Le Pentagone est consterné par l’effondrement des données sur l’état de fonctionnement des appareils : seul un quart des F-35 sont opérationnels. À noter : la situation en Israël est infiniment meilleure !
Un audit récent du Government Accountability Office (GAO) a révélé qu’environ 25 % seulement de la flotte américaine de chasseurs F-35 est actuellement pleinement opérationnelle et capable d’accomplir toutes les missions pour lesquelles l’appareil a été conçu. Cet audit du GAO a été publié en juin 2026.
Les conclusions du GAO indiquent un net déclin des capacités de la flotte américaine de F-35 :
Capacité de mission complète (FMC) : Seuls 25 % des aéronefs sont capables d’effectuer toutes les missions pour lesquelles ils ont été conçus, contre 38 % en 2021.
Capacité de mission (MC) : Seuls 44 % des aéronefs sont capables d’effectuer au moins une mission qui leur est assignée, contre 67 % en 2021.
Les raisons de ce déclin : une grave pénurie de pièces détachées, des dysfonctionnements logiciels (notamment sur la version TR-3), des problèmes de corrosion et une dépendance excessive à l’égard d’entreprises privées qui peinent à assurer la maintenance. Le Pentagone a demandé une augmentation de budget d’environ 13,7 milliards de dollars afin de tenter de stabiliser la situation d’ici 2031.
Les implications pour l’armée américaine dans le golfe Persique
Le déclin des compétences affecte directement la capacité des États-Unis à projeter leur puissance contre l’Iran et ses alliés :
– Faible disponibilité opérationnelle : Dans le contexte tendu du Golfe, il est crucial de disposer d’aéronefs capables d’effectuer des missions furtives complexes (comme la destruction de systèmes de défense aérienne). Une faible disponibilité limite le nombre d’aéronefs pouvant être déployés simultanément.
– Événements d’urgence : Des cas d’atterrissages d’urgence d’avions F-35A ont été signalés dans la région du Golfe (comme sur la base d’Al-Dhafra aux Émirats arabes unis) en raison de dysfonctionnements techniques, ce qui accroît les inquiétudes quant à la capacité de survie de l’appareil dans un conflit de haute intensité.
– Déficit de capacités avec l’Iran : des rapports indiquent que certains des avions opérant dans la région ne sont pas équipés des systèmes logiciels les plus récents (Block 4), ce qui pourrait les exposer à des systèmes de défense aérienne avancés.
La situation en Israël
Contrairement à la tendance observée aux États-Unis, la situation au sein de l’armée de l’air israélienne (IAF) est considérée comme nettement meilleure :
– Taux de compétence élevé : Alors que les États-Unis sont en difficulté, Israël maintient un niveau de compétence très élevé de l’avion « Puissant » (F-35I), estimé à environ 90 % .
– Maintenance indépendante : Israël est le seul pays à avoir reçu l’autorisation d’effectuer la maintenance de manière indépendante et d’intégrer des systèmes israéliens au fuselage de l’avion sur son territoire, ce qui permet une intervention rapide en cas de dysfonctionnement sans dépendance totale à l’égard de la chaîne d’approvisionnement mondiale de Lockheed Martin.
– Expérience opérationnelle : Les avions « Adir » sont pleinement intégrés aux combats multi-théâtres, y compris les frappes à longue portée (comme au Yémen) et l’interception de drones et de missiles de croisière.
– Expansion de la flotte : Israël continue d’acheter des avions, avec 42 appareils en service en mars 2025 sur une commande de 75 (trois escadrons).
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