+VIDEO Un suspect a été repéré grâce aux caméras de surveillance. Il serait lié à l’opposition et aux « Chemises rouges » plus qu’aux séparatistes du sud du pays. L’explosion a fait plus de 20 morts et une centaine de blessés.
Un « suspect » repéré sur les caméras de surveillance près du site de l’explosion qui a ébranlé Bangkok lundi dans la soirée est recherché, a affirmé ce mardi le Premier ministre, Prayuth Chan-ocha. « J’ai ordonné que les images des caméras soient vérifiées car il y a un suspect, mais ce n’est pas clair qui il est », a-t-il déclaré aux médias, laissant ainsi entendre qu’aucune piste pour retrouver les auteurs n’est exclue.
L’homme recherché serait vêtu d’un T-shirt jaune et portait un sac à dos.

Lors de sa conférence de presse, le Premier ministre, Prayuth Chan-ocha qui est aussi le chef de la junte militaire au pouvoir, a cependant indirectement pointé du doigt l’opposition et les « chemises rouges ». Selon lui en effet le suspect recherché pourrait être lié à un « groupe anti-gouvernemental du nord-est de la Thaïlande ». Or, c’est justement dans cette partie du Royaume que se trouve le coeur de l’opposition, fidèle à l’ex-premier ministre Yingluck Shinawatra et à son frère exilé, Thaksin Shinawatra.
22 morts au moins
Le porte-parole de la police thaïlandaise a avancé mardi un bilan global de 22 morts et 123 blessés. Mais certains médias évoquaient un bilan meurtrier plus élevé et avançaient le nombre de 27 décès. Parmi eux figurent notamment trois Chinois figurent (dont deux habitants de Hong Kong), deux Malaisiens, une Singapourienne et un Philippin. Les autres victimes sont en cours d’identification.Parmi les blessés figurent des Thaïlandais et au mois 5 citoyens de Taïwan
Cet attentat, qui vise selon le gouvernement à saper l’économie du pays, n’a pas été revendiqué. Des policiers étaient encore déployés mardi matin sur le site de l’attentat à la recherche de nouveaux indices au milieu des flaques de sang.
La bombe qui a explosé lundi soir dans le centre de Bangkok avait été placée à l’intérieur du temple d’Erawan.
« Les auteurs avaient l’intention de détruire notre économie et le tourisme car l’incident s’est produit au coeur du quartier touristique (de Bangkok) », a déclaré lundi soir le ministre de la Défense, Prawit Wongsuwan, à Reuters.
Le tourisme est l’un des rares secteurs porteurs de l’économie thaïlandaise, qui continue de souffrir plus d’un an après le coup d’Etat de l’armée en mai 2014.
Il représente environ 10% de l’activité du pays et le gouvernement espérait un nombre record de visiteurs cette année après le net recul enregistré en 2014 en raison de l’agitation politique.
Source : lesechos.fr
![]() |
![]() |









































