Le compte du Omer est une Mitsva positive ordonnée par la Torah.

Il est écrit dans la Torah (Vayikra 21 – 15) :

« Vous compterez pour vous, dès le lendemain du Chabbat, depuis le jour où vous apporterez le ‘Omer du balancement, 7 semaines pleines ».

Selon l’explication transmise par nos maitres, le sens des termes « dès le lendemain du Chabbat » employés dans ce verset, indique en réalité le lendemain du 1er Yom Tov de Pessah, qui est un jour de cessation d’activité (« Chabbatonn », de la racine « Chabbat »). (C’est cela que visent les termes « dès le lendemain du Chabbat », le lendemain du 1er jour de Pessah , qui est un jour comme Chabbat. C’est pourquoi, dés la sortie du 1er Yom Tov de Pessa’h – après la prière de ‘Arvit – on commence à compter le Omer.)

Le décompte de l’omer (ספירת העומר sefirat haomer) commande de décompter chaque jour (on commence à compter le omer le soir après le premier jour de Pessa’h) des sept semaines qui séparent l’offrande de l’omer, réalisée au lendemain de Pessah, de celles de la fête de Chavouot.

L’offrande de l’omer ou offrande de la gerbe (קורבן העומר korban ha’omer ou min’hat ha’omer מנחת העומר oblation de l’omer) est une offrande collective d’un omer d’orge, réalisée à l’époque des Temples au « lendemain du chabbat ». Le jour au cours duquel elle avait lieu et qui marque le début du décompte de l’omer, est appelé le « jour du balancement » (יום הנף yom hanef).

Contrairement à cette offrande, le décompte de l’omer continue à être réalisé malgré la destruction du Second Temple de Jérusalem.

La période pendant laquelle elle s’applique a par ailleurs acquis un caractère particulier dans la tradition rabbinique, du fait des nombreux évènements tragiques qui s’y sont produits au cours de l’histoire juive.

La tradition rabbinique situant le jour de l’offrande de l’omer au lendemain de Pessah, le décompte de l’omer est initié en ce jour, en terre d’Israël comme en diaspora et ceci bien que la diaspora observe un second jour férié. En effet, commencer le décompte un jour plus tard reviendrait à déplacer Chavouot d’un jour alors que l’on dispose, contrairement à l’ère du second Temple, d’un calendrier fondé sur des calculs astronomiques laissant peu de place au doute.

Lévitique 23:11

« Il agitera de côté et d’autre la gerbe devant l’Éternel, afin qu’elle soit agréée: le sacrificateur l’agitera de côté et d’autre, le lendemain du sabbat »

L’offrande de la gerbe est prescrite aux Israélites lors du passage en revue des convocations saintes, alors qu’ils stationnent dans le désert : ils devront, après être entrés en possession du pays de Canaan, prélever chaque année, « au lendemain du chabbat », un omer sur les prémices de leur nouvelle récolte pour l’offrir au prêtre.

Celui-ci le balancera afin de rendre la récolte propice.

Cette cérémonie s’accompagne d’offrandes particulières et marque le début du décompte des sept semaines qui séparent ces offrandes de celles de la fête de Chavouot. Elle autorise en outre les Israélites à consommer les produits de la nouvelle récolte

L’omer est, selon Rabbi Akiva, un tribut offert à Hachem après Pessah afin d’assurer une récolte abondante dans les champs au moment où celle-ci commence.

Selon le Midrash, l’homme rembourse au moyen de cette modeste mesure la manne, dont chaque Israélite avait consommé un omer par jour.

C’est par le mérite de cette prescription que Hachem aurait promis le pays de Canaan à Abraham, que les Israélites auraient été sauvés au temps de Midian au temps de Gédéon, des Assyriens au temps d’Ézéchias, des Babyloniens au temps d’Ézéchiel et des Amalécites au temps de Haman. C’est aussi par la vertu de l’omer que la paix reviendrait dans les ménages, puisque l’offrande de jalousie prescrite en Nombres 5:15 consiste en un dixième d’epha d’orge.

Analysant les versets bibliques relatifs à ces prescriptions, les rabbins en retirent que chacun doit réaliser le décompte à titre individuel, à partir du lendemain du jour faste de Pessah

La période « de Pessah à Atzeret » (Chavouot), au cours de laquelle la prescription s’applique la prescription du décompte, prend par ailleurs une connotation particulière : le Talmud rapporte par ailleurs que les vingt-quatre mille étudiants de Rabbi Akiva moururent d’une épidémie dans cet intervalle.

Interrogé sur la raison pour laquelle on ne célèbre pas de mariage ni on ne se coupe les cheveux au cours de cette période, Natronaï Gaon répond que l’on commémore ainsi le décès des étudiants de Rabbi Akiva.

Des auteurs médiévaux rapportent également au nom de Haï Gaon la coutume de s’abstenir de réaliser quelque tâche que ce fût dès le coucher du soleil jusqu’au matin car c’est à ce moment que l’on enterrait les étudiants et l’on n’avait pas le cœur à travailler.

Le Zohar enseigne que les sept semaines qui séparent Pessah de Chavouot sont, à l’instar des sept jours qui suivent le flux d’une femme, un temps de purification de l’impureté dont les enfants d’Israël s’étaient chargés en Égypte avant de pouvoir s’unir avec Dieu et recevoir sa Torah. Évoquant ensuite d’autres parallèles entre les sept semaines, les sept années du cycle de la terre et les sept cycles de sept ans qui annoncent le jubilé, il leur confère un rôle majeur dans l’harmonie de la création. Par conséquent, qui ne s’acquitterait pas du devoir de compter n’annulerait pas seulement un commandement, il serait aussi appelé impur et ne serait pas digne d’avoir une part à la Torah.

