« Unité fantôme » : que savons-nous de la brigade du Hamas responsable de la détention des otages israéliens à Gaza ?

Créée en 2006 suite à l’enlèvement du soldat israélien Gilad Shalit, l' »Unité fantôme » est devenue la division la plus secrète des Brigades Izad al-Din al-Qassam, l’aile militaire du Hamas, et était dirigée par le défunt chef d’état-major des Brigades, Mohammed Deif.

Ces membres étaient soigneusement sélectionnés après un entraînement rigoureux portant notamment sur la guerre psychologique et la stabilité émotionnelle.

Des sources de sécurité ont révélé que l’unité supervisait la détention des otages israéliens, civils et militaires, capturés lors de l’attaque du 7 octobre.

Toutefois, le Hamas refuse de divulguer le nombre exact de prisonniers israéliens en sa possession ou leur lieu de détention. Les médias israéliens ont rapporté que certains détenus, comme Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, sont entrés dans la bande de Gaza il y a plusieurs années de leur propre chef.

L’otage américano-israélien Keith Siegel, 65 ans, est escorté par des combattants de l’unité fantôme du Hamas alors qu’il est remis à la Croix-Rouge, 01.02.2025 – Mohammed Hajjar/AP

 

L'otage américano-israélien Keith Siegel, 65 ans, est escorté par des combattants de l'unité fantôme du Hamas alors qu'il est remis à la Croix-Rouge, 01.02.2025

L’otage américano-israélien Keith Siegel, 65 ans, est escorté par des combattants de l’unité fantôme du Hamas alors qu’il est remis à la Croix-Rouge, 01.02.2025 – Mohammed Hajjar/AP

Les responsables du Hamas affirment que l’unité traite les prisonniers « conformément aux valeurs islamiques », mais ils sont réticents à donner des détails sur les conditions de leur détention.

Les services de renseignement israéliens suggèrent que l’unité secrète utilise des méthodes sophistiquées pour tromper les opérations de traçage, notamment en déplaçant les prisonniers d’un tunnel à l’autre.

Pendant 18 ans, l’unité a réussi à rester à l’écart des projecteurs, mais elle s’est fait connaître lors d’un accord historique en 2011, lorsque 1 027 prisonniers palestiniens ont été libérés en échange du soldat Gilad Shalit, et à nouveau en 2022, lorsqu’un de ses membres a été tué lors d’un raid israélien.

On pense que les vidéos divulguées de Shalit pendant sa captivité faisaient partie de la stratégie de pression psychologique du Hamas, une tactique utilisée par « l’Unité fantôme ».

Cette tactique a été utilisée à plusieurs reprises pendant la guerre contre Gaza, lorsque des clips de prisonniers israéliens à l’intérieur de Gaza ont été publiés avec des messages destinés au Premier ministre Benjamin Netanyahu et aux dirigeants politiques de l’État hébreu, appelant à la fin de la guerre et à un accord d’échange avec le Hamas.

Soldat israélien Gilad Shalit avec un journal (permettant dater la vidéo et la preuve qu'il était en vie) dans un lieu inconnu, vendredi 2 octobre 2009Soldat israélien Gilad Shalit avec un journal (permettant dater la vidéo et la preuve qu’il était en vie) dans un lieu inconnu, vendredi 2 octobre 2009 – Hamas Video 

Malgré le mystère qui l’entoure, le Hamas a confirmé que l' »Unité fantôme » était soumise à des normes de sécurité élevées : ses membres font l’objet de fouilles surprises, leurs téléphones ne peuvent pas se connecter aux réseaux ordinaires et certains d’entre eux ne connaissent même pas l’identité de leurs collègues.

Face à la complexité de la scène, l' »Unité fantôme » reste une énigme que le Hamas utilise comme carte de pression. À travers elle, le Hamas affirme que la bataille pour Gaza ne se déroule pas seulement en surface, mais aussi dans des labyrinthes et des tunnels sous le sable qui visent à changer les règles du jeu dans le conflit qui l’oppose à Israël.

JForum.fr

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

5 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
Asher Cohen

Hier, j’ai écrit sur Jforum, voir post ci-dessous, qu’  »Israël n’est pas un pays de Justice puisque pour le moindre otage, sont libérés des dizaines de tueurs de Juifs. Cela veut dire que la vie d’un youpin vaut 50 fois moins que la vie d’un tueur arabe, qui aurait dû, en toute logique, être exécuté. »

Ce matin, le Times of Israël s’empresse de publier ( en réplique ? ), le cas de Wasim al Sayed, un arabe d’Hébron, affilié à Isis, reconnu coupable du meurtre de 2 juifs âgés en 2019, d’un travailleur moldave en 2022, d’avoir blessé une autre personne et avoir tenté d’égorger une jeune fille de 14 ans. Le Tribunal de district de Jérusalem le condamne à 3 peines de prison à vie plus 40 ans de prison en prime, et surtout à ne jamais être éligible pour être libéré, même dans une négociation diplomatique.

