VaYeCHeV: La Providence dans le parcours de Joseph, mise en parallèle avec le miracle de Hanoucca.

Quatre parachiot suivies, sont consacrées à la vie de Yossef qui tranchent avec celles des hommes qui sont à l’origine de notre histoire : Adam, Noa’h, Avraham, Its’haq, et Ya’aquov auxquels D. s’est adressé directement.

Pour Yossef l’intervention de la Providence se révèle à travers les événements qui jalonnent sa destinée : la préférence de son père, la jalousie de ses frères, la tentative de séduction de madame Putiphar, son emprisonnement, sa capacité à interpréter les rêves, son avènement au pouvoir en Egypte relèvent du miracle caché qui oriente l’Histoire. Et Yossef le perçoit et l’exprime à tout instant : « hakol bidey chamaïm ». Dans son entourage aussi, on a cette conscience de la présence Divine : « Son maître Putiphar vit que D. était avec Yossef et lui faisait réussir tout ce qu’il entreprenait. ».

Rachi explique : « Le Nom de D. était fréquent dans sa bouche », quand Pharaon lui dit : «j’ai entendu que tu sais interpréter les rêves ! », il répond : « ce n’est pas moi ! Mais D. qui répondra pour le bien-être de Pharaon ! ». Egalement quand il se dévoile à ses frères, il les rassure face à leur culpabilité : « Ne soyez pas en colère contre vous-mêmes, de m’avoir vendu, car c’est pour vous nourrir que D. m’a envoyé en Egypte avant vous ».
Yossef préfigure la vie du peuple juif en Exil. La Présence de la Providence l’accompagne et dirige les événements apparemment naturels de l’Histoire.

Cette Sidra que nous lisons dans la veille de Hanoucca, appelle une mise en parallèle avec le miracle que nous célébrons. La quantité d’huile suffisante pour un jour (donc pas de miracle le premier jour), a duré sept jours supplémentaires. En réalité, le naturel n’est pas moins extraordinaire que le naturel et les huit lumières sont sur le même plan. Ceci nous rappelle que ce qui est « habituel et normal » dépend, dans la même mesure que le miracle, de l’intervention Divine.

Dans le parcours de yossef nous voyons que ce ne sont pas les facteurs sociologiques, politiques, économiques qui dirigent l’Histoire (et en particulier du peuple juif) mais ce sont des facteurs imprévisibles, apparemment fortuits, dépassant la simple emprise de l’humain, qui tracent notre parcours.

C’est peut être l’un des points reliant notre Paracha à Hanoucca.
Sous Antiochus, les juifs ont vécu l’une des pages les plus sombres de l’Histoire. Tout historien aurait prédit la disparition pure et simple du peuple juif. Or c’est à ce moment précis que le royaume de Judée renaquit !
Une petite fiole qui brûle encore peut faire repartir la lumière !
Les épisodes de yossef et de Hanoucca, sont renouvelés en des répétitions perpétuelles dans notre Histoire. C’est quand l’huile va manquer, et que nous avons l’impression de toucher le fond du puits que rejaillit la lumière !

Synthèse d’après un Commentaire de RAV GERCHOM

Contrairement à l’ange tutélaire des nations qui monte sur l’échelle du rêve de Ya’aquov et retombe, l’ange d’Israël descend et remonte pour faire avancer l’Histoire, jusqu’à l’ère Messianique prévue dans le Projet Divin.

Haphtara Vayechev, Prophète Amos (2, 6-3, 8)

Dans la Sidra Vayechev un des thèmes principaux nous relate l’affrontement des fils de Yacov. Joseph seul est en butte à la jalousie, puis à la haine qui risque de mener jusqu’au meurtre. Il se trouve seul face à dix de ses frères. Oui, seul, parmi les enfants de Rachel et de Léa, Joseph fréquente les enfants des servantes, Bilha et Zilpa, qu’il considère comme des frères à part entière. C’est de ce fait qu’il s’attire, avant même l’histoire de ses rêves, la jalousie et la haine de ses frères. Cette inimitié les mène très loin : après avoir projeté de tuer Joseph, ils se contentent finalement de le vendre à une caravane de marchands ismaélites qui le revendront à leur tour à Potiphar en Egypte.

A cette vente fait allusion notre Haphtara dès le premier verset. Parmi les quatre péchés d’Israël que le prophète Amos stigmatise tout particulièrement, le fait de « vendre pour de l’argent un juste » est cité en tout premier lieu. Joseph était un juste et se conduisait avec noblesse. En général ceux qui agissent mal ne peuvent souffrir à côté d’eux celui qui se comporte avec équité et justice et qui constitue pour eux un reproche vivant, même si c’est tacite. C’est à juste titre donc que la tradition accorde à Joseph ce qualificatif de « tsadik » que le prophète utilise ici.

Mais Amos ne stigmatise pas seulement, dans ce verset, le péché commis par les frères de Joseph, il pense aussi à la faute que commet le juge en recevant un don corrupteur qui sert de prix pour corrompre la justice et fausser la cause du juste. Et de fil en aiguille, il en arrive à reprocher au peuple d’Israël de s’opposer aux abstèmes qui ont le désir de faire un effort supplémentaire par amour de l’Eternel, de faire obstruction à ceux qui veulent bien, être les porte-parole du message divin, de vouloir les faire taire par force. Car, s’il est grave de contrevenir soi-même à la volonté divine, il est encore plus répréhensible d’empêcher quelqu’un de vivre selon le message de D’ieu et de le propager.
D’après les synthèses de Jean Schwarz

Alice B.

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