Un accord a été conclu entre les États-Unis et l’Iran ; il sera signé vendredi en Suisse, a confirmé officiellement Téhéran.
Les États-Unis et l’Iran seraient parvenus à trouver un accord de paix ce dimanche 14 juin, après presque quatre mois de guerre. Fin des affrontements, réouverture du détroit d’Ormuz… Voici ce que prévoit ce texte, dont les limites restent assez floues.
Le Premier ministre pakistanais a annoncé qu’un accord avait été conclu après d’intenses négociations. La signature pourrait avoir lieu dès ce vendredi. Aucun responsable israélien n’a encore réagi.
Les médiateurs se sont empressés de féliciter, tandis qu’en Iran, ils critiquent le président américain.
Trump a déclaré: « L’accord avec l’Iran est finalisé – le blocus naval américain sera levé immédiatement. »
L’accord prévoit une « cessation immédiate et permanente » des activités militaires sur tous les fronts, y compris au Liban. La signature de l’accord devrait avoir lieu le 19 juin en Suisse. Après la signature du protocole d’accord, des négociations d’une durée de 60 jours en vue d’un accord permanent devraient débuter. Les prix du pétrole s’effondrent après l’annonce de l’accord
Le président américain Donald Trump a annoncé ce soir (dimanche-lundi) un accord avec l’Iran, prévoyant l’ouverture immédiate du détroit d’Ormuz et la levée du blocus naval américain de la région. Cependant, après sa déclaration initiale, M. Trump a précisé : le détroit d’Ormuz ne s’ouvrira que vendredi, après la signature officielle de l’accord.
« L’accord avec la République islamique d’Iran est finalisé », a déclaré le président. « Félicitations à tous ! J’approuve par la présente l’ouverture du détroit d’Ormuz et, simultanément, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez vos moteurs en marche ! Que le pétrole coule à flots ! »
L’annonce par Trump d’un accord
Selon l’agence de presse Fars, le trafic dans le détroit d’Ormuz sera géré conjointement par l’Iran et Oman. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a indiqué que les négociations relatives à cet accord permanent devraient durer 60 jours.
L’Iran affirme : voici la raison de l’annulation des tirs sur Israël
Après l’annonce de Trump, l’agence de presse iranienne Fars a rapporté : l’Iran a annulé les négociations suite à l’attaque de Dahiya et se préparait à attaquer Israël. Cependant, suite à des concessions de dernière minute du président américain, notamment le maintien de l’intégrité territoriale du Liban, le retrait d’Israël de la frontière libanaise et la levée immédiate du blocus, l’Iran a renoncé à son attaque. Il a également été décidé que le cadre juridique régissant la navigation dans les eaux du golfe Persique serait élaboré en coopération entre l’Iran et Oman.
Suite à cette annonce, les cours mondiaux du pétrole ont chuté brutalement, jusqu’à 5 %, sur fond d’informations faisant état d’un accord de principe entre Washington et Téhéran et de l’ouverture attendue du détroit d’Ormuz. Le WTI a reculé de 4,7 % et le Brent de plus de 4 % en séance.
Détails de l’accord connus à ce jour
Alors que l’Iran estime avoir remporté de «grandes victoires» durant ce conflit, voici ce que prévoit la signature de l’accord, encore assez flou. Ce texte, renommé «déclaration d’Islamabad», selon plusieurs sources, comporterait 14 points et sera signé vendredi 19 juin. Les États-Unis et l’Iran auront 60 jours pour se mettre d’accord sur sa version définitive.
La fin de la guerre sur tous les fronts
Cet accord permet la levée des sanctions et des attaques. «Nous mettons fin immédiatement et définitivement à la guerre et aux opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban», a annoncé le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabad.
la Réouverture du détroit d’ormuz
Il s’agit peut-être de la mesure la plus claire et attendue. La fin de la guerre permet la réouverture du détroit d’Ormuz, lieu où transite environ 20% du pétrole mondial. «J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche», a annoncé le président américain sur son réseau Truth Social.
