Veille d’accord iranien : ni inspections ni sanctions

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A la veille de l’accord avec l’Iran, les Etats-Unis capitulent sur la question des inspections des sites sensibles et s’empressent de lever toutes (ou presque) les sanctions. 

 

Le Premier Ministre Binyamin Netanyahu a déclaré dimanche 28 juin 2015 :  “Nous observons un recul évident de toutes les lignes rouges que les puissances mondiales ont mises en place récemment et publiquement”. S’adressant au Cabinet de sécurité, lors de sa réunion hebdomadaire à Jérusalem et, plus tard, devant la Knesset, il a ajouté : “Il n’y a aucune raison de se précipiter pour signer ce mauvais accord, qui empire de jour en jour”.

Netanyahu faisait référence à trois concessions essentielles approuvées par le Président Barck Obama et le Secrétaire d’Etat américain John Kerry, au stade final des négociations, en vue d’un accord nucléaire complet avec l’Iran.

DEBKAfile les souligne ici :

1. Après avoir interdit les inspections de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique (AIEA) sur les sites soupçonnés d’abriter des activités nucléaires militaires, depuis des années, Téhéran aura désormais l’autorisation de présenter un papier rempli de réponses (non vérifiables) aux questions posées sur ses activités clandestines passées sur ces sites militaires, tels que des soupçons de tests de détonnateurs de bombes et d’explosifs nucléaires. Un tel document tirerait un trait définitif sur le passé plus que suspect de l’Iran en la matière.

Selon Debkafile : l’Iran a soumi un nombre incalculable de documents biaisés à l’AIEA, dont aucun n’a apporté de réponse spécifique à aucune question particulière. Le Conseil de Sécurité de l’ONU a, conformément à la valeur de ces réponses, voté un certain nombre de résolutions requérant de Téhéran de faire la lumière sur les aspects militaires de son programe nucléaire. Téhéran les a toutes ignoré. Maintenant, Obama et Kerry tirent l’Iran totalement d’affaire, en ce qui concerne son “passé” nucléaire [NDLR : qui est plutôt une arme du futur, tant, du moins, qu’on ne l’a pas encore utilisée…).
2.  Obama et Kerry ont gommé la mention “n’importe quand en n’importe quel endroit) qui qualifiait les inspections impromptues d’installations nucléaires suspectes, comme celles mandatées par le Protocole additionnel signé par l’Iran. Ils acceptent désormais que les inspecteurs internationaux doivent d’abord soumettre une requête à une “Commission Iranienne” (et donc même pas une Commission Américano-Iranienne) pour obtenir par avance des autorisations d’inspecter des installations nucléaires.

 

Cela laisserait donc Téhéran totalement libre d’approuver, d’interdire ou de reporter cette autorisation d’inspecter, le temps de “nettoyer” un lieu problématique…

3.  Washington est revenue en arrière, quant à sa précécente insistance sur le fait d’alléger les sanctions en fonction de la conformité démontrée par l’Iran envers ses obligations, dans le cadre de l’accord final. Après que Téhéran a contrecarré cette mesure par l’exigence queles sanctions soient immédiatement levées dès la signature de l’accord, l’Administration Obama a accepté de la supprimer en trois étapes :

a)   Juste après que l’accord soit signé.

b) Après ratification de l’accord par le Congrès américain et le Majlis iranien. On prévoit que ce processus pourrait se dérouler vers la fin de l’année 2015 et qu’ainsi l’Iran bénéficiera de deux pactoles se comptant par plusieurs milliards de dollars net, cette année, sans qu’on lui demande de se conformer à aucune obligation relative à la signature.

Obama compte sur le soutien de 34 sénateurs américains. En tout cas, les Congrès n’a pas, à lui seul, le pouvoir de rejeter ou de reporter l’effictivité de l’accord.

c)  Toutes les sanction,s subsistantes dès que la mise en peuvre de l’accord commencera.

Il ne reste, par conséquent, absolument rien des promesses initiales des Etats-Unis d’Amérique, de faire dépendre l’allègement des sanctions de la conformation de l’Iran à ses engagements, ni des engagements solennels du Président Obama de remettre en marche les sanctions chaque fois que l’Iran commettrait une violation de l’accord. L’AIEA est virtuellement neutralisée et rendue inutile…

 

DEBKAfile Reportage Exclusif  29 juin 2015, 12:34 PM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

 

1 COMMENT

  1. Qui est surpris, les USA n’avaient qu’un problème. L’opinion publique américaine. Elle est mûre pour avaler… Le but est de prendre l’Iran et faire l’arc de l’islam sous commandement USA et raflant tout le pétrole, finir l’Empire britannique, mettre a genou la Russie et lancer la révoltante agression de la Chine en utilisant le milliard et demi de musulmans avec enfin des bombes atomiques non américaines. Mais ça, vous n’êtes pas prêt à le dévoiler a vos lecteurs… Et je sais pourquoi. Faudra pas s’étonner si ce plan diabolique foire d’être considéré complice d’un retour de flamme islamique car on n’a jamais vu l’islam contre autre chose que les juifs ou l’Occident.

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