Encore un mauvais coup de l’Administration Obama dans le cadre de sa campagne visant à stigmatiser Binyamin Netanyahu et le gouvernement israélien nouvèlement élu, survenu ce mardi 24 mars, sous la forme d’une fuite péjorative commise en direction du Wall Street Journal.

« Les renseignements israéliens ont procédé à des écoutes des négociations nucléaires top-secrètes entre l’Iran, les Etats-Unis et d’autres puissances mondiales, puis ont transmis ces informations classifiées au Congrès américain pour tenter de faire échouer l’accord par avance, selon le WSJ, ajoutant, en citant ses sources anonymes : « C’est une chose que les Etats-Unis et Israël s’espionnent l’un l’autre. C’est autre chose qu’Israël vole des secrets américains et les rétrocède aux représentants américains du Congrès pour saper les efforts de la diplomatie américaine ». 

Citant la rivalité espion contre espion qui opère souvent en coulisses des relations américano-israéliennes, ce journal rapporte qu’en fait, la Maison Blanche a découvert qu’Israël était déjà au courant du contenu de ces pourparlers, en espionnant les communications entre les responsables israéliens. « Ils s’entretenaient de détails que les Etats-Unis pensent qu’ils ne peuvent avoir été obtenus qu’en ayant accès aux discussions confidentielles ». Un responsable important du bureau du Premier Ministre Binyamin Netanyahu a démenti qu’Israël ait directement espionné les Etats-Unis. 

Les sources de Debkafile affirment que les « allégations » du WSJ ont été programmées pour être divulguées durant le séjour à Paris du Ministre des renseignements Yuval Steinitz et du conseiller à la Sécurité Nationale, Yossi Cohen, destiné à envoyer un avertissement clair à la France et aux autres dirigeants européens que cet accord nucléaire qui prend forme entre les Etats-Unis et l’Iran offre la possibilité à l’Iran de préserver toutes ses capacités et de rester un Etat au seuil de l’acquisition de la bombe atomique. 

Lundi tous deux ont rencontré le principal négociateur français, le Conseiller à la Sécurité Nationale, Jacques Audibert. Ils ont été en mesure de lui transmettre des informations qui sonten contradiction avec les données que les Etats-Unis ont transmises de leur côté, y compris en ce qui concerne les progrès atteints dans les discussions bilatérales avec l’Iran. 

La délégation israélienne doit se rendre à Londres, pour la même mission, mardi. 

La légende diffusée par le WSJ soulève, néanmoins, trois points intéressants : 

1. L’Administration Obama a promis, de manière répétitive, de faire en sorte qu’Israël soit informé du contenu des négociations entre les six puissances atomiques mondiales et l’Iran, menées par les Etats-Unis, qui devaient faire en sorte qu’elles soient « transparentes ». La fable du WSJ démontre de façon éclatante que Washington viole tous ses engagements, en révélant qu’Israël a dû activer tout son système d’espionnage pour commencer à n’obtenir que les faits, les simples faitds et tous les faits. Il est aussi possible, de façon alternative,que les données qui ne devaient pas sortir de derrière les portes closes de ces séances aient pu être rétrocédées à Israël par d’autres participants, tels que la Russie, la France, l’Allemagne ou lee Royaume-Uni, qui, eux également, sont variablement atterrés par l’ampleur des concessions américaines envers l’Iran pour obtenir un accord à toutr prix. Washington accuse donc implicitement l’un ou l’autre de ses partenaires d’espionnage au profit d’Israël. 

Les renseignements obtenus ont été collectés par d’autres moyens comme la surveillance de leaders iraniens et par des informations venant de responsables européens, notamment français, s’est défendu Israël.

Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a également nié le rapport du quotidien américain.

« Ce rapport est faux. Israël a évidemment des intérêts sécuritaires à défendre et nous avons nos propres renseignements. Mais nous n’espionnons pas les Etats-Unis. Il y a assez de participants à ces négociations, les Iraniens inclus », a-t-il dit.

« Nous avons obtenu nos renseignements d’autres sources, pas des Etats-Unis. Les directives sont claires depuis des décennies: nous n’espionnons pas les Etats-Unis, de manière directe ou indirecte », a poursuivi le chef de  la diplomatie israélienne.

2. L’Administration Obama pouvait-elle s’attendre sérieusement à ce qu’Israël s’assoit les bras croisés et attende calmement que les diplomates U.S fassent toutes concessions du monde aux Iraniens, en sachant que l’Iran avait l’autorisation de s’approcher, pas à pas, du statut d’Etat au seuil de l’obtention de la bombe, jusqu’à mettre Israël en péril, ainsi que ses voisins du Golfe et la sécurité toute entière du Moyen-Orient, par simple caprice américain? 

3.  Pourquoi Israël aurait-il besoin d’espionner les discussions, alors qu’Israël, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, tous s’opposant fermement à cet accord en gestation, pensent qu’ils auraient dû être considérés comme partenaires de ces pourparlers qui déterminent leur destin, aux côtés et à armes égales avec six puissances mondiales totalement extérieures à la région? Si l’Iran objectait, l’ensemble des nations du Moyen-Orient les plus concernées auraient dû obtenir un rôle, au moins à la marge, au lieu d’être mises à la porte (l’oreille tendue ou pas!), de la même façon que les puissances coloniales ont, autrefois, dicté les frontières de cette région, avec le succès que l’on sait (voir : Etat Islamique).  

De ce point de vue, Debkafile note que l’Administration Obama poursuit sa vendetta contre Binyamin Netanyahu, jour après jour, avec constance et méthode, comme s’il n’avait jamais été élu, lors d’élections honnêtes, en bonne et due forme, qui ont permis au citoyen israélien de se prononcer et de faire connaître sa volonté devant les urnes. Cette campagne continue d’obtenir l’écho du camp de la gauche qui a perdu les élections et refuse d’accepter ses résultats, comme si rien n’avait changé avant et après le 17 mars. 

24 mars 2015

debka.com

Adaptation : Marc Brzustowski.

1 COMMENTAIRE

  1. Mais que cherche l’administration Obama auprès des Iraniens ?

    Les successives humiliations subies par les USA depuis quelques décennies par des Iraniens qui ne respectent aucune règle de la diplomatie courante, ne suffisent pas à entamer l’ardeur dépensée par John Kerry pour l’établissement d’un  » gentlemen’s agreement  » à propos de l’arme nucléaire réclamée par l’Iran.

    Le problème réside surtout dans un marché truqué passé sur le dos des pays du Moyen-Orient qui devront supporter l’hégémonie de ce pays fasciste qu’est devenu l’Iran

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