Le Hamas : un calme trompeur et une menace
Depuis le déclenchement du conflit par le Hamas en octobre 2023, le groupe terroriste a étendu la guerre à plusieurs fronts, impliquant notamment l’Iran, le Hezbollah et les Houthis. Pourtant, malgré cette escalade régionale, le Hamas lui-même est resté relativement silencieux sur le champ de bataille depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025. Cette absence d’attaques significatives ne doit pas être interprétée comme une défaite. Le Hamas continue de contrôler la majeure partie de Gaza à l’est de la « Ligne jaune », conservant le monopole de la force dans cette zone et affichant une volonté claire de survie et de maintien au pouvoir.
Malgré les efforts diplomatiques et militaires israéliens visant à affaiblir le Hamas, ce dernier conserve des capacités armées non négligeables. Son arsenal de roquettes a été considérablement réduit, mais il détient encore des centaines de projectiles et des armes légères, ainsi que des drones adaptés à un usage militaire. Israël, pour sa part, poursuit des frappes ciblées contre les infrastructures et commandants clés du Hamas, limitant ses capacités de réarmement, notamment en coupant ses routes de contrebande via l’Égypte. Cependant, le groupe terroriste utilise des méthodes clandestines, comme des conteneurs submersibles, pour acheminer des matériaux. Cette capacité à conserver un arsenal et à patrouiller armé dans Gaza souligne que le Hamas reste une force militaire active.
Parallèlement à sa présence armée, le Hamas concentre ses efforts sur le contrôle interne de Gaza. Des exécutions publiques de Palestiniens accusés de collaboration ou appartenant à des gangs rivaux ont été rapportées, illustrant une volonté de consolider son pouvoir face à la population locale. Cette stratégie vise à maintenir une emprise stricte sur Gaza, en dépit des pressions extérieures. La question du désarmement du Hamas demeure centrale dans les discussions sur la reconstruction post-conflit, Israël insistant pour que ce désarmement précède toute initiative de stabilisation durable. Le groupe terroriste, lui, affiche clairement son refus de déposer les armes volontairement, préparant ainsi une résistance farouche à toute tentative de le déloger.
L’avenir de Gaza reste donc incertain. Le statu quo actuel, avec un Hamas affaibli mais toujours armé et au pouvoir, ne garantit pas une paix durable. Israël continue d’étendre son contrôle sur la bande de Gaza, repoussant le Hamas et la population civile dans des zones de plus en plus restreintes, ce qui pourrait exacerber les tensions. Les analystes avertissent que si la situation se dégrade davantage et que le Hamas est sous-estimé, une nouvelle offensive majeure pourrait survenir, mettant en danger la sécurité régionale. Ainsi, la stabilité à Gaza dépendra largement de la capacité à gérer cette présence armée persistante et à trouver une solution politique viable, ce qui reste pour l’heure un défi majeur.
Le calme relatif observé depuis le cessez-le-feu masque une réalité plus complexe : le Hamas, bien que militairement affaibli, conserve une capacité de nuisance et un contrôle politique solides à Gaza. Ce fragile équilibre, marqué par une absence d’attaques directes mais une forte présence armée, maintient la région dans une situation de tension permanente, où la paix durable semble encore hors de portée sans un désarmement forcé ou une transformation politique majeure.
Jforum.fr
![]() |
![]() |





