Cela ne fait que confirmer ce que j’ai écrit hier. Garder ce tueur de youpins en prison, des années au frais du con-tribuable Juif, est une double peine pour nous les Juifs. Notre paracha Choftim précise  » la Justice tu rechercheras  ».En refusant de condamner à mort et faire exécuter rapidement ce tueur de Juifs, les juges de Jérusalem, probablement ashkénazes, se prennent pour Dieu, ne veulent pas baser leur pensée et leur décision sur la Réalité, et ne font que confirmer qu’Israël n’est toujours pas un pays de Justice. Les juges askénazim préfèrent pratiquer l’hypocrisie catholique, dans laquelle ils ont baigné durant des siècles en Europe, à notre Justice Juive, vie pour vie. Les juges de Jérusalem ont beau prétendre qu’il ne sera jamais libéré, il y aura toujours des politiciens merdeux pour le relâcher. Combien de Juifs ont été tués à la suite de la libération de Sinwar? Pauvre Séfarad que je suis, cherchant à convaincre les Askenazim, contaminés par l’hypocrisie catholique, de la nécessité pour la Nation Juive d’envoyer les tueurs de youpins à la potence. Que notre Dieu de Justice ait pitié de nous!

MAX BENCHETRIT

Tu restes toujours raciste envers les ashkenazes.change de disque. En plus tu comptes à l’envers un juif vaut 50 hamas, pas le contraire.
Mais je comprends ta colère

Asher Cohen

Israël n’est pas un pays de Justice puisque pour le moindre otage, sont libérés des dizaines de tueurs de Juifs. Cela veut dire que la vie d’un youpin vaut 50 fois moins que la vie d’un tueur arabe, qui aurait dû, en toute logique, être exécuté.

Ensuite, la vie en Israël n’est pas sécurisée pour les Juifs. De grands responsables du pogrom du 7 octobre 2023 sont les ingénieurs et militaires qui ont prétendu réaliser le design du système de sécurité entourant Gaza, sans en avoir au préalable identifié les risques de défaillance potentielle. Cela fait minable. Et en prime, une fois le mal réalisé, chacun en Israël s’est renvoyé la balle de la responsabilité. Faire porter le chapeau à Netanyahou, qui aurait fait preuve de négligence face aux alertes reçues, est une porte de sortie bien facile. Dire que toute cette merde hypocrite, le jour de Kippour, à la synagogue, récite la Nei’la et demande le pardon à Dieu. Les Askénazim ont trop longtemps vécu en Europe pour ne pas être contaminés par l’hypocrisie des catholiques.

Tout cela va à l’encontre des principes fondamentaux de notre Judaïsme (Justice, responsabilité de ses choix et actions, etc..), et selon la Loi de la Compensation Israël va encore le payer très cher. Notre Dieu, donc la Réalité, ne nous pardonnera pas pour de bons motifs. Ce qui est rassurant c’est quand même d’apprendre que certains otages ont jeûné pour Kippour et le 9 av, et refusé de manger du pain pour Pessah,etc..En captivité, ils se sont raccrochés au Judaïsme, comme les internés Juifs d’Auschwitz. Gardons l’espoir, il existe encore des Juifs qui restent Juifs quelles que soient les circonstances !

Damran

Dans le cadre de la série « Concerto pour un pipeau » voici le dernier épisode.
Ces ordures animalisées veulent faire croire à l’existence d’une organisation ultra secrète qui n’existe que dans leurs cerveaux criminels remplis de haine.
Si cette unité existait vraiment, le Mossad et les autres services de sécurité de Tsahal l’auraient déjà identifiée, et tenté de l’éliminer au moins partiellement.
La guerre psychologique fait partie de la panoplie de cette pourriture à détruire….

Franck DEBANNER

Dans tous les cas, c’est franchement inutile de faire connaitre au grand public, toutes les sortes de déchets qu’on trouve dans la déchèterie du goush Katif. Le public ne s’intéresse qu’au tonnage détruit, à condition que ce tonnage soit au moins, supérieur à une tonne, c’est à dire en moyenne douze déchets crevés.

Dernière modification le 1 année il y a par Franck DEBANNER