Isaac Louria et ses disciples élaborent sur ces bases, insistant d’une part sur l’importance de réaliser au mieux la prescription et enseignant d’autre part ses vertus purificatrices : le décompte de l’omer pendant chaque jour des sept semaines permet de réparer le dommage causé aux sept vertus cultivées en ce monde par les sept « bergers fidèles » (Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Aaron, Joseph et David).

Ces vertus correspondent aux sept sefirot inférieures: hessed (grâce), gvoura (vaillance), tiferet (beauté), netzah (fermeté), hod (gloire), yessod (fondation) et malkhout (royauté). Chacune de ces vertus contenant les autres et étant contenues par elles, il faut une semaine pour réparer les dommages causés aux sept aspects d’une vertu, à raison d’un jour par aspect (la grâce, la vaillance qu’il y a dans la grâce, la beauté qu’il y a dans la grâce etc.).

Le décompte se fait idéalement à la tombée de la nuit (lors de la sortie des étoiles), premier soir de l’Omer, le 4 avril 2015 (15 Nissan 5775), après la prière du soir mais on peut le réaliser pendant toute la nuit.

BAROUKH  ATA ADONAI ELOHEINOU MELEKH HAOLAM ACHERE KIDECHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU AL SEFIRAT HAOMER.

Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a commandé le compte du Omer.

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Rite ashkénaze : aujourd’hui, trois-et-trente jours qui font quatre semaines et cinq jours dans l’omer (ba’omer)

Rite séfarade : aujourd’hui, trois-et-trente jours de l’omer (la’omer) qui font quatre semaines et cinq jours

Rite sfard : aujourd’hui, trois-et-trente jours qui font quatre semaines et cinq jours de l’omer

Que le Miséricordieux réinstalle le culte du Temple en son lieu rapidement de nos jours, amen »

Le décompte doit être réalisé debout et incombe à tout un chacun. Il faut, en principe, le dire à voix assez haute pour qu’on s’entende le prononcer. Les femmes en sont dispensées parce que cette prescription est limitée dans le temps (elle n’a lieu qu’entre Pessah et Chavouot) mais les ashkénazes estiment qu’elles peuvent s’imposer de la réaliser. Les séfarades préfèrent qu’elles le fassent sans bénédiction ou s’en abstiennent.


 

Calendrier du compte de l’omer à télécharger : torah-box.

Commencez ici si vous comptez durant la journée ou si vous n’avez pas compté chaque jour depuis le début du compte du Omer cette année.

Aujourd’hui : huit jours, qui font une semaine et un jour du Omer

Puisse le Miséricordieux rétablir pour nous le service du Beth Hamikdache en son endroit, rapidement et de nos jours; Amen, Selah.

Au chef des chantres. Avec instruments à cordes. Psaume. Cantique.

Que D.ieu nous prenne en grâce et nous bénisse; qu’Il fasse luire sa face sur nous éternellement!

Pour que, par toute la terre, on connaisse Tes voies; parmi tous les peuples, Ton secours sauveur. Que les nations, ô Dieu, Te rendent hommage ! Oui, qu’elles Te rendent hommage, toutes les nations !

Que les peuples se réjouissent et entonnent des chants ! Puisque Tu juges les nations avec équité, et diriges les peuples sur la terre éternellement ! Que les nations, ô Dieu, Te rendent hommage ! Qu’elles Te rendent hommage, toutes les nations ! La terre a prodigué ses dons. Que D.ieu, notre D.ieu, nous bénisse ! Que D.ieu nous bénisse, et que toutes les extrémités de la terre le vénèrent !

Nous T’implorons, de par la grande puissance de Ta droite, libère la captive.

Accepte la prière de Ton peuple ; renforce-nous, purifie-nous, Toi qui es redoutable. De grâce, Ô Puissant, garde comme la prunelle de l’œil ceux qui recherchent Ton unicité. Bénis-les, purifie-les, prodigue-leur toujours Ta miséricordieuse justice. Puissant, Saint, par Ton abondante bonté, conduis Ton assemblée. Toi qui es unique et exalté, tourne-Toi vers Ton peuple qui a conscience de Ta sainteté. Agrée notre supplication et entends notre cri, Toi qui connais les pensées secrètes. Béni soit le nom de la gloire de Son royaume, pour l’éternité.

Maître de l’univers, Tu nous as ordonné, à travers Moïse Ton serviteur, d’effectuer le compte du Omer, afin de nous purifier de notre mal et de nos impuretés, comme Tu l’as écrit dans Ta Torah :

«Vous compterez pour vous, depuis le lendemain du jour de repos, depuis le jour où vous apporterez le Omer du balancement, sept semaines qui devront être entières. Jusqu’au lendemain de la septième semaine, vous compterez cinquante jours » –

de sorte que les âmes de Ton peuple Israël soient purifiées de leur souillure.

Aussi, puisse être Ta volonté, Éternel notre D.ieu et D.ieu de nos pères, que, par le mérite de la Séfita Ha-Omer que j’ai effectuée aujourd’hui, l’atteinte que j’ai portée à la Sefirah de Hessed chebiGuevoura soit réparée et que je sois purifié(e) et sanctifié(e) d’une sainteté suprême.

Et qu’ainsi soit prodiguée une grande abondance dans tous les mondes.

Et puisse-t-elle rectifier notre nefech, notre roua’h et notre nechamah de toute tare et de tout défaut, et puissions-nous être purifiés et sanctifiés par Ta suprême sainteté. Amen, Selah.

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