JNS, reprend une chronique de Caroline Glick, chroniqueuse, journaliste et auteure conservatrice israélienne d’origine américaine. Elle écrit pour Israel Hayom, Breitbart News, The Jerusalem Post et Maariv. Elle s’entretient avec le journaliste de Israël Hayom  Amnon Lord

Lorsqu’Israël est blâmé à l’échelle internationale

Dans « Middle East News Hour » de cette semaine, Caroline Glick est rejointe par Amnon Lord, chroniqueur principal à Israel Hayom et l’un des plus grands experts israéliens de la gauche israélienne. Caroline et Amnon discutent de l’utilisation par la communauté palestinienne et internationale des « diffamations de sang » pour diaboliser Israël et légitimer le meurtre de masse des Juifs, dans le contexte de la mort de la journaliste d’Al Jazeera Shireen Abu Akleh à Jénine la semaine dernière. Bien qu’il commence à apparaître qu’Abou Akleh ait été tué par des Palestiniens, comme le dit Glick, « ​​cela n’a pas d’importance. Israël est blâmé à l’échelle internationale par les États-Unis, les Nations Unies, l’Égypte, par les médias du monde entier. »Ils reviennent sur le concept de Pallywood, la propagande palestinienne soutenue par des images et des mises en scène qui donnent à voir ce qui sert le récit palestinien. Ces images, qui comme celle de Mohammed A-Dura deviennnent icôniques

Caroline Glick dit que tout cela lui rappelle l’incident de Muhammad al-Durrah en septembre 2000, qui a servi de catalyseur à la deuxième Intifada. Al-Durrah était un garçon palestinien de 12 ans qui, comme Abu Akleh, a été tué lors d’un échange de tirs entre des soldats israéliens et des terroristes palestiniens. Un extrait de séquence partagé par un vidéaste français a donné l’impression que les forces israéliennes avaient intentionnellement assassiné le garçon. Cependant, il est apparu après enquête que la balle mortelle ne provenait pas d’une arme israélienne. « Je ne veux pas m’engager à dire que le Palestinien a intentionnellement tiré sur l’enfant parce qu’il voulait la photo », dit Lord. « Mais au moins, on peut dire avec certitude que ni Israël ni les soldats de Tsahal n’ont tiré les balles. » Mais tout comme dans le cas d’Abu Akleh, cela n’avait pas d’importance.

 

Une image qui vient s’inscrire dans un récit et lui donnant sa crédibilité

 

Amnon Lord précise « Il y avait un récit qui a été produit durant longtemps, bien avant qu’al-Durrah ne soit tué, selon lequel les soldats israéliens prenaient plaisir à tuer des enfants palestiniens. Et là, il y avait un enfant tué devant la caméra ». Reprenant également les vieux poncifs antisémites où les juifs étaient accusés de tuer des enfants, de fabriquer les pains azymes avec du sang, etc… se référant au Protocole des Sages de Sion, qui servit de justifications aussi bien aux nazis qu’à la propagande antisémite.  La Juge Hadassah ben Itto écrivit un livre sur ses recherches à ce sujet  » Le mensonge qui ne meurt jamais » et l’objectif de diabolisation du peuple juif et d’Israël. Et ainsi, l’image s’inscrit dans l’ancien récit, l’ancienne « diffamation du sang », ce qui la rend facile à croire. Glick et Lord discutent également de la façon dont la mort d’Abou Akleh pourrait engendrer encore plus de terreur si elle est utilisée stratégiquement par les Palestiniens. « Ils voulaient une action le ‘Jour de la Nakba’, et c’est un excellent déclencheur », dit Amnon Lord, ajoutant que cela pourrait également servir à empêcher les forces de Tsahal de combattre le terrorisme dans les territoires par crainte de répercussions dans la sphère publique.

Habituer les esprits à la possibilité d’un monde sans juifs

Ceci, dit-il, pourrait avoir été un facteur dans la mort la semaine dernière de l’officier de l’unité anti-terroriste de la police israélienne Noam Raz.Les détails qui ont été rapportés concernant la fusillade à Jénine vendredi matin entre les forces spéciales israéliennes et des hommes armés palestiniens au cours de laquelle Raz a été tué indiquent qu’au moins un des objectifs de l’opération était de capturer le terroriste qui, selon Israël, a tiré la balle qui a tué Abu Akleh. Lord dit que les calomnies de sang sont destinées à préparer les cœurs et les esprits à l’anéantissement du peuple juif. Le but est d’habituer le monde à l’idée d’un monde sans Juifs. Finalement, quand cela pénétrera l’esprit de  suffisamment de gens dans le monde, quelqu’un essaiera d’anéantir Israël. Israël est toujours à la limite. C’est assez triste à regarder.

Naftali Bennett, Premier Ministre sans soutien public, met en péril la démocratie israélienne et son « lien vital » avec la sécurité nationale

Ensuite, la question de l’abandon du sionisme par la gauche israélienne est abordée avec ce que cela signifie pour la démocratie israélienne, pour la capacité du pays à résister et à vaincre la guerre politique que l’OLP et ses partenaires mènent contre lui, et pour la survie d’Israël plus généralement. Et cela inclut une focalisation sur l’état de la politique israélienne et son influence sur la sécurité nationale. Glick et Lord disent qu’Israël ne peut pas se permettre un Premier ministre qui n’a pas d’influence sur ses partenaires de la coalition parce qu’il n’a aucun soutien public et appellent le Premier ministre Naftali Bennett à démissionner et à permettre à un gouvernement de droite de se former sous la direction du chef de l’opposition et ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu. « Il est assez clair qu’il est un sociopathe », déclare Glick à propos de Bennett. « Naftali n’a aucun soutien public. Son parti s’est effondré. Il ne contrôle personne du tout. … Il ne pourra jamais former un autre parti, personne ne se présentera plus jamais avec lui à la Knesset, et pourtant il présume être le Premier ministre. Lord souligne qu’il existe un « lien vital » entre la démocratie et la sécurité nationale, et qu’avoir un Premier ministre qui est « légalement Premier ministre mais ce n’est pas une situation démocratique » a rendu Israël dangereux.

Jforum – JNS

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