Vayéh’i: Qu’est-ce que la fin des temps? Vidéo

« et Yaacov appela ses enfants et leur dit: rassemblez-vous et je vous raconterai ce qu’il va vous arriver à la fin des temps» à ce moment, les commentateurs ont expliqué que la présence divine s’est retirée de sur Yaacov. L’esprit prophétique l’a quitté au moment où il voulait révéler la fin des temps.

Qu’est-ce que la fin des temps exactement?

La dernière des Séphirot est la Malkhout, la royauté qui est la présence divine dans ce monde. En fait cette fin des temps pour le Zohar est la rencontre avec la Chékhina, la dernière des Séphirot. Pour le Zohar, la Chékhina n’a jamais quitté Yaacov. Car en vérité la fin ou plutôt la finalité est la révélation de la présence divine. La présence divine est omniprésente, omniscience et donc à tout moment, elle se trouve comme le prophète le dit « c’est toi qui donne la subsistance à tous». Par cette émanation du divin que l’on appelle la Chékhina, il y a une relation entre Dieu et ses créatures. Les lois de la création font partie de l’extériorité de la Chékhina. Ce sont les ramifications et les principes premiers de la création. Mais l’intériorité de la Chékhina est l’âme du monde.

Yaacov veut réunir ses enfants non pas pour raconter la fin des jours mais leur faire rencontrer la Chékhina.

La fin des temps d’après le Rambam s’exprimera par la sagesse, la connaissance divine. Il s’agit donc de la prophétie, de la compréhension de la racine des choses. La joie alors se répandra aussi bien sur Israël que sur les nations. La fin des temps est une époque de sagesse et non une époque de guerre. La seule différence sera au niveau de la perception de Dieu dans tous les moments de notre vie.

Lorsque Yaacov a réuni ses enfants, il doutait d’eux car il ne ressentait pas l’harmonie entre eux. Pour cette raison, il n’était pas joyeux et de ce fait, la présence divine s’était retirée et il n’y avait plus alors de prophétie. Alors ses enfants lui répondent «écoutes Israël, Hachem est notre Dieu, Hachem est UN» nous croyons au même Dieu que toi, en son unicité, à la même direction divine. Nous acceptons la volonté de Dieu de la même manière que toi. Yaaccov leur répondit « que soit béni le nom glorieux de sa royauté à jamais». Le Zohar dit que la prophétie est revenue sur lui. Celle-ci va se révéler dans les bénédictions que Yaacov va faire à ses enfants qui vont alors révéler cette fin des temps.

«La fin des jours» « Ah’arit Ayamim». Il y a la  »fin » et il y a les  »jours ».

Les jours signifient les six extrémités de la création (les six jours par lesquelles Dieu a créé le monde) que sont l’est, l’ouest, le sud, le nord, le haut et le bas qui correspondent aux six dimensions de l’espace-temps et à tout ce qui existe.

 La  »fin » de ces jours correspond à la Malkhout, la royauté qui est la dernière des Séphirot et qui intègre toutes les six extrémités que sont les six Séphirot qui sont au-dessus de la Malkhout appelées le  »petit visage »,  »Zéïr Anpin ». Ces six Séphirot correspondent aux six dimensions de la création. Lorsque ces six degrés seront intégrés dans le dernier degré qu’est la Malkhout, la Noukva, se révélera la fin ou plutôt la finalité de toutes ces extrémités et cette finalité est la révélation de l’unité divine dans la création.

L’auteur du  »Pardess Rimonim » nous explique que le mot «Ah’arit»  »fin » a une double signification: elle correspond à la Bina qui est le Yovel et qui est la fin de tout car tout doit retourner au Yovel. Littéralement  »Bina » veut dire le discernement, la compréhension, vision globale et juste de toute la réalité. Le premier homme possédait cette vision que nos maîtres appellent la  »lumière cachée ». La Bina correspond à la véritable liberté, la connaissance issue d’elle permet d’être libre même de la mort. Il n’y a pas de limite à ce niveau et la mort n’est pas une fin en soit véritablement. Ce niveau de Bina délivre de l’ange de la mort. C’est la cinquantième porte de la sagesse, c’est le niveau du don de la Torah.

