Mesures prises contre le Hezbollah dans le monde

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ÉTATS-UNIS

Le 16 décembre 2015, le Congrès des États-Unis adopte à l’unanimité une loi frappant de sanctions les banques finançant sciemment le Hezbollah, appelée “Hezbollah International Financing Prevention Act of 2015”. Cette loi prévoit de sanctionner les institutions financières étrangères qui feraient des transactions avec le parti chiite libanais ou blanchiraient des fonds pour le compte de la formation, qualifiée de terroriste par Washington depuis 1997.

Le texte prévoit également que l’administration américaine rende d’ici avril des rapports décrivant les activités du Hezbollah dans le trafic de drogues, ainsi que ses possibles activités criminelles transnationales comme le trafic d’êtres humains. Et d’ici mars 2016, Washington devra désigner dans un rapport au Congrès les opérateurs qui gardent des liens avec la chaîne de télévision du Hezbollah, al-Manar, déjà désignée comme une organisation terroriste par les États-Unis, et qu’ils cherchent à couper des opérateurs satellitaires qui la diffusent.

Il s’agit de la dernière des nombreuses mesures prises par l’administration américaine contre le Hezbollah, notamment par le département du Trésor contre des cadres du parti ou des personnes soupçonnées de soutenir l’organisation.

Comme les États-Unis, d’autres pays occidentaux et plusieurs monarchies du Golfe ont adopté des sanctions contre le parti chiite.

 

ARABIE SAOUDITE

Le 26 novembre 2015, le gouvernement saoudien annonce qu’il gelait les avoirs en Arabie saoudite de 12 dirigeants présumés du Hezbollah et des organismes économiques liés à ce groupe politico-militaire accusé, par le ministère saoudien de l’Intérieur, de “provoquer le chaos” au Moyen-Orient.

Ali Moussa Dakdouk Moussaoui, arrêté en Irak pour avoir participé à un attentat qui a coûté la vie à 5 soldats américains, puis libéré après le retrait américain du pays ; Mohammad Kawsarani, responsable du dossier irakien au sein du Hezbollah ;  Adham Tabaja et son entreprise, le groupe Inma’ pour les affaires de tourisme et Moustapha Badreddine, l’un des accusés par le TSL d’avoir participé à l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri font partie des personnes sanctionnées par Riyad.

En mai 2015, Riyad sanctionne deux personnes, présentées comme des dirigeants du Hezbollah, en les accusant d'”ingérence” dans les affaires du Yémen où l’Arabie saoudite mène depuis mars une coalition militaire arabe contre les rebelles chiites houthis, soutenus par l’Iran.
Durant le mois de juin 2013, une trentaine de Libanais de confession chiite ont été expulsés d’Arabie saoudite.

Les relations de l’Arabie saoudite sunnite avec l’Iran chiite, son rival régional, ainsi qu’avec le Hezbollah, l’allié de l’Iran, sont très tendues. La tension dans ces relations s’est accentuée avec la crise en Syrie où l’Iran et le Hezbollah sont les principaux alliés du régime de Bachar el-Assad, alors que l’Arabie saoudite soutient les rebelles qui combattent ce régime.

 

AUTRES PAYS DU GOLFE

Le 10 juin 2013, le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui regroupe, en plus de l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis (EAU), le Qatar, le Koweït, Oman et le Bahreïn, annonce qu’il allait révoquer les permis de séjour de personnes associées au Hezbollah et de contrôler leurs activités commerciales et leurs biens.

Le ministre délégué à l’Intérieur de Bahreïn, le général Khaled al-Absi, avait, à l’époque, justifié cette décision par “la découverte de plusieurs cellules terroristes du Hezbollah dans les États du Golfe, leur participation à la formation de groupes terroristes et leur implication flagrante en Syrie”.

Suite à cette décision, plusieurs immigrés libanais ont été priés de quitter le Qatar et les Émirats arabes unis. Ces expulsions, simultanées et rendues publiques, ne sont pas une première.

 

ISRAËL

En 1989, le gouvernement israélien décrète que le Hezbollah est désormais considéré comme une organisation terroriste. Farouche combattant d’Israël, le “parti de Dieu” a été créé à l’initiative des Gardiens de la Révolution iraniens en 1982 à Baalbeck (Békaa) dans la foulée de l’invasion israélienne du Liban, en 1978. Solidement implantée dès 1985 au Liban-Sud, sa branche militaire, la Résistance islamique, mène des attaques souvent meurtrières qui contraignent en 2000 Israël à évacuer le Liban après 22 années d’occupation. En juillet 2006, Israël et le Hezbollah s’opposent dans un conflit sanglant tuant plus de 1 200 Libanais, des civils pour la plupart, et 160 Israéliens, des soldats en majorité.

 

 

UNION EUROPÉENNE

En juillet 2013, l’Union européenne inscrit la branche armée du Hezbollah sur sa liste des organisations terroristes, tout en affirmant sa volonté de “poursuivre le dialogue” avec la branche politique du parti

Officiellement, l’accord de l’UE repose sur les “preuves” que la branche armée du Hezbollah est liée à des actes terroristes perpétrés sur le territoire européen. Il s’agit de l’attentat qui avait fait sept morts – cinq Israéliens, un Bulgare et l’auteur présumé – à l’aéroport de Bourgas (Bulgarie), le 18 juillet 2012. Les Européens citent également la condamnation en mars de la même année à Chypre d’un membre présumé du Hezbollah accusé d’avoir planifié une attaque contre des intérêts israéliens.

En 2004, les Pays-Bas définissent le Hezbollah comme étant une organisation terroriste, ne faisant pas de différence entre les ailes politique et militaire du mouvement.

Et en 2008, le Royaume-Uni ajoute la totalité de la branche armée du Hezbollah à sa liste des organisations terroristes interdites. Seule “l’organisation de la sécurité extérieure” du Hezbollah figurait auparavant sur cette liste, créée dans le cadre d’une législation antiterroriste renforcée votée en 2000.

 

CANADA

En 2002, le gouvernement canadien ajoute le Hezbollah sur sa liste des organisations soupçonnées de terrorisme interdites au Canada. Quiconque appartient ou soutient l’une de ces organisations est passible d’une peine de dix ans de prison. Jusque-là, seule la branche armée du Hezbollah était interdite au Canada, ce qui permettait à la branche dite “caritative” du mouvement de poursuivre ses activités de financement.

 

AUSTRALIE

En 2003, les autorités inscrivent une branche du Hezbollah chargée de l'”organisation de la sécurité extérieure” dans sa liste de groupes terroristes.

AFP/OLJ

1 COMMENT

  1. Une très belle photo de nazislamites chiites faisant le salut hitlérien parce qu’ instruits par de vieux allemands nazis ayant trouvé abri et soutient dans les pays arabes à la fin de la deuxième guerre mondiale !

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