L’Iran bombarde un village kurde après la mort de Pasdaran. Vidéo

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La fumée monte après que des obus d’artillerie iraniens ont frappé des zones le long de la frontière frontalière de la région du Kurdistan avec l’Iran lors d’attaques antérieures similaires à celles de mercredi. (Photo: Kurdistan 24)

L’Iran bombarde un village kurde après l’élimination d’un membre de l’IRGC par des combattants de l’opposition

Par: Kosar Nawzad

Source: Kurdistan 24

Le drone iranien Mohajer 6 que l’IRGC a affirmé avoir utilisé lors d’une opération contre les bases de groupes armés kurdes iraniens dans la région du Kurdistan, le 10 juillet 2019. (Photo: Tasnim)

ERBIL (Kurdistan 24) – Lors de la deuxième attaque de ce type mercredi, l’armée iranienne a dirigé des tirs d’artillerie sur des montagnes bordant un village de la province iranienne kurde (Rojhilati) de Kermanshah, ont rapporté les médias locaux. L’action semble être une réponse à la mort de deux membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) lors d’un affrontement plus tôt dans la journée avec des combattants inconnus qui auraient été alliés à des groupes d’opposition iraniens.

Le bombardement visait les hauteurs du village de Biyola, situé dans le district de Javanrud (Jwanro), dans la province de Kermanshah, a rapporté Hengaw, un observateur local qui renseigne et écrit sur les violations des droits de l’homme perpétrées contre les Kurdes à Rojhilat. À ce jour, aucune victime n’a été signalée à la suite du dernier bombardement.

Plus tôt dans la journée, un groupe d’hommes armés non identifiés à ce moment-là, s’est affronté avec une équipe du CGRI près de Biyola, faisant un mort. L’agence de presse semi-officielle Fars a rapporté qu’il s’agissait d’un officier à la retraite, Mohammed-Khan Soleimani-Nasb, de Jwanro.

Le bombardement a eu lieu au lendemain d’un autre  incident  survenu à environ 250 kilomètres au nord-ouest de Jwanro, à la périphérie de la ville de Piranshahr, dans la province de Rojhilati, située dans la province de l’Azerbaïdjan occidental. Un groupe d’opposition armé, qui a été confirmé par la suite comme membre du Parti démocratique du Kurdistan – Iran (KDP-I), a tué trois membres du CGR et en a blessé un quatrième.

Téhéran a fait suite à cette attaque de la même manière et a  bombardé  des zones voisines ainsi que plusieurs villages situés de l’autre côté de la frontière dans le district de Soran, dans la région du Kurdistan. Les bombardements ont tué une fille de 18 ans et blessé deux de ses frères et sœurs, dont l’un âgé de 14 ans.

Le gouvernement régional du Kurdistan (KRG) a publié une déclaration peu après, affirmant que les deux événements étaient une cause «d’inquiétude et de condamnation», et appelait l’Iran à mettre fin à ses campagnes transfrontalières. Il a également appelé les groupes d’opposition à cesser d’utiliser les territoires de la région comme une rampe de lancement pour des attaques dans un autre pays.

La fréquence des affrontements entre les forces iraniennes et les groupes d’opposition semble être sur une pente raide face aux tensions exacerbées entre l’Iran et les Etats-Unis, qui incluent des sanctions paralysantes imposées par Washington à l’Iran depuis plusieurs mois, plus d’un an après le retrait du président Donald Trump de l’accord international de 2015 visant à limiter la capacité nucléaire de l’Iran.

Depuis juin, les responsables iraniens ont annoncé à maintes reprises que leur gouvernement réduisait les engagements énoncés dans l’accord, connu officiellement sous le nom de Plan d’action global commun (JCPoA), qu’il semble avoir enfreint. Selon Téhéran, il a dépassé le niveau d’enrichissement d’uranium autorisé dans le cadre de l’accord et a dépassé les stocks de matières nucléaires que l’accord lui permet de maintenir. 

Par: Kosar Nawzad

Source: Kurdistan 24

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