Tsahal face à un double front explosif avant la guerre

Alors que les hostilités n’avaient pas encore éclaté, les services de renseignement militaire israéliens redoutaient déjà le pire sur les fronts nord et sud du pays. Selon des informations récemment dévoilées, Tsahal craignait ouvertement son incapacité à contenir d’éventuelles offensives simultanées du Hezbollah au Liban et du Hamas dans la bande de Gaza.

Au sud, si personne ne s’attendait à une percée majeure des défenses par les factions armées palestiniennes, la donne était toute autre dans le secteur du nord d’Israël. Là-bas, l’hypothèse de travail des analystes militaires était sans appel : en cas d’attaque surprise par le Hezbollah chiite, les troupes déployées seraient dépassées.

Un constat amer dressé notamment par le commandant de la 300e brigade territoriale un mois avant le déclenchement du conflit. Selon ses avertissements relayés dans les médias, l’ennemi serait en mesure de percer les lignes israéliennes, s’emparant au passage de bases militaires et de colonies civiles le long de la Ligne bleue de démarcation.

Face à ce risque de violation rapide du territoire national, le haut commandement envisageait déjà le recours urgent aux réservistes de « la grande armée » pour venir en renfort des unités en premières lignes. Une perspective illustrant si besoin l’ampleur des craintes au sein de l’état-major.

Au point que d’anciens responsables militaires, comme l’ex-auditeur de Tsahal Yitzhak Brik, n’ont eu de cesse d’alerter par le passé sur l’insuffisance des moyens déployés au nord pour faire face à la menace représentée par le Hezbollah libanais.

Des inquiétudes que le chef du renseignement militaire de l’époque, le général Aharon Haliva, s’était pourtant employé à balayer quelques mois avant le déclenchement de la guerre. Jugeant inenvisageable une attaque surprise à si grande échelle, il était alors allé jusqu’à défier vertement le commandant de division du secteur nord.

Des désaccords au plus haut sommet de la hiérarchie militaire, qui interrogent aujourd’hui sur la capacité de préparation de Tsahal face à l’enlisement rapide des forces sur le front gazaoui. Un conflit qui a finalement contraint l’armée à redéployer massivement ses renforts vers la zone septentrionale, modifiant ainsi sa stratégie défensive.

Si le porte-parole militaire se refuse à tout commentaire sur les « procédures de combat » visant à rehausser l’état de vigilance, ce double front explosif illustre les défis colossaux auxquels Tsahal se trouve confronté pour assurer la protection du territoire national. Une gageure de sécurité que le prochain conflit aura sans doute à cœur de relever.

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Asher Cohen

Article de propagande pour justifier l’offensive israélienne sur le Sud-Liban, qui viendra probablement après Rafah. Dès octobre dernier, j’ai toujours soutenu sur ce site que c’est Israël qui cherche le hezbollah et non l’inverse. Les journalistes répètent en chœur des idioties, comme des perroquets, sans valider l’information. Le hezbollah n’a ni aviation, ni blindés, ni défense antiaérienne efficace. Le rapport de forces entre les 2 protagonistes est très disproportionné. Je doute fort qu’il prenne le risque d’avoir un Liban bombardé et mis, comme gaza, à feu et à sang, par Tsahal, à fortiori pour un contentieux territorial de quelques fermes de Sheba. De toutes manières si le hezbollah avait eu un plan d’attaque d’Israël, il l’aurait déjà mis en application depuis 7 mois. Toute attaque d’Israël entraînerait forcément une contre-attaque, comme à gaza. Les journalistes feraient mieux de reprendre leur cartable et retourner à l’école de géostratégie pour écrire des propos sensés.