Voici une traduction du texte hébreu en français :


Des chars et des forces d’infanterie ont franchi la frontière et pénétré dans la zone tampon sur le Golan ; un dépôt d’armes chimiques a été attaqué

À la suite de la chute du régime d’Assad, le Commandement nord a activé un plan d’urgence pour renforcer la défense sur le Golan. L’armée israélienne (Tsahal) a confirmé que des forces étaient entrées dans la zone démilitarisée, précisant : « Nous n’intervenons pas dans les affaires syriennes. » Par ailleurs, des frappes aériennes ont été signalées à Damas, visant à détruire des infrastructures d’armes avancées et des installations de fabrication d’armement susceptibles de tomber entre les mains des rebelles.

Le lendemain de la chute du régime d’Assad, Tsahal a pénétré dans la zone tampon du Golan : selon des rapports étrangers, des chars et des forces d’infanterie ont été déployés sur la ligne Alpha, à la frontière du plateau du Golan, dans la zone démilitarisée, afin d’empêcher l’entrée des rebelles, si ces derniers envisageaient une telle action.

Tsahal a confirmé peu après que « compte tenu des événements en Syrie, de l’évaluation de la situation et de la possibilité d’infiltrations armées dans la zone tampon, des forces ont été déployées dans cette zone et à divers points nécessaires à la défense, pour garantir la sécurité des localités du plateau du Golan et des citoyens israéliens. » L’armée a souligné que « Tsahal ne s’implique pas dans les événements en Syrie, mais continuera à agir pour maintenir la zone tampon et protéger Israël et ses citoyens. »

Selon les rapports, Tsahal a transmis des avertissements aux rebelles contrôlant le Golan syrien et ayant renversé le régime de Bachar al-Assad, leur interdisant de franchir la ligne Alpha, qui marque le début de la zone démilitarisée. Simultanément, le Commandement nord a augmenté son niveau d’alerte et activé des plans d’urgence pour renforcer la défense du Golan, en prévision d’une éventuelle invasion depuis l’est.

Dans la nuit, des avions de combat de l’armée de l’air israélienne auraient mené des vagues de frappes autour de Damas, dans le but de détruire des infrastructures d’armes avancées et des installations de fabrication d’armement susceptibles de tomber aux mains des rebelles. Un dépôt d’armes chimiques a également été attaqué.

Des sources militaires syriennes ont déclaré à Reuters que des forces du Hezbollah s’étaient retirées de la ville d’Al-Qusayr, dans la province de Homs, dans l’ouest du pays, peu avant que les rebelles d’Assad ne prennent le contrôle de la ville. Selon ces sources, Tsahal aurait attaqué un convoi. Au moins 150 véhicules blindés transportant des centaines de combattants du Hezbollah auraient quitté la ville par étapes. Al-Qusayr est une voie stratégique pour le transfert d’armes et la circulation des membres du Hezbollah entre la Syrie et le Liban, depuis que l’organisation a pris le contrôle de la ville en 2013, lors des premières phases de la guerre civile syrienne.

Face à ces développements dramatiques en Syrie, le conseil régional du Golan a décidé que, dans les quatre localités druzes du nord du plateau, les cours se tiendraient en ligne. Dans les autres localités, les cours se dérouleront normalement. Le conseil a également déclaré que les départements de sécurité des localités proches de la frontière avaient été réactivés pour assurer la sécurité et le calme face à l’instabilité de l’autre côté de la frontière. L’accès aux terres agricoles situées à l’est de la route 98, entre les intersections de Bashan et de Brown, ne sera permis qu’à partir de 10 heures du matin, et sous réserve des décisions de la brigade.

Parallèlement, Tsahal poursuit la construction d’une nouvelle barrière d’ingénierie le long de la frontière. Chaque jour, des bulldozers de l’armée creusent de larges et profondes tranchées anti-véhicules sur la ligne orientale de la frontière. L’objectif est de retarder toute infiltration de terroristes dans la zone tampon qui sépare les deux pays, en cas de tentative de traversée rapide en pick-up vers Israël. La Division 210 continue de déployer des centaines de soldats chaque mois pour des opérations jusqu’à la ligne des barils, située à plusieurs centaines de mètres de la clôture de sécurité, aux côtés de chars et d’engins de génie militaire. Les règles d’engagement ont également changé, autorisant les soldats à tirer et à appréhender des Syriens suspects, y compris des bergers, entrant dans la zone proche de la clôture.

Le fer de lance des opérations de la division du Golan est mené par la nouvelle unité d’élite « Reconnaissance Golan » (Palsar Golan), recréée cette année à partir de l’unité « Désert », fermée l’année dernière. Ces soldats, venus principalement des collines de Cisjordanie, sont formés comme infanterie spécialisée dans le pistage et la détection de changements sur le terrain. Ils ont également joué un rôle significatif dans les opérations terrestres de Tsahal dans le sud du Liban, notamment dans la découverte et la destruction de centaines d’armes du Hezbollah.

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