atteindre les objectifs fixés par Israël. Les tensions persistantes au Moyen-Orient suggèrent que la question du cessez-le-feu restera au centre des préoccupations internationales dans les semaines à venir.

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victor nizard

et même s’ils le votaient ? ils ont peur du gros lard nord coréen et de ses 3 bombes.Nous en avons 200…