Obama et Kerry piégés par les journalistes de l’AP

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C’est à une scène cocasse qu’a donné lieu la dernière conférence de presse du Département d’Etat. Un journaliste de l’Associated Press a remarqué qu’en contraste aux pâles et chétifs messages de félicitations adressés au Premier ministre israélien pour sa réélection, l’Administration Obama avait mis un entrain et une chaleur particulièrement choquantes en présentant ses condoléances au Président de la théocratie chiite, pour la mort de sa mère.

Le Secrétaire d’État américain John Kerry s’est en effet fendu d’un émouvant message de condoléances que nous reproduisons ici:
“Nous adressons nos plus sincères condoléances au Président de la République islamique d’Iran Dr Hassan Rouhani et sa famille suite au décès de sa mère, Mme Sakineh Peivandi. Une telle perte est particulièrement difficile à venir à la veille de Norouz, à un moment où les familles se réunissent ensemble dans la joie et l’espoir. Nous partageons sa douleur et celle de son frère, conseiller spécial du Président Hossein Fereydoun, qui a participé aux pourparlers à Lausanne, et nous pensons à leur famille.”

Si le message n’était pas assez clair, le Département d’Etat a ensuite diffusé un tweet sur le même ton larmoyant. Cinglant, le journaliste d’AP a demandé à J. Kerry: “On parle du dirigeant d’un pays que vous accusez d’être leader et le commanditaire du plus grand terrorisme d’état au monde, que vous accusez d’essayer de développer une arme nucléaire dont ses dirigeants ont annoncé qu’ils visaient d’utiliser contre l’un de vos meilleurs alliés. Il est compréhensible d’exprimer ses condoléances, mais il semble que vous en fassiez trop sur ce volet […] allez-vous aussi envoyer un bouquet de fleurs ?Quel est le but que vous espérez atteindre?” Silence radio du Département d’Etat, sonné.

Durant la nuit, Washington a encore enfoncé le clou. Malgré les excuses du Premier ministre israélien après ses propos de campagne, le porte-parole de la Maison Blanche a indiqué que l’administration américaine « poursuivra la réévaluation de son attitude envers Israël ».

« Je ne veux pas d’une solution à un État. Je veux une solution durable à deux États. Mais, pour cela, les circonstances doivent changer », s’est expliqué Benyamin Nétanyahou à la chaîne américaine MSNBC, au lendemain de sa victoire aux élections législatives. « Ce qui a changé, c’est la réalité », s’est justifié M. Nétanyahou, qui reproche à l’Autorité palestinienne son refus de reconnaître le caractère juif de l’État d’Israël. Il évoque aussi le maintien du contrôle de la bande de Gaza par le Hamas.

Coolamnews

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