Israël ne quittera pas le Liban
Israël a clairement indiqué qu’il ne se retirerait pas du sud-Liban malgré les demandes iraniennes incluses dans le récent accord entre les États-Unis et l’Iran. Cette position a été confirmée par une source israélienne à la presse, soulignant que la sécurité israélienne reste une priorité non négociable. Par ailleurs, une source de l’armée israélienne a précisé que tant que le Hezbollah respectera le cessez-le-feu, aucune attaque ne sera menée sur le territoire libanais, marquant une volonté de stabilité conditionnelle.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’a pas encore pris la parole sur cet accord ni sur la question libanaise, bien que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif ait annoncé que le Liban faisait partie des engagements pris dans le cadre du deal. Sharif a déclaré que les deux parties avaient convenu d’une cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban. Cette annonce contraste avec la politique israélienne, qui maintient une posture ferme face aux menaces potentielles, notamment celles émanant du Hezbollah.
L’armée israélienne a également modifié sa stratégie par rapport au cessez-le-feu temporaire d’avril dernier. Alors qu’auparavant, elle se réservait le droit d’attaquer les combattants du Hezbollah dans certaines zones du sud-Liban, elle s’engage désormais à ne pas mener d’attaques tant que le cessez-le-feu est respecté. Toutefois, des incidents isolés ont été rapportés, notamment des frappes israéliennes sur des véhicules dans le sud-Liban, signalant une vigilance constante face à toute menace immédiate. Cette prudence illustre la complexité de la situation sécuritaire dans cette région instable.
Peu avant la finalisation de l’accord américano-iranien, Netanyahu et le ministre de la Défense ont ordonné une frappe ciblée sur le district de Dahiyeh à Beyrouth en réponse à des tirs du Hezbollah vers le territoire israélien. Cette action a suscité une réaction critique de l’ancien président américain Donald Trump, qui a dénoncé ces frappes sur les réseaux sociaux, estimant qu’elles étaient inappropriées à un moment où un accord de paix était proche. Ce désaccord souligne les tensions persistantes entre alliés sur la gestion de la sécurité régionale.
Israël adopte une position ferme en matière de sécurité au Liban, refusant tout retrait qui pourrait compromettre sa défense face à la menace du Hezbollah. Le respect du cessez-le-feu par le groupe chiite est une condition essentielle pour éviter toute escalade. La situation reste cependant fragile, avec des incidents ponctuels rappelant que la paix durable dans la région dépendra d’un équilibre délicat entre diplomatie et vigilance militaire.
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