L’UNION EUROPÉENNE POUR UN ÉTIQUETAGE JUDEN

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Le journal israélien Haaretz évoquait jeudi, jour de commémoration de la Shoa dans tout le pays, Yom Hashoa, sous la plume du commentateur des affaires étrangères du journal Barak Ravid, l’envoi d’une lettre signée par 16 ministres des affaires étrangères européens à la représentante de l’Union européenne Federica Mogherini, pour lui demander de faire avancer l’étiquetage des produits venant des implantations juives situées dans les régions de Judée et Samarie, sous contrôle israélien depuis 1967. Or cette mesure si elle est appliquée, reviendrait à inscrire Juden-Samariten (Juifs-Samaritains) sur les produits de ces deux régions d’Israël. Un acte qui ne semble pas les déranger à l’heure où, dans le même temps, Manuel Valls, lance son plan contre l’antisémitisme et le racisme.

Une mesure mal accueillie en Israël

La presse israélienne évoquait vendredi matin la lettre dévolée par le journaliste d’Haaretz, dans laquelle des ministres des affaires étrangères européens demandent à Federica Mogherini de faire avancer le sujet de l’étiquetage des produits provenant des régions de Judée et Samarie, appelées également Cisjordanie suite à leur occupation par la Jordanie de 1949 à 1967.

Cette lettre a fait l’objet de nombreuses critiques en Israël. Une critique des diplomates israéliens d’abord : selon eux avant tout, le moment est mal choisi – Yom Hashoah – pour publier cette lettre. Par ailleurs le terme de « marquage », ce jour-là, prend une signification plus lourde.

Pour les ministres européens en revanche, cette initiative permettra de pérenniser la politique de l’Europe en faveur de la création d’un 23e Etat défini comme « arabe ». Politique soutenue par l’UE et les Etats-Unis, comme par le monde « arabe ».
Selon un diplomate israélien, certains pays européens ont voulu faire passer un message en vue de la formation du gouvernement israélien, dans l’espoir de faire pression. Selon le ministère des Affaires étrangères israélien, le ministre des affaires étrangères de Belgique est à l’origine de cette initiative. Le ministre des affaires étrangères allemand est le seul à avoir exprimé des réserves à l’égard de cette initiative en raison de sa charge historique et symbolique. Il a estimé que l’Allemagne ne pouvait pas marquer une nouvelle fois « Juden » cette fois sur des produits. Car c’est bien ça dont il s’agit puisque ces produits seront indiqués comme provenant des régions israéliennes non reconnues par l’Union européenne, des régions qui ne sont autres que la Judée et la Samarie, soit le coeur de l’histoire hébreue et juive.

En Israël, le député Yaïr Lapid, ancien ministre des finances, a également téléphoné à Mogherini, selon la presse locale, pour lui signifier que cette mesure était « irresponsable » et pouvait porter atteinte à l’économie israélienne sans aucune conséquence bénéfique.

Les amis d’Israël

Le site Walla en Israël mentionne aussi