Il y a donc une autre signification à ce mot  »fin » selon le  »Pardess Rimonim » qui est du niveau de la septième année. C’est le niveau du Shabbat, c’est la Malkhout d’en bas. Lorsque la Malkhout intégrera les extrémités qui sont les anges, les lois et aussi les âmes et qui forment les jours, les six Séphirot, les six principes premiers, lorsque la présence divine rassemblera toutes ces ramifications, la sagesse suprême sera atteinte. C’est l’allusion de ce verset «celui qui raconte au début la fin» qui nous révèle qu’il faut connaître depuis le début, le but final de la création, la fin en tant que finalité. Si la Sagesse est appelé  »début », l’origine de tout alors la fin est la Malkhout qui est la révélation de cette sagesse. Cette révélation est l’ensemble de tous les existants. Tout commence avec les douze enfants de Yaacov qui s’insèrent et qui deviennent UN dans ce programme « rassemblez-vous» ordonne Yaacov à ce moment. Ce rassemblement a pour but de ramener les ramifications de la réalité dans l’âme du monde qui s’appelle la Chékhina, de ramener le tout à l’essentiel qui est l’âme du monde. Le but de cette finalité des jours est de s’unir à Dieu. L’unification ne veut pas dire seulement l’unité de Dieu dans la création mais aussi dans le sens qualitatif où il y a une unification de son âme à la présence divine.

En prononçant le Shéma, il faut méditer sur le don de soi où notre existence n’a de sens qu’au moment où elle s’unit à l’essence divine. Cela ne suffit pas de proclamer que Dieu est UN mais il faut vivre avec ce UN, dans la voie du UN.

Il y a ceux qui attendent la libération et ceux qui la vivent. Vivre l’unité est d’arriver à la connaissance du cœur que tout est animé par le UN. Mais pour cela, il faut arriver à adhérer à la présence divine qui est dynamique et qui agit dans tout. Même si les lois de la création et de la société nous montrent en fait que le monde est projeté dans l’inconnu, dans un processus inéluctable et hasardeux en même temps.

Comment comprendre cette racine de tout?

 C’est le Messie qui va amener tout d’abord le peuple d’Israël puis les nations dans ce niveau de perfection sans aucune perception de manque. Le Messie est un moyen et non un but pour atteindre la connaissance de la perfection. Il ne faut pas en faire un dieu. Il n’est là que pour nous amener à une prise de conscience de l’immanent où toutes les extrémités du monde se rejoignent à la cinquantième porte du jubilé.

La fin est ce qui révèle la sagesse divine. La Malkhout comme le féminin est révélatrice comme la terre révèle la semence. Par le rassemblement des douze enfants qui sont les douze configurations de la présence divine au sein même d’Israël, on arrive alors à la connaissance divine de l’unité qui anime et qui dirige tout. Dans un niveau de perception où il n’y a rien pour rien, où tout est à sa place. La Malkhout est en fait la matrice du monde. En rassemblant toutes les ramifications de cette matrice nous pourrons alors retourner à la cause efficiente de toute chose.

Rav Mordékhaï Chriqui

Retranscription Rav Michael Smadja

Publie par la Source des sagesses

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Haftara Vaye‘hi– Les enfants de Barzilaï, le Guiladite

Parmi les recommandations faites sur son lit de mort par le roi David à son fils Salomon figure celle d’user de bonté envers les enfants de Barzilaï, le Guiladite (I Rois 2, 7).
Qui étaient ces gens, et par quels bienfaits s’étaient-ils rendus dignes de la faveur royale ?
Lorsque David a dû prendre la fuite devant son fils Absalon qui s’était révolté contre lui, il fut secouru par Barzilaï qui lui apporta, ainsi qu’à ses fidèles, de quoi se nourrir et se remettre de leur épuisement (II Samuel 17, 26 et suivants).
Après qu’il eut triomphé de la rébellion, le roi voulut récompenser son bienfaiteur en l’accueillant chez lui à Jérusalem.
Barzilaï déclina cependant la proposition royale, arguant de son grand âge – quatre-vingts ans – et de ce qu’il avait perdu le goût des plaisirs de la vie. Aussi David retourna-t-il sans lui dans sa capitale (II Samuel 19, 32 et suivants).
Malgré l’attitude exemplaire de Barzilaï envers son roi, la tradition talmudique porte sur lui un jugement sévère, et elle le considère comme un débauché.
Elle en veut pour preuve qu’il a déclaré à David, pour n’avoir pas à le suivre, qu’il ne pouvait plus, étant donné son âge, « distinguer ce qui est bon de ce qui est mauvais » (Voir Rachi ad II Samuel 19, 36, d’après Chabbath 152a).
En d’autres termes, comme le souligne le même commentateur (ad Yevamoth 76a), il n’était même plus capable, vu la rapidité avec laquelle il avait perdu ses forces physiques, de goûter le contenu d’une marmite comme l’avait fait une servante de Rabbi , pourtant bien plus âgée que lui ( Chabbath 152a).

JACQUES KOHN Zal

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