Six Français et leurs deux guides tués au Niger par des hommes armés à motos

La plupart des victimes ont été tuées par balles par des assaillants à moto, dans une réserve au sud-est de Niamey, la capitale du pays.

 Des soldats chargés de la protection des touristes au Niger, en février dernier (Archives)
Des soldats chargés de la protection des touristes au Niger, en février dernier (Archives) Souleymane Ag Anara/AFP

Le 9 août 2020 à 17h00, modifié le 9 août 2020 à 19h53

Un drame dans une zone sous tension. Six touristes français et deux guides nigériens ont été tués dimanche par des hommes armés au Niger, ont annoncé les autorités locales.

L’attaque, perpétrée par des hommes venus en motos, s’est produite dans la zone de Kouré, au Niger, qui abrite les derniers troupeaux de girafes d’Afrique de l’ouest, selon une source officielle.

« Il y a huit morts : deux Nigériens dont un guide (touristique) et un chauffeur, les six autres sont des Français », a déclaré le gouverneur de Tillabéri, Tidjani Ibrahim Katiella. « Nous sommes en train de gérer la situation, on donnera plus d’informations après », a indiqué le gouverneur qui n’a pas donné de détails sur les circonstances de l’attaque, ni sur l’identité des assaillants.

« L’attaque a eu lieu vers 11h30 (12h30 à Paris) à 6 kilomètres à l’est de la localité de Kouré » qui se trouve à une heure de route de Niamey, sur la route nationale numéro 1, a expliqué, de son côté, une source proche des services de l’environnement. En début de soirée, l’Elysée a confirmé qu’il y avait des victimes françaises dans l’attaque, sans en donner le nombre.

Plaque verte d’ONG recensée par le corps diplomatique

Un repaire de djihadistes sahéliens

« La plupart des victimes ont été abattues par balles et une femme qui a réussi à s’enfuir a été rattrapée et égorgée. Sur place, on a trouvé un chargeur vidé de ses cartouches », a relevé cette source. « On ne connaît pas l’identité des assaillants, mais ils sont venus à motos à travers la brousse et ont attendu l’arrivée des touristes. Le véhicule emprunté par les touristes appartient à l’ONG Acted ».

Il s’agit de la première attaque qui a visé des touristes occidentaux dans cette zone, depuis qu’elle est devenue une attraction touristique il y a une vingtaine d’années, quand un petit troupeau de girafes peralta, une espèce qui a disparu du reste de la planète, fuyant braconniers et prédateurs, y avait trouvé un havre de paix.

La région de Tillabéri est une vaste zone instable. Située dans la zone de « trois frontières » entre Niger, Burkina Faso et Mali, elle est devenue un repaire des djihadistes sahéliens, dont l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS). Depuis le mois de janvier, la circulation des motos y est d’ailleurs interdite de jour et de nuit, pour tenter de prévenir les déplacements de djihadistes.

Une zone jugée dangereuse

Une bonne partie du pays est classée en rouge (formellement déconseillée) par le ministère des Affaires étrangères français, qui souligne que « les lieux publics où se concentrent les expatriés sont particulièrement visés ». La zone de Kouré, où le drame s’est déroulé, est quant à elle classée orange : les voyages y sont déconseillés sauf pour raison impérative.

Ministère des Affaires étrangères
tMinistère des Affaires étrangères  

« En raison de la situation sécuritaire dans toute la région, la menace terroriste pesant sur le Niger, en particulier hors de la capitale et près des frontières, est élevée. Des mouvements terroristes présents au Sahel ainsi qu’au Nigeria et dans la zone lacustre (Boko Haram) sont susceptibles de conduire des opérations au Niger », développe le ministère sur son site.

« Les actions perpétrées depuis quelques années aux frontières du Niger (enlèvements, attentats, attaques) soulignent la persistance et la diversité de la menace malgré la mobilisation des forces de sécurité et de défense des pays de la région pour les combattre », ajoute le Quai d’Orsay.

leparisien.fr

3 Commentaires

  1. Que fait la France au niger et dans la region?à part securiser les gisements d’uranium? Blaireaux de tous poils apprenez si vous ne le savez pas déjà qu’un attentat est toujours « lache barbare »etc,etc..ainsi que le souligne les communiqués de l’elysee et du quai d’orsay la barbarie de cet attentat minutieusement preparé ( avec des complicités?) s’adresse en premier lieu à l’opinion publique francaise et par ricochet à l’elysee les ONG servent toujours de pretexte à une presence militaire je trouve que la France a une très grande region à securiser cela necessite beaucoup de personnel militaire et de materiel qu’elle n’a pas forcement..Les armees locales?…bof dans ces configurations de terrain les terroristes sont difficiles à localiser et à detruire les complicités locales sont nombreuse eu egard à ses intérêts la France est condamnée à rester.Maintenant en France, ily à une population afro-sahelienne consequente facilement travaillable par les jiadistes (qui ne s’en privent pas) joseph

  2. aaahhh! ces humaniterre a terre !!

    faut avoir dépassé le stade ultime de la connerie pour aller foutre les pieds dans ces trous merdeux…….

    comme tous ces autres bacs a déchets que sont les « pays » tout autour

    seule la Chine pourrait conquerir ce continent que l’ europe a abandonné

    en commençant par stériliser tout le monde, et dans cinquante ans l’ afrique jaune sera une réalité

    avec 1600 millions de chinois, le grand remplacement des noirs par du jaune, est une anecdote

  3. LES HUMANITAIRES FRANCAIS DEVRAIENT CONTINUER A VOULOIR AIDER LES AFRICAINS MAIS ALORS IL FAUT QU’ILS PRENNENT UN ALLER SIMPLE POUR SE RENDRE SUR PLACE.LE RETOUR SERA ASSURE PAR LES POMPES FUNEBRES !!!!

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