C’est aujourd’hui le dernier jour pour adhérer au parti et désigner son candidat pour les Présidentielles. Depuis fin septembre et l’annonce de la procédure de congrès, les adhésions LR ont augmenté de 67 % !

Même si le fade Michel Barnier, candidat du consensus mou, est pressenti, l’issue du Congrès du 4 novembre est encore incertaine.

Le parti Les Républicains comptait lundi 15 novembre au soir 132 500 adhérents, à la veille de la clôture des adhésions pour participer au Congrès, a appris franceinfo auprès du parti. Cela représente une augmentation de plus de 53 000 adhérents (+ 67%) depuis le lancement du processus de Congrès fin septembre.

La hausse est de plus de 8 000 encartés depuis le 12 novembre, date de la dernière synthèse hebdomadaire détaillée qui faisait état de 124 411 adhésions.

Sur les 124 411 adhérents LR, 61 207, la moitié, sont de nouvelles adhésions. Pour 63 204 d’entre eux, il s’agit d’un renouvellement, indique cette synthèse hebdomadaire détaillée.

Les Alpes-Maritimes et Paris parmi les fédérations comptant le plus d’adhérents

Parmi les fédérations les plus importantes, en nombre d’adhérents, on trouve en tête les Alpes-Maritimes : 9 010 adhérents, dont 5 268 nouveaux (+ 141%). C’est le département où est élu le député Éric Ciotti. Vient ensuite Paris, avec 8 955 adhérents, dont 5 419 nouveaux (+ 153%).

Dans les Hauts-de-Seine, on compte 6 427 adhérents, dont 3 659 nouveaux (+ 132%). C’est le département où est élu Philippe Juvin, maire de La Garenne-Colombes.

Dans les Bouches-du-Rhône, on compte 5 355 adhérents, dont 2 812 nouveaux (+ 111%). Dans les Yvelines, il y a 4 827 adhérents, dont 2 867 nouveaux (+ 153%), terre d’élection de Valérie Pécresse, présidente de région Île-de-France. Dans le département d’origine de Michel Barnier, la Savoie, on enregistre 1 681 adhérents, dont 1 265 nouveaux (+ 304%).

Sur les terres électorales de Xavier Bertrand, actuel président de la région des Hauts-de-France, dans l’Aisne 1 084 adhérents, dont 550 nouveaux (+ 104%).

Le nombre d’adhérents presque multiplié par deux en un an

Mardi 16 novembre est le dernier jour pour adhérer au parti si on veut pouvoir voter le 4 décembre prochain pour choisir le candidat de la droite pour l’élection présidentielle de 2022. Ce processus suscite l’intérêt à en croire les chiffres. Le parti Les Républicains a presque doublé son nombre d’adhérents depuis un an, et le phénomène s’est accéléré ces dernières semaines.

Reste à savoir maintenant pour qui vont voter ces nouveaux venus. Valérie Pécresse et Xavier Bertrand espèrent en profiter, ils sont revenus au sein du parti en battant le rappel auprès de leurs militants respectifs. Mais quand on regarde la répartition géographique, on observe un pic massif d’adhésions dans la puissante fédération des Alpes-Maritimes, département d’Eric Ciotti, des poussées moindres en Hauts-de-Seine où est élu Philippe Juvin ou en Savoie d’où est originaire Michel Barnier.

Les Républicains : se droitiser ou se macroniser !

À Colombey-les-Deux-Églises, ils avaient joué la carte de l’unité. En pleine euphorie gaullienne, la semaine dernière, Xavier Bertrand, Éric Ciotti, Valérie Pécresse, Michel Barnier et Philippe Juvin s’étaient recueillis tous ensemble sur la tombe du Général. Une semaine après le premier des quatre débats prévus dans le cadre du congrès du parti, les candidats à l’investiture LR avaient promis de ne pas s’agresser, tout en se démarquant les uns des autres. Tout un programme. Hier soir, sur le plateau de BFM TV, on a longtemps eu du mal à trouver les nuances. Éric Ciotti a une nouvelle fois semblé le plus à l’aise sur les questions migratoires et identitaires. Proposant la fin du droit du sol, du regroupement familial et l’instauration d’un permis à points calqué sur le modèle canadien, le député des Alpes-Maritimes a affirmé sa radicalité.

En face, ses camarades républicains se sont montrés plus frileux. Alors que Valérie Pécresse a tenté d’expliquer son système de quotas migratoires annuels — et ses différences avec le fameux moratoire proposé par Michel Barnier —, Xavier Bertrand a choisi la voie du concret : diminution de 30 % de l’immigration de travail, 50 % de celle des étudiants et 70 % de celle due au regroupement familial. Des propositions qui ont provoqué l’indignation dans l’opposition. À l’image de Christophe Castaner, qui n’a pas hésité à parler de “zemmourisation” du camp LR.

Comme lors du premier débat, le nom de l’ancien chroniqueur de CNews était dans tous les esprits. Et les cinq prétendants à l’investiture du parti n’ont pas échappé aux questions d’Apolline de Malherbe et de Maxime Switek sur les récents propos du polémiste. Venu rendre hommage aux victimes du 13 novembre 2015 devant le Bataclan, Éric Zemmour a pointé du doigt la « responsabilité criminelle » de François Hollande. « Je ne me laisserai pas enfermer dans le politiquement correct de commentateurs qui bornent le camp du bien ou du mal et qui autorisent à dire ou à ne pas dire », a répondu Éric Ciotti, en prônant un « quoi qu’il en coûte sécuritaire ». Ses adversaires du soir, désireux de ne pas se montrer trop complaisants avec la ligne Zemmour, ont critiqué la sortie de ce dernier. Une « provocation pas très digne », pour Michel Barnier, rejoint par le président des Hauts-de-France. « En cette journée anniversaire, on attendait de la dignité et du respect ; visiblement dignité et respect ne sont pas deux notions qui habitent monsieur Zemmour », a lâché Xavier Bertrand. L’union des droites n’est pas encore à l’agenda du jour.

 

Sources : FranceTVInfo  &  Valeurs Actuelles

 

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