Nasrallah menace Israël et l’Arabie Saoudite, l’Iran déploie des drones

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Netanyahu met en garde l’Iran et la Syrie ; Nasrallah, menace l’Arabie Saoudite. L’Iran redéploie de gros drones Saegheh-2 sur la base T-4

 

Hassan Nasrallah, du Hezbollah, menaçait implicitement l’Arabie saoudite et Israël quand il a déclaré vendredi 11 juillet que la portée de ses missiles précis s’étendait au sud de la ville d’Eilat, la plus au sud d’Israël. Il répliquait à la référence pointée par le Premier ministre Binyamin Netanyahu désignant la Syrie et l’Iran, quand il a parlé jeudi de l’emploi de la gamme de chasseurs furtifs F-35 israéliens.

La menace évoquée par Nasrallah envers l’Arabie saoudite est liée aux dernières informations des services de renseignement américains, rapportées par les sources de DEBKAfile, selon lesquelles les insurgés yéménites houthis hésitent à continuer de tirer des roquettes iraniennes sur des villes saoudiennes. Le dirigeant du Hezbollah semblait prêt à prendre le contrôle de la campagne orchestrée par l’Iran contre l’Arabie saoudite à travers le Yémen, en mettant en place des tirs de missiles (contre Israël ou/et l’Arabie Saoudite) en provenance de Syrie et d’Irak. Ce changement mordrait profondément dans la stratégie américano-israélienne d’alignement d’un pacte de défense occidental, arabe et israélien dans la lutte contre l’Iran. Les deux puissances seraient présentés comme incapables de protéger leur allié.

Dans le même temps, Nasrallah et le Premier ministre Netanyahu sont des stratèges avisés qui connaissent les limites exactes de leur force et de leur liberté d’opération. Le chef du Hezbollah a caricaturé un procédé employé par Netanyahu et affiché une carte d’Israël pour montrer la portée de ses missiles, y compris l’aéroport Ben Gourion et les centrales électriques le long de ses côtes, et la manière dont ils amèneraient Israël «au bord de l’extinction». “Mais il a fini en disant:” Le Hezbollah n’est pas le leader de la bataille en Syrie, pas plus que l’Iran. “

Hezbollah leader Sayyed Hassan Nasrallah delivers a speech

Hezbollah leader Sayyed Hassan Nasrallah delivers a speech. (photo credit: REUTERS)

C’est interprété comme signifiant qu’Israël est libre de continuer à frapper des cibles iraniennes et du Hezbollah en Syrie. Mais, tout comme ni Nasrallah ni ses chefs iraniens ne détermineront le sort ultime de la Syrie, les bombardements de Netanyahu n’y parviendront pas plus.

Il sait de quoi il parle. Les sources militaires et de renseignement de DEBKAfile notent que depuis deux mois, les Russes limitent discrètement les zones d’opérations disponibles en Syrie pour les Iraniens et leurs alliés. Ils les ont chassés des zones frontalières israélo-syriennes et des montagnes de Qalamoun qui chevauchent le panorama de la frontière syro-libanaise, à l’exception d’un étroit corridor pour l’autoroute Damas-Beyrouth et d’un avant-poste à Zabadani.

Avec la fin de la guerre en Syrie dans la plupart des secteurs, Nasrallah a été en mesure de rapatrier les deux tiers de ses forces au Liban : alors que près de 10 000 hommes se battaient pour Bashar Assad au plus fort du conflit, il en reste 2 000 à 3 000 en Syrie à l’heure actuelle. Nasrallah a donc commenté dans son discours de vendredi : “Nous avons redéployé et réduit nos forces en Syrie en raison de l’amélioration de la situation en matière de sécurité.”

Nasrallah prend soin de ne pas critiquer les actions militaires russes en Syrie, tout comme le Premier ministre israélien ne dit jamais un mot contre les mouvements militaires américains dans ce pays. Tous deux tiennent compte du fait que les grandes puissances sont guidées par des préoccupations et des considérations qui transcendent celles de Beyrouth, de Téhéran et de Jérusalem. Parfois, leurs politiques présentent des contradictions apparentes. Par exemple, les Russes, après s’être profondément attaqués aux forces iraniennes en Syrie, notamment en les expulsant des bases aériennes utilisées par l’armée de l’air russe, leur ont récemment donné la permission de retourner sur la grande base aérienne T-4 près de Homs. Téhéran n’a pas perdu une minute avant de renvoyer sur la base une flotte de ses gros drones Saegheh-2 furtifs. Ils n’étaient pas plus tôt en place et avaient juste été installés sur T-4, lorsque la frappe aérienne israélienne du 1 er juillet les a détruits.

Moscou, Téhéran et Jérusalem ont gardé le secret sur les informations concernant cette opération israélienne. Ainsi, Nasrallah a pu affirmer sans crainte de démenti vendredi : “La dernière frappe israélienne contre la Syrie ne visait pas des cibles importantes.” Cependant, il est important de noter un autre de ses commentaires : “Qui a dit que nous n’avions pas de missiles anti-aériens et qui a dit ce que nous faisons? Nous suivons la politique d’ambiguïté constructive à cet égard. “

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Netanyahu warns Iran & Syria; Nasrallah, Saudi Arabia. Iran redeploys big Saegheh-2 drones at T-4

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