RoCH Ha ChaNa: Seder du soir, Paracha du matin..
le 16.09.2020 Caroline Elishéva REBOUH

Le SeDeR de ROSH HASHANA

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Chaque communauté possède ses coutumes et à l’intérieur de chaque communauté, chaque famille a les siennes.

En général les Ashkenazim trempent la pomme dans le miel, certains ajoutent des dattes (souvent parce que c’est à Rosh Hashana qu’apparaissent les nouvelles dattes et qu’ainsi il y a un motif de dire « shé’héhéyanou »).

Parmi les séfaradim (toutes origines confondues) ainsi que parmi toutes les communautés d’Orient (Irakiens, Kurdes, Syriens, Afghans, Yéménites etc…), les légumes et fruits à mettre sur la table sont aussi peut-être différents mais, les pommes dans le miel avec ou sans sésames sont toujours présents ainsi que les dattes et les grains de grenades arrosés d’eau de fleurs d’orangers ou pas…..

Les fruits qui seront consommés lors des deux soirs de Rosh Hashana sont : la pomme, les dattes et les grenades.

Pour les légumes : poireaux (karté), haricots verts (roubia), courge verte/courgette/courge rouge (kéra), blettes (selka).

Tête d’agneau ou tête de poisson (ou l’un ou l’autre et selon les coutumes et l’un et l’autre) à la place de la tête d’agneau on peut remplacer par de la viande de tête de bœuf ou de veau).

Du miel et parfois aussi des graines de sésame pour symboliser la multitude.
Les raisons sont les suivantes : la pomme dans le miel pour que l’année soit douce ;
Les dattes (tamar) que nos ennemis voient leur fin (jeu de mots entre tamar et yitamou (oyvénou) que se terminent.

Les grenades dont les grains sont serrés et nombreux : nous demandons que nos mérites soient multipliés à l’instar de la grenade.

Il en va de même avec les haricots verts dont le nom (roubia) fait penser à la multitude, puis, la courge « kéra » (déchirure) pour que soient déchirés nos ennemis, le poireau « karté » de la racine karète = retranchement : que nos ennemis soient retranchés ; les blettes « selka » que nos ennemis s’enfuient.

Tête d’agneau ou de poisson pour que nous soyons à la tête et non pas à la queue.

Avant de procéder au seder lui-même, le maître de maison procèdera au kidoush puis au lavage des mains (netilath yadayim).

Puis, on fera le motsi sur le pain que l’on trempe dans du sucre ou du miel au lieu de sel et, on procèdera au « seder » en goûtant des fruits et des légumes cuisinés ou seulement bouillis en récitant les suppliques nécessaires. « yé’hi ratsone ».

Chez les Ashkenazes, en général, on fait netilath yadayim avant le kidoush pour ne pas faire d’interruption entre le kidoush et le motsi.

Chez les Sefaradim ou Êdoth ‘haMizrah on récitera le kidoush puis on fera netilath yadayim et on procèdera au motsi.

Il est à remarquer que chez les Yéménites par exemple, l’officiant reste debout pendant le kidoush alors que les femmes peuvent rester assises.

Le lavage des mains (netilath yadayim) est une disposition prise par les rabbanim en souvenir du fait que les Cohanim au Temple procédaient à des ablutions avant de consommer le pain-sacrifice qui avait été offert et présenté au Temple.

Les hazal ont, par la suite, décidé d’élargir cette mesure et ils décidèrent que le peuple entier devait faire des ablutions avant de manger du pain. En dehors de ceci, se laver les mains avant de remercier D. pour le pain qu’Il nous donne est aussi un acte hygiénique.

Dans les textes ci-dessous n’ont pas été mentionnés les ajouts concernant la sortie du shabbat pour le cas où la fête tombe en ces moments.

Dans ces cas-là, il faudra se référer à un livre de prières. Lorsque la fête tombe un jour ordinaire on commence la récitation du kidoush à la lettre A. et, on ajoute le « shé’héhéyanou » à la lettre B.

Pour les personnes éprouvant des difficultés à lire l’hébreu, j’ai mis en phonétique ce qui doit être dit sur chaque légume/fruit, voir les dernières pages de cet article.