24 milliards de dollars débloqués pour l’Iran
Une clause de l’accord permettrait le versement immédiat de 12 milliards de dollars de la part des États-Unis à l’Iran, selon les médias iraniens. Des prémices de l’accord publié par l’agence de presse Mehr indique «le déblocage de 24 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés au cours de la période de négociation de 60 jours» qui s’ouvre après la conclusion du protocole d’accord. «La moitié de cette somme doit être mise à la disposition de l’Iran avant le début des négociations», précise le texte qui n’a pas encore été confirmé par les deux parties.
300 milliards de dollars pour reconstruire l’Iran
Selon les médias iraniens, les États-Unis participeraient à la reconstruction de l’Iran et seraient prêts à verser 300 milliards de dollars pour mener à bien leur mission.
La question de l’uranium
La question du nucléaire serait aussi au cœur de cet accord. Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a assuré que les Iraniens «ne voulaient plus d’arme nucléaire». Pourtant, selon l’agence de presse iranienne Mehr, l’accord permettrait à l’Iran d’obtenir le droit à l’enrichissement d’uranium.
Selon Donald Trump, les Américains iront «quand tout sera calme (…) récupérer la poussière nucléaire, enfouie profondément» dans les montagnes afin de la diluer et de la détruire «en Iran ou aux États-Unis», a-t-il ajouté.
un suivi des engagements pris
L’Iran devra montrer patte blanche si l’on en croit cet accord. Les Américains envisagent de surveiller si les engagements instaurés sont bien suivis par l’Iran.
Les engagements de Trump après l’annonce
Trump a déclaré que l’accord comprendrait un engagement de l’Iran à ne pas se doter de l’arme nucléaire.
Il a déclaré qu’il n’y avait aucune urgence à retirer le matériel nucléaire d’Iran et que cela pouvait se faire plus tard.
Le président a affirmé que l’Iran ne recevrait pas d’argent directement en vertu de l’accord, mais que les sanctions pourraient être levées.
Il a déclaré que le changement de régime en Iran n’était pas un objectif pour lui : « C’est le groupe le plus rationnel avec lequel nous ayons eu affaire jusqu’à présent. »
Les premières informations concernant l’accord
Le Pakistan a été le premier à annoncer l’accord ce soir. « Nous tenons à remercier les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran pour leur engagement à trouver une solution diplomatique au conflit », a déclaré le Premier ministre pakistanais. « Nous souhaitons également exprimer notre sincère gratitude à notre allié dans cette médiation, les dirigeants de l’État du Qatar, pour leur soutien dans la conclusion de cet accord. »
Les Pakistanais ont remercié le Qatar, l’Arabie saoudite et la Turquie pour leur rôle dans les efforts de médiation | Photo : AP
« Je tiens également à remercier tout particulièrement le leadership visionnaire du Royaume d’Arabie saoudite et de la République de Turquie pour leur contribution significative à ce processus », a-t-il ajouté.
Selon le Premier ministre pakistanais, les médiateurs tiendront une série de réunions cette semaine. « Ces discussions préliminaires jetteront les bases des négociations techniques et de la cérémonie de signature officielle », a-t-il déclaré.
L’Iran a confirmé la conclusion de l’accord peu après l’annonce de Trump et a célébré une « victoire ». Téhéran s’est empressé d’affirmer avoir « forcé les États-Unis à accepter l’accord » et a raillé Trump : « Les citoyens iraniens, sous le commandement du Guide suprême, ont prouvé aux États-Unis qu’il n’y a d’autre issue que d’accepter la défaite. »
Parmi les premiers à réagir, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a affirmé que, conformément aux accords, le blocus américain du détroit d’Ormuz prendrait fin dès ce soir. Cependant, Trump a précisé par la suite que la levée du blocus n’interviendrait qu’après la signature de l’accord vendredi en Suisse. Le vice-ministre iranien a ajouté que la fin de la guerre impliquait également la fin des opérations militaires dans divers secteurs, y compris au Liban
JForum.fr avec N12 et CNEWS
Ce texte comporterait 14 points et sera signé vendredi 19 juin. [ REUTERS/Daniel Heuer]
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une cata epouvantable
Un accord a été conclu après « d’intenses négociations » et il pourrait être signé dès vendredi, cet accord n’est qu’un vulgaire bout de papier qui n’engage que les USA.
Notre ami TRUMP a passé un temps infini pour parvenir à une capitulation nette.
Il ne nous reste plus qu’à connaître la sauce à laquelle Israël/Tsahal vont être cuits…
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