Shlomo Sand cautionne le terrorisme et le boycott par BDS ©

Cela peut se produire si les opérations palestiniennes s’amplifient et si les adultes rejoignent les enfants et les femmes dans le cycle actuel de violence, en particulier lorsqu’elles sont dirigées contre des cibles militaires

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Shlomo Sand, ou l’ambivalence au sein du peuple juif

Le 2 mars 2016, l’historien israélien Shlomo Sand s’est exprimé sur la chaîne de télévision Al jazeera au sujet du déchaînement des actes meurtriers palestiniens. Pour lui, les attentats seraient la conséquence de l’occupation israélienne et non d’une incitation palestinienne à la révolte (comme le soutient l’Etat hébreu). Il en conclut que le seul moyen de mettre un terme à cette spirale infernale de violence, consiste à mettre fin à l’occupation (sic) grâce à une intensification du boycott (sic). La question se pose de savoir pourquoi Israël accorde une tribune à ce Maître de Conférences de l’Université de Tel Aviv alors qu’il cultive le mensonge d’une soit disant « occupation » des territoires palestiniens. En réalité, ses prises de position résultent de sa nature juive ambivalente et de son ressentiment quant aux épisodes mal vécus de son enfance.
Pour Shlomo Sand, le soulèvement des palestiniens (qui subissent « l’occupation, les humiliations, la pauvreté et ce, sans issue ») (sic) est la conséquence du « traitement barbare qu’inflige Israël aux palestiniens (sic) et l’avidité des juifs résidant dans les implantations de Cisjordanie (sic) ». Il prétend (sans vergogne), qu’Israël confisque les droits fondamentaux des palestiniens depuis 50 ans : « Nous, Israéliens, on travaille, on apprend, on rêve et on aime librement, tandis que non loin de nous, des êtres humains sont soumis à la dureté des cœurs des soldats et à l’avidité des colons ». Or, pour lui, la majorité des Israéliens soutiendraient les « atrocités de l’occupation » comme prix à payer pour libérer la terre promise.
Pour l’historien israélien : « les femmes et les enfants auteurs d’opérations terroristes ne sont pas nés tueurs : avant l’occupation ils étaient des êtres humains ordinaires à la recherche du bonheur dans la vie ». (Autrement dit, les Juifs en ont fait des barbares). Il explique alors le changement de comportement des palestiniens de la manière suivante « quelque chose dans l’histoire des Palestiniens a subi un déséquilibre et de graves dommages, et quelque chose dans notre histoire israélienne est devenu un monstre » (sic). (En tant qu’historien, il sait pourtant que la présence israélienne en Cisjordanie s’appuie sur les accords israélo-palestiniens d’Oslo qui ont réparti les prérogatives entre Juifs et Palestiniens, non d’une occupation).
Selon Al Jazeera, il cautionnerait même les attentats terroristes dès lors qu’ils sont dirigés contre les militaires : « le rejet de l’occupation par les Israéliens est possible. Cela peut se produire si les opérations palestiniennes s’amplifient et si les adultes rejoignent les enfants et les femmes dans le cycle actuel ou le prochain cycle de la violence, en particulier lorsqu’elles sont dirigées contre des cibles militaires » (sic).
Manifestement, Shlomo Sand règle ses comptes avec une identité juive mal vécue, un sentiment juif qu’il n’éprouve pas et des blessures personnelles éprouvées tout au long de son enfance. Né de parents juifs en Autriche en 1946, il a passé les deux premières années de sa vie dans un camp de réfugiés juifs polonais en Allemagne, avant de rejoindre Israël en 1948. Il a, par la suite, servi dans l’armée israélienne au moment de la guerre des 6 jours de 1967, pendant laquelle il a vécu une expérience traumatisante (à Jéricho) qui l’a profondément marqué.
Depuis, l’écrivain israélien ne cesse d’écrire son rejet d’Israël et de sa judéité, et l’absurdité que constituerait le peuple juif. Parmi les ouvrages qui témoignent de son traumatisme identitaire, on peut citer « comment fut inventé le peuple juif » (2008), « Comment la terre d’Israël fut inventée » (2012) ou encore « comment j’ai cessé d’être juif » (2013).
Dans le premier document, il émet des sérieux doutes sur le don divin de la Thora dans le Sinaï et le fait que le peuple juif soit directement issu des patriarches et des juifs ayant quitté l’Egypte à l’époque de Pharaon. Pour lui, le peuple juif n’est issu que de conversions au judaïsme en Afrique, en Europe du Sud et au Proche-Orient.
Dans ce second ouvrage, il évoque la construction d’Israël qui se serait opérée sur les ruines d’une Palestine, vidée de ses habitants et dont les villages ont été détruits tel le village arabe d’al-Sheikh Muwannis (sur l’emplacement duquel a été construite l’université de Tel Aviv où il donne ses enseignements). Il dénonce alors la construction sur les lieux palestiniens de symboles du souvenir juif comme : le Musée d’Eretz Israël, le Musée du Palmakh, le Musée israélien du centre Rabin et, bien sûr, la Maison de la Diaspora – Musée du peuple juif : « Ces quatre temples de la mémoire ont vocation à entretenir et à illustrer un passé juif, sioniste et israélien ».
Enfin dans le troisième, il illustre la difficulté que présente pour lui le fait d’être juif avec une existence spirituelle, culturelle et politique qui serait contaminée par l’exclusivisme judéo-centrique et alimentée par le racisme ethnocentrique. Il indique alors que ce sentiment est partagé par de nombreux juifs qui ne savent pas comment se positionner par rapport à leur judaïté et à la politique israélienne : « Il y en a quelques-uns qui se définissent eux-mêmes comme juifs laïcs, ils tentent de protester, soit collectivement, soit seuls, contre l’occupation et la ségrégation (Israélienne). À juste titre, ils saisissent que ces politiques menacent d’apporter de la judéo-phobie qui pourrait identifier tous les juifs comme une race distincte et confondre juifs et sionistes. ».
Il critique également les personnes qui tentent d’affirmer leur identité juive de façon maladroite : « Leur désir de faire partie d’une identité ethnique juive tout en n’étant pas capable de la remplir avec du contenu culturel positif rend leur tactique, dans le meilleur des cas, éphémère, qui manque de poids et d’avenir politique, et dans le pire des cas, soutenant indirectement le sens du (judéo) tribalisme. »
Manifestement, Shlomo Sand illustre cet aspect de l’ambivalence de la nature humaine. Certaines personnes sont dotées de caractéristiques humaines mais sont animées de leur opposé. En matière de sexualité, certaines femmes ont des caractéristiques masculines et le ressentent au fond de leur être, de leur coeur et de leur âme, de même, certains hommes éprouvent une féminité débordante dans leur nature profonde, réalité qui fait l’objet d’une prise en compte dans les sociétés démocratiques. Cette forme d’ambivalence se retrouve également au sein du judaïsme. Des personnes non juives éprouvent une judaïté au plus profond de leur âme, comme si elles étaient juives. Elles s’engagent alors sur le chemin du processus complexe de la conversion. Inversement, certaines personnes selon la Halakha ne le sont pas au fond d’eux-mêmes. C’est le cas de Shlomo Sand.
Toute la littérature de Shlomo Sand exprime avec force son rejet du judaïsme imposé par les origines de ses parents, de son identité juive résultant des règles de la Halakha, et celui du lien entre le Ciel et le peuple réputé avoir reçu le message universel. Il ne peut qu’être respecté pour ses idées et de ses convictions.
Ce qui est, en revanche, choquant, c’est qu’il choisisse de vivre en israël. Lorsqu’il s’est confié le 2 mars 2016 sur la chaîne Al jazzera, il était en compagnie de son ami historien Ilan Pappe qui partage les mêmes convictions que lui. Ce dernier milite également pour le boycott d’Israël, mais depuis la Grande Bretagne où il s’est exilé et d’où il peut continuer de dire tout le mal qu’il pense d’Israël. Ce n’est pas encore le cas de Shlomo Sand qui n’a pas encore franchi la pas.
Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

9 COMMENTS

  1. Preuve qu’Israël est un pays libre et démocratique: on peut même être antisémite!!
    j’ai lu “comment fut inventé le peuple juif” .. : des arguments pas très convaincants, inexacts, et surtout partisans, sans objectivité chose qu’on demande à un historien digne de ce nom
    Il n’hésite pas pour nous faire avaler sa thèse avec des arguments non étayés!!
    Zéro pointé

  2. Il ne peuvent l’envoyer définitivement à GAZA avec ses copains reubeux, avec interdiction de remettre les pieds sur le sol d’ISRAEL ?
    Ou alors une petite balle perdue serait aussi efficace !
    Mais que fout donc le MOSSAD ?

  3. Il serait intéressant d’avoir un échange d’idées avec cet homme, car semble t-il, il arrange l’histoire, “son histoire” à sa manière, les gauchos font pareil. Si, comme il le dit, les “pauvres palestiniens” sont dans une misère ou un ghetto, ce n’est tout de même pas la shoah, sinon il y aurait longtemps que les médias en auraient faits les gros titres dans la presse. C’est la politique du pauvre petit canard, que font les grands frères des pays du golfe gavés d’argent à ne plus savoir quoi en faire ? Ils devraient les aider avec leurs pétro dollars, mais il n’en est rien ! Ce Slomo Sand n’est pas crédible et il ment !

  4. Ce type est une quantité négligeable ! Il devrait être l’exemple dans un “retrait immédiat “de la nationalité pour apologie de haine et traîtrise.
    Que D. L’emporte rapidement.

  5. L’extrême gauche partout où elle se trouve veut détruire les états nations. En France aussi elle vous traite de raciste dès que vous agitez un drapeau bleu-blanc-rouge…

    Mais la France est grande et forte alors qu’Israël est un tout petit pays à peine grand comme trois départements français et en réalité fragile, très fragile.

  6. Slomo Sand est une sous-m qui n’aurait pas hésité à porter la casquette de la gestapo pendant la 2nd guerre mondiale.
    Cela me tue de constater à quel point des Juifs, de tous temps, on toujours été plus dangereux pour leur peuple que n’importe quelle autre influence extérieure.
    Que D les emporte !!

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