Selon les députés arabes, Israël n’est pas en droit de régir leur accès à l’esplanade des Mosquées

Les députés israéliens sont autorisés mardi seulement à titre de « journée test » à se rendre sur le Mont du Temple (l’esplanade des Mosquées pour les Musulmans) dans la vieille ville de Jérusalem, théâtre d’une vague de violences le mois dernier, suite aux meurtre de deux policiers israéliens le 14 juillet par un terroriste arabe israélien.

Afin d’éviter tout débordement, les députés souhaitant se rendre sur le site devaient déposer une demande 24 heures au préalable, a rappelé l’envoyé spécial d’i24NEWS à Jérusalem.

Les députés Yehuda Glick, rabbin israélo-américain et figure la plus connue de la revendication de certains juifs qui réclament le droit à prier sur l’esplanade des Mosquées, et Shuli Moalem-Rafaeli du parti Habayit Hayehudi (nationaliste religieux) sont les deux seuls responsables à avoir déposé une demande de visite.

M. Glick s’est rendu sur le site en début de journée vers 9H00 (heure locale) pour une visite d’environ une demi heure. M Moalem est également attendu dans les heures à venir.

De leurs côtés, les députés arabes israéliens n’ont pas souhaité se soumettre à la démarche administrative requise par les autorités, prétextant que le gouvernement de l’Etat hébreu n’était pas en droit de régir leur accès à l’esplanade des Mosquées, a-t-on précisé à i24NEWS.

Matthias Inbar - i24NEWSLe député israélien Yehuda Glick en visite au Mont du Temple à Jérusalem, le 29 août 2017
Matthias Inbar – i24NEWS

L’initiative de cette « journée test » intervient dans un contexte d’apaisement des tensions à Jérusalem et « au vu de l’amélioration de la situation de la sécurité sur le site », avait indiqué un responsable israélien cette semaine.

« Après consultations avec les responsables des services de sécurité, le Premier ministre a décidé de permettre des visites de députés sur le mont du Temple durant une journée, à ce stade, le mardi 29 août », avait-il précisé.

Cette autorisation est une première depuis 2015, date à laquelle le gouvernement avait interdit l’accès du lieu suite à de violents incidents.

Le député Glick, avait alors fait appel en mars auprès de la Cour suprême israélienne contre cette interdiction.

Ahmad Gharabli (AFP)Des fidèles prient sur l’esplanade des mosquées à Jérusalem, le 14 novembre 2014, Israël ayant autorisé pour la première fois depuis longtemps tous les musulmans à venir s’y recueillir Ahmad Gharabli (AFP)

Le 4 juillet, le ministère de la Justice avait annoncé que les parlementaires pourraient à titre de test se rendre pendant plusieurs jours sur le mont du Temple à partir du 23 juillet.

L’autorisation avait été reportée suite à l’attentat du 14 juillet, qui avait conduit les autorités israéliennes à installer des détecteurs de métaux aux entrées de l’esplanade, provoquant la colère des autorités musulmanes, et une vague de manifestations violentes.

Lors de cette période de tension, sept Palestiniens avaient été tués et trois Israéliens membres d’une même famille poignardés à mort par un terroriste palestinien qui s’était introduit chez eux dans l’implantation de Halamish.

i24news

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