Qui est pour des élections immédiates en Israël

Au lendemain du récent conflit, une enquête révélatrice de l’Institut israélien de la démocratie met en lumière les clivages au sein de la population israélienne concernant le moment propice pour des élections. La polarisation politique est flagrante, avec des divergences marquées entre la gauche, le centre et la droite.

Selon les résultats, une écrasante majorité de 98,5 % des partisans de la gauche soutient des élections immédiates, tandis que ce chiffre diminue à 85 % au centre et à 51,5 % à droite. L’étude suggère également que 69 % de tous les Israéliens estiment que des élections devraient avoir lieu après la fin de la guerre, une perspective partagée par 66 % des Israéliens juifs et 84 % des Arabes israéliens.

En ce qui concerne les intentions de vote, une majorité prévoit de rester fidèle à son bloc politique, bien que des changements soient anticipés, surtout à gauche. Notamment, 28 % des Israéliens restent indécis quant à leur choix électoral.

L’enquête aborde également la perception des Forces de défense israéliennes (Tsahal). Étonnamment, 91,5 % des Juifs israéliens, indépendamment de leur allégeance politique, estiment que Tsahal s’efforce de respecter le droit international. Cependant, seulement 24 % des Arabes israéliens partagent cette opinion, soulignant une fracture persistante.

Une conclusion clé réside dans le constat que les deux tiers des Israéliens perçoivent un manque de planification gouvernementale pour l’après-guerre, avec des proportions similaires selon les orientations politiques. Concernant les critiques internationales à l’égard d’Israël, 62 % des Juifs israéliens les attribuent à l’antisémitisme, tandis que 10,5 % des Arabes israéliens partagent cette perspective. La majorité des Arabes israéliens imputent les critiques aux pertes civiles et aux dégâts à Gaza.

Malgré l’optimisme répandu quant à la possibilité de renverser le Hamas, seule une fraction estime que le rapatriement de tous les otages est réalisable. Les évaluations des efforts de relations publiques d’Israël à l’étranger sont majoritairement négatives, avec des échantillons juifs et arabes exprimant leur insatisfaction.

Les attentes de manifestations civiles post-conflit sont élevées, avec 44 % des Juifs israéliens et 46 % des Arabes israéliens exprimant leur intention d’y participer. Les opinions sur le retour à la normale varient, et les volontaires pour l’effort de guerre sont plus nombreux parmi les Juifs israéliens, avec 75 % d’entre eux participant à diverses activités bénévoles. En revanche, 30 % des Arabes israéliens déclarent avoir participé à au moins une activité de volontariat depuis le début de la guerre, avec des taux plus élevés chez les femmes.

Enfin, la prise en compte des souffrances palestiniennes révèle des divergences marquées. 40 % des Juifs israéliens estiment qu’il devrait y avoir une considération assez faible, voire très faible (41 %). À l’inverse, 23 % des Arabes israéliens plaident en faveur d’une considération assez large, et 60 % pour une très large prise en compte.

En conclusion, la société israélienne post-conflit se trouve à un carrefour politique délicat, où les divisions profondes compliquent la recherche d’un consensus sur les prochaines étapes à suivre.

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Franck DEBANNER

Logiquement, le camp national, la droite, devrait sortir renforcé des futures élections.

Pour tant, avec l’aide des déchets antijuifs du monde entier, la vermine gauchiste infestant les merdia israéliens, intensifie sa propagande.

Si hass vé shalom, la droite perd les élections à venir, alors, les Israéliens n’auront qu’à s’en prendre à eux même pour leur profonde débilité politique. Les temps seront particulièrement douloureux.

Bien sûr, La Chekhina empêchera les déchets antijuifs de gagner. Mais les douleurs seront le prix à payer, pour le manque de confiance collectif en Hachem, exprimé par une majorité de gauche.