Elie Barnavi est aveuglé par sa détestation de Netanyahou

Une offre d’accueil n’est pas un appel à partir

Publié le 16 janvier 2015 à 13:01 dans Monde Politique

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Disons le d’emblée, pour éviter toute équivoque : je ne suis pas électeur en Israël et, par conséquent, je ne suis habité d’aucune passion reliée au débat politique qui enflamme ce pays.

En revanche, je me sens concerné par la pérennité d’une nation dont la responsabilité ne se limite pas à la préservation de l’existence, du bien-être et de la prospérité de ses seuls citoyens, mais qui se préoccupe du sort des Juifs du monde entier.

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N’en déplaise à Elie Barnavi, Benyamin Netanyahou n’a fait que répéter une évidence que tous ses prédécesseurs, de droite comme de gauche n’ont pas manqué, à toutes les époques, de rappeler : Israël est le « foyer » (homeland) du peuple juif rétabli dans ses droits historiques sur la terre de ses ancêtres. C’est le mot employé dans la déclaration Balfour, percée décisive dans l’accomplissement du projet sioniste. En réaffirmant cela le premier ministre d’Israël n’a fait que dire aux Juifs français frappés dans leur chair que l’Etat juif était là, les bras ouverts, pour les accueillir s’ils estiment que la situation qui leur est faite leur semble intolérable. Qui n’a pas, lors d’obsèques de membres de sa famille proche, consolé les endeuillés en les assurant que sa maison leur était ouverte s’il n’avaient plus où aller ? Est-ce là une injonction à abandonner son foyer ou une manifestation de solidarité humaine ?

Oubliant ses réflexes d’historien, Elie Barnavi substitue au verbatim du discours de Netanyahou l’interprétation qui en a été donnée en temps réel par les médias de l’instantané : confondre une offre avec un appel, voire une injonction.

La détestation du chef du Likoud, dont il est un des opposants les plus virulent, conduit Barnavi à des confusions regrettables : ce n’est pas Netanyahou qui a « joué des coudes » pour être au premier rang de la photo des chefs d’Etats sur le boulevard Voltaire, mais Nicolas Sarkozy. Le placement des VIP dans la brochette des marcheurs de luxe avait été soigneusement élaboré par les services du protocole de l’Elysée et du Quai d’Orsay, comme une bonne maîtresse de maison bourgeoise établit son plan de table pour que le dîner ne vire pas au pugilat…

Enfin, je trouve que Benyamin Netanyahou a été d’une remarquable retenue en s’abstenant de faire la moindre allusion aux saloperies diplomatiques qu’Israël vient de subir de la part de la France, dans l’affaire de la reconnaissance de l’Etat palestinien par l’ONU.

C’est Paris qui a pris la tête, en Europe, d’une véritable croisade pour que la seule vision palestinienne de la résolution du conflit devienne la loi commune, qui a tenu la plume des délégations arabes au Conseil de sécurité, qui a voté pour un texte ébouriffant, déniant même aux Israéliens le droit de faire de Jérusalem leur capitale. Cela, même Barnavi, dans un autre papier récent de i24news, l’avait reconnu, lui qui avait poussé ses amis de la gauche française sur ce chemin, donnant ainsi un feu vert à ceux qui, en son sein et dans les couloirs du Quai d’Orsay considèrent Israël comme «  une parenthèse de l’histoire ».

Luc Rosenzweig est journaliste.

causeur.fr

4 Commentaires

  1. Mr Netanyahou est un bon président. Israel est vraiment le foyer, le refuge de tous les juifs persécutés. D’ailleurs je rêve moi aussi de trouver refuge dans ce beau pays où tant de promesses vont se réaliser. Promesses divines et messianiques. Je veux moi aussi rentrer à la maison. Venez me chercher mes amis…

  2. Monsieur Barnavi n’a pas laissé en France un bon souvenir en tant qu’ambassadeur, Je me souviens qu’une fois sa mission terminée dans notre pays, il avait critiqué juifs français en laissant penser que nous étions des gens difficiles !!!!!!!!!!!!!!!!

    Je me suis demandée ce que nous lui avions fait. Nous n’étions pas assez gauchistes, peut être ?

    j

  3. C’est vrai, BARNAVI jalouse NETANYAHOU. Il aurait aimé être à sa place, et est contraint à lécher les fesses du Gouvernement Français ! Donc tant qu’à lécher les fesses, autant le faire bien et cracher sur NETANYAHOU !

  4. Le Quai d’Orsay considèrent Israël, ce « petit pays de merde », comme « une parenthèse de l’histoire » ?

    Pas étonnant de la part du dernier bastion de l’État catholique en France…

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