 

Oubeyom simhatekhem oubemoâdekhem ouberashé hodeshékhem outeka’tem béhatsotséroth âl ôlotékhem véâl zivhé shalmékhem vé’hayou lakhem lézikaron’ lifné Elo-‘hékhem, Ani Ado-nay Elo-‘hékhem.
Sabri maranane:
Baroukh Ata Ado-nay Elo-‘henou mélékh ‘haôlam boré peri ‘haguéfène.
Baroukh Ata Ado-nay Elo-‘hénou mélékh ‘haôlam asher bahar banou mikol âm véromémanou mikol lashone vékidéshanou bemitsvotav vatitène lanou Ado-nay Elo-‘hénou béa’hava, eth yom ‘hazikarone ‘hazé, eth yom tov mikra kodesh ‘hazé, yom térouâ mikra kodèsh zékher litsyath mitsrayim oudevarékha émeth vékayame laâd. Baroukh Ata Ado-nay mélèkh âl kol ‘haaretz mekadesh Israël véyom ‘hazikarone.
Baroukh Ata Ado-nay Elo-‘hénou mélèkh ‘haôlam shé’héhéyanou vékiyémanou vé’higuiânou lazemane ‘hazé.
On fait nétilath yadayim puis l’on fait la bénédiction sur le pain (‘hamotsi) et l’on procède au seder :

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DATTES (TEMARIM) :

Yé’hi ratsone miléfanékha Ado-nay Elo-‘hénou vElo-‘hé avoténou shéyitamou oyvékha vésonékha vekhol mevakshé raâténou.
« Yitamou hatayim min’ ‘haaretz ouréshaîm ôd eynam. Barekhi nafshi eth Ado-nay ‘Halélou- y-a. Oubehassdékha tatsmith oyevay vé’haavadéta kol tsoreré nafshi ki ani âvadékha ».

GRENADE (RIMONE) :

Yé’hi ratsone miléfanékha Ado-nay Elo-‘hénou vElo-‘hé avoténou shéyirebou zekhouyoténou karimone.

POMME DANS LE MIEL (TAPOUAH BIDEVASH) :

Yé’hi ratsone miléfanékha Ado-nay Elo-‘hénou vElo-‘hé avoténou shétitehadesh âlénou shana tova oumétouka méréshith ‘hashana véâd aharith ‘hashana.

HARICOTS VERTS OU AUTRES (ROUBIA) :

Yé’hi ratsone miléfanékha Ado-nay Elo-‘hénou vElo-‘hé avoténou shéyirebou zekhouyoténou vetélavevénou .

POIREAUX (KARTE) :

Yé’hi ratsone miléfanékha Ado-nay Elo-‘hénou vElo-‘hé avoténou shéyikaretou oyvékha véssonékha vekhol mevakshé raâténou. Tarom yadékha âl tsarékha vekhol oyvékha yikaretou.

BLETTES (SELKA) :

Yé’hi ratsone miléfanékha Ado-nay Elo-‘hénou vElo-‘hé avoténou, shéyistalekou oyvékha véssonékha vekhol mevakshé raâténou. Sourou miméni kol poâlé avène ki shamâ Ado-nay kol bikhyi. Sourou, sourou tséou misham tama al tigaôu. Tséou mitokha hibarou noss’é kéli Ado-nay.

COURGE/ COURGETTE / POTIRON (KERA) :

Yé’hi ratsone miléfanékha Ado-nay Elo-‘hénou vElo-‘hé avoténou shétikra roâ gzar dinénou vykar’ou léfanékha zékhouyoténou.

TETE DE POISSON (ROSH SHEL DAG) :
Yé’hi ratsone miléfanékha Ado-nay Elo-‘hénou vElo-‘hé avoténou shéyirebou zékhouyoténou.

TETE DE MOUTON (ROSH SHEL KEVESS) :

Yé’hi ratsone miléfanékha Ado-nay Elo-‘hénou vElo-‘hé avoténou shény’hyé la rosh vélo lazanav. (s’il s’agit vraiment de mouton on ajoutera : vétizkor lanou eylo shel ytshak avinou âlav ‘hashalom).

Certains ont l’usage à chacun des repas de fête de goûter en début de repas un fruit nouveau tel que de nouvelles clémentines, ou oranges, avocats, goyaves, grenades, nouvelles olives, etc……

SHANA TOVA 5781 OUMEVOREKHETH !!!!

Caroline Elishéva REBOUH

RoCH Ha ChaNa: la Ligature d’Isaac
HaShem appelle Avraham et lui demande de « sacrifier » son fils, son seul et unique : Isaac.
L’esprit humain peut ne pas « saisir » comment D. qui avait promis de tous temps une descendance nombreuse à Abraham et à Sarah vient exiger de Son serviteur de sacrifier son unique et bien-aimé fils.
Le Rashbam pour expliquer ceci revient à la parasha de lekh lekha lorsqu’Abraham fait connaissance d’Avimelekh roi de Guerar et à l’épisode où une alliance est contractée entre Avimelekh et Abraham qui « cède » ses droits sur une partie de Canaân au roi étranger : en effet D. voit que cette terre qu’IL a donnée à Abraham pour lui et pour TOUTE SA DESCENDANCE sera donnée en partie à un étranger.
Ceci, amène le sage du XIIème siècle, à exprimer la déception divine ainsi : si Abraham cède une partie de ce patrimoine destiné à sa descendance à un étranger, c’est donc qu’il ne tient pas compte de cette descendance qui lui sera donnée ni de l’avenir de ce peuple dont il est censé être le patriarche ; et donc, tout se passe comme si D. reprochait ce laxisme – ou ce qui pourrait être pris pour du mépris à l’égard du cadeau divin – à Abraham et lui ordonne de « sacrifier » son fils unique Isaac comme pour le rendre au Créateur.
La ligature d’Isaac serait donc une sorte de « sanction » pour prévenir d’autres manquements. Cette ligature est d’ailleurs la dixième et dernière épreuve traversée par le patriarche.
Sous un autre aspect, cette âkeda, ou offrande à D., dont il est question longuement pendant Rosh Hashana, est représentée surtout par la corne du bélier ou par le shofar. Lorsque D. ordonne de sonner du shofar pendant Rosh Hashana, c’est dit-IL, pour se souvenir de l’abnégation d’Abraham et d’Isaac dans leur immense amour pour le Tout Puissant mais, pas seulement : ce shofar vient nous rappeler au bon souvenir d’HaShem comme si, par nous-mêmes, avions accepté d’être sacrifiés sur l’Autel par soumission au Saint béni soit-IL.
De plus, Maïmonide nous explique que le son du shofar doit réveiller nos consciences et nos âmes pour nous rappeler le moment où HaKadosh baroukh Hou nous a donné la Torah et que le shofar retentissait de plus en plus fort et nous mettait en garde de ne pas trop nous approcher de ce lieu saint pour ne pas le souiller. Des deux cornes du bélier sacrifié en lieu et place d’Isaac, l’une est ce shofar qui agite notre âme et l’autre sera le shofar de la Rédemption.
D’après des rabbins espagnols du XIème et du XIVème siècle, Abraham a mal interprété la demande de D. qui voulait mesurer l’attachement et le dévouement du patriarche ou voir jusqu’à quel point il était prêt à obéir et à se sacrifier lui-même en s’effaçant totalement et sans chercher à discuter alors que pour sauver des vies il a entrepris des négociations mais pour son fils il n’a absolument pas discuté!
Il pense même à rassurer les jeunes-gens qui l’ont accompagné en leur disant qu’après avoir présenté le sacrifice à D. lui et son fils bien aimé reviendraient ensemble tant sa foi était inébranlable et tant il était persuadé que D. ne lui reprendrait pas cette « descendance » qui lui avait été offerte miraculeusement.
Caroline Elishéva REBOUH
Chers Amis,
Ce vendredi 18 septembre 2020 nous accueillerons, avec l’allumage des veilleuses/bougies la nouvelle année 5781: à la fois Rosh HaShana et Shabbat et cette fête se terminera donc dimanche soir.
N’oubliez pas d’allumer une bougie de 48 h pour pouvoir vous en servir pour cuisiner ou d’autres usages encore après la sortie du shabbat (allumer à partir d’une flamme existante). Selon les habitudes de chacun on a coutume aussi d’allumer des bougies à la mémoire de nos défunts.
A cause d’un enseignement de la Guemara on a coutume aussi de ne pas dormir/faire la sieste le premier jour de Rosh HaShana mais, étant donné que cette année, Rosh HaShana tombe un shabbat, il est donc possible de se reposer car les Anges ne passeront pas le shabbat.
En revanche, c’est le dimanche qu’ils passeront et qu’ils  » feront le relevé » et c’est aussi dimanche que l’on procédera au « tashlikh » (cérémonie du rejet de nos péchés »).
Je terminerai ce message en formulant ces vœux pour vous tous, mes chers Amis et pour vos chères familles :
Que cette année nouvelle nous parvienne chargée de bénédictions en tous genres et qu’elle soit bien meilleure que celle qui s’écoule en nous comblant de santé et de guérison complète pour ceux qui sont souffrants,
que l’Éternel pardonne nos offenses,
que cette année nouvelle nous apporte à tous du bonheur, des joies, une excellente parnassa, de la réussite dans tous les domaines et que ceux qui désirent se marier trouvent le/la bon/ne candidat/e
que celui qui désire se loger, trouve la bonne adresse, que celui qui désire un/des enfants/s que leur souhait se réalise,
que la famine disparaisse du monde, 
que la paix règne sur le monde,
qu’enfin le Goël se dévoile et nous permette à tous de goûter à la sérénité.
Cordialement.

1 COMMENTAIRE

  1. À Madame Reboul,merci pour vos vœux et surtout pour vos articles qui m’enchantent
    Et m’apprenent tellement de chose sur notre religion.les articles sont toujours bien
    Expliqués et faciles à comprendre,merci encore et ChaNa Tova u metouka

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