Le conseiller à la sécurité nationale d’Israël, Meir Ben-Shabbat, à gauche, se cogne le coude avec le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn Abdullatif al-Zayani après la signature d’un accord à Manama, Bahreïn (photo AP)

L’Arabie saoudite frappe à la porte…

L’Arabie saoudite frappe à la porte…

Si les accords de normalisation conclus entre Israël, les Emirats arabes unis, le Bahreïn et le Soudan sont des événements d’une portée historique majeure, un tel accord avec l’Arabie saoudite aurait un effet tectonique sur la géopolitique du Moyen-Orient et même au-delà sans parler de la portée symbolique voire métaphysique.

Jusqu’à présent, les autorités saoudiennes n’ont encore rien annoncé officiellement, mais les accords signés depuis le mois d’août n’auraient jamais pu se produire sans l’aval de Riyad et l’on sait par ailleurs que les plus de 300 millions de dollars exigés par Washington de la part du Soudan en faveur d’un fonds pour les familles des victimes du terrorisme d’Al-Qaïda ont été versés par les Saoudiens, afin de permettre la normalisation avec Israël.

En Israël et aux Etats-Unis les rumeurs indiquent qu’une déclaration historique pourrait encore intervenir avant l’élection présidentielle américaine.

Un haut responsable israélien a déclaré que « l’Arabie saoudite va bientôt sortir du placard ». De manière très prosaïque, à Riyad, la question est liée au passage entre générations : le prince-héritier Mohammed ben Salmane, qui entend donner une nouvelle direction au pays, est très favorable à une normalisation, alors que son père, le roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, âgé de 85 ans est plus réticent.

Ce qui fera probablement pencher la balance seront sans doute les pressions américaines qui rencontrent les intérêts stratégiques des pays du Golfe et d’Israël : créer un bloc stratégique solide face à l’Iran et en faire un fait accompli au cas où les Démocrates revenaient au pouvoir.

Les Saoudiens et les pays du Golfe n’ont pas oublié le lâchage et la trahison de l’Administration Obama qui avait fait le choix irresponsable et dangereux de l’Iran et de l’axe chiite et ils veulent faire en sorte que cette nouvelles alliances qui se tisse ne puisse être remise en question.

D’autres sources indiquent cependant que Riyad pourrait attendre de savoir qui sera le prochain président américain afin de voir avec lui les modalités d’une normalisation avec l’Etat d’Israël.

Quoi qu’il en soit, « le train a quitté la gare » et la normalisation entre Israël et le leader du monde sunnite n’est plus qu’une question de temps.

Photo Pixabay

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