La percée syro-chi’ite s’accentue aux portes d’Israël. Vidéo

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Al -Manar affirme avoir confisqué du matériel de guerre américano-israélien dans les bastions reconquis du front islamiste d’Al Nusra.

L’armée syrienne ravage le sud de la Syrie pour ouvrir la voie à l’Iran et au Hezbollah jusqu’au seuil du Golan israélien. 

L’offensive à grande échelle qu’a lancé l’armée syrienne dans le Sud de la Syrie, dimanche 8 février – la plus vaste dans cette région, durant tout ce conflit qui dure depuis bientôt près de quatre ans- annonce l’Acte III de la quête irano-chi’ite libanaise (Hezbollah) d’une position favorable sur la frontière israélienne du Golan, selon les sources militaires de Debkafile. Israël a fait avorter l’Acte I, le 18 janvier, par une frappe aérienne qui a éliminé une douzaine d’officiers iraniens et du Hezbollah qui sortait de Quneitra pour se rendre sur leur nouvelle base. Parmi eux, on trouvait  le Général Mohamad Ali Allah Dadiet l’officier supérieur du Hezbollah, Ali al-Tabtabani, ainsi que Jihad, le fils de l’architerroriste Imad Mughniyeh. 

Cette attaque préventive a coupé court à un mouvement de troupes pour s’emparer d’une position avancée dans le nord du Golan et contigu du Mont Hermon. 

L’Acte II est survenu dix jours plus tard, par une attaque du Hezbollah, aidé par les services de renseignements tactiques iraniens, contre une patrouille du commandement israélien, lors de laquelle sont morts le Major Yochai Klingel et le St. Sgt. Dror Nini

Bien que rien ne se soit produit durant les douze jours suivants – certaines sources du Hezbollah ont même suggéré que les comptes étaient réglés – toutes les parties en présence se sont agitées, en préparation du prochain cycle des affrontements qui ont le Golan pour théâtre d’opération. 

Le 2 février, le député iranien influent Alaeddin Boroujerdi, , Président de la Commission des affaires étrangères et de la Sécurité du Mejliss (Parlement), a déclaré que les comptes devaient toujours être réglés avec Israël, concernant l’attaque sur Quneitra et que d’autres opérations allaient survenir de façon imminente. 

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Tanks syriens près de la frontière israélienne.

Puis vinrent les mouvements du 8 février, en provenance d’une direction à laquelle on ne s’attendait pas : le sud. Des éléments de la 9ème Division et de la 121ème Brigade blindée, dotés de 50 tanks T-72 de l’armée syrienne, ont mené une offensive destinée à déblayer le terrain à l’Iran et au Hezbollah, surnommée “Operation Ali Allah Dadi pour les Martyrs de Quneitra.”

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Les accompagnant, on trouve 4.000 combattants chi’ites directement importés d’Iran pour cette bataille et plusieurs centaines d’hommes armées du Hezbollah – tous sous le commandement d’officiers des Gardiens de la Révolution iranienne. 

 

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Milices chi’ites formées par les Pasdaran.

L’opération a débuté par l’avancée d’une force conduite par l’Iran, contre la ville de Dera’a, au sud – dont une partie est détenue par les rebelles syriens – devant faire la jonction entre les frontières syrienne, jordanienne et israélienne. 

De violentes tempêtes de poussière et de sable sur la région, ont restreint la visibilité cette semaine et cloué au sol les avions de chasse syriens. Quoi qu’il en soit, les forces irano-syro-hezbollahies, grâce à leur nombre largement supérieur et à leur puissance de feu, ontété en mesure de chasser les rebelles syriens de nombreux secteurs qu’ils détenaient et de les acculer vers la frontière israélienne. 

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Combattants du Hezbollah, très près de la frontière israélienne

Mardi soir, des unités de reconnaissance terrestre ont signalé la percée de ces forces en train d’atteindre une ligne à 5 à 6 kms au sud et à l’est de Quneitra et en position pour conquérir cette ville du Golan syrien. 

Le lundi 9 février, le Ministre syrien des affaires étrangères, Walid Mouallem a insisté sur le fait que les efforts israéliens en vue de créer une zome-tampon sur le Golan, comme l’enclave sécuritaire que l’Etat juif maintenait au Sud-Liban, n’aboutiraient pas. 

L’objectif de l’offensive sur Quneitra vise clairement à éradiquer les forces rebelles syriennes, qu’on prétend être soutenues par Israël. Pour les remplacer, un contingent croupion syrien, composé essentiellement de combattants chi’ites entraînés par les forces Quds des Gardiens de la Révolution et armés par le Hezbollah viendra s’y installer. 

Téhéran, Damas et le Hezbollah ont l’intention de contraindre Israël à gober leur présence, au seuil du Golan central et du sud – après leur tentative avortée de stationner en face du secteur Nord, près du Mont Hermon, à cause du raid israélien contre leur avant-garde.

Cet ultime défi n’a, jusqu’à présent, reçu aucune réponse de la part d’Israël. Les mauvaises conditions météorologiques sur la région offrent à Netanyahu et Ya’alon l’espace de quelques jours afin de décider du prochain geste qu’ils feront. Mais ne rien entreprendre laisserait à Téhéran sortir vainqueur de cette troisième manche et décrocher la place en finale de ce bras-de-fer, pour l’obtention d’une position de choix, sur le seuil du Golan israélien. 

 debka.com, 11 février 2015, 10h 49

 

JERUSALEM — L’Iran et son supplétif, le Hezbollah opèrent ouvertement sur les hauteurs du Golan, selon un rapport de l’INSS, à Tel Aviv.

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Soldats iraniens photographiés au Liban.

L’Institut des Etudes de Sécurité Nationale déclare que Téhéran a décidé de défier directement Israël et d’établir sa présence sur la partie syrienne du Golan. Dans son rapport, l’Institut affirme que le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique et le Hezbollah coopèrent pour transformer le Golan comme tremplin pour des offensives contre Israël.

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Un soldat israélien près du passage de Quneitra traversant les Hauteurs du Golan. /Menahem Kahana / AFP / Getty Images

 « Pour la première fois les Iraniens ne dissimulent plus leur présence sur ces hauteurs du Golan, ce qui représentait, jusqu’à présent, un scénario improbable », affirme ce rapport intitulé : « Doit-on s’attendre à un conflit entre l’Axe et Israël » ?

Ce rapport, daté du 27 janvier, souligne que l’Iran cherche à assoir son emprise sur le Golan, sans prêter la moindre attention à Bachar al Assad.Son auteur, Omar Einav met en exergue que l’Iran et le Hezbollah se sont persuadés qu’Israël soutiendrait les milices rebelles islamiques sunnites sur le Golan.

« Le Hezbollah se permet une grande liberté d’action et s’affirme tête haute sur les Hauteurs du Golan. Il travaille à établir toute une infrastructure dans la région, pour mener des attaques contre Israël », selon ce rapport. « Il ne s’agit plus du tout de protéger Damas, mais de se laisser ennivré par un sentiment de puissance et de liberté, sans nécessité de prendre en compte les attentes et besoins du régime Assad, ni de savoir s’il soutient ou non ce type d’activités ».

 « C’est l’endroit désigné pour instituer de nouvelles règles du jeu entre l’Iran et Israël » ajoute ce rapport.

Ce rapport a été publié à la suite d’une frappe israélienne supposée qui a causé la mort de 13 officiers du Hezbollah et du CGRI, le 18 janvier. On a dit que les pertes comprenaient le chef des Forces Quds surt le Golan, le Général de Brigade Mohammed Ali Allahdadi et le Commandant du Hezbollah sur le Golan, Jihad Moughniyeh. « Apparemment, au regard de l’Iran et du Hezbollah, cette frappe a franchi une ligne rouge et exige des représailles faisant payer un prix élevé à Israël », rappelle le rapport.

Ce rapport ne fournit pas d’estimation précise de cette présence du Hezbollah et du Corps des Gardiens de la Révolution, dans cette province syrienne de Quneitra, située jusqu’à la frontière israélienne. Mais Einav affirme qu’on ne s’attendait pas à cette présence de l’Iran et du Hezbollah et qu’elle est étroitement surveillée par Israël.

« Téhéran porte, sans aucun doute, une attention minutieuse à la question de savoir si Israël était parfaitement informée de la présence du général iranien det de ses aides de camp dans le convoi qui a essuyé une attaque dévastatrice et à quel point ce type de renseignements a pu peser sur sa décision de le pulvériser », dit le rapport. « Il apparaît que l’objectif majeur israélien, en dehors de la paix, de la tranquillité et de la sécurité est de ne permettre, à aucun prix, à l’Iran et au Hezbollah d’établir un pied à terre et des structures de commandement & de contrôle d’activités terroristes sur les Hauteurs du Golan ».

 worldtribune.com

Adaptation : Marc Brzustowski.

1 COMMENT

  1. Une intervention dans le nord immediate et annexer les territoire syrien! l’idf est l’armee des Juifs pas l’ organisme humanitaire avec des millier de camions de produits gratuit a gaza chaque jour l’armee envoi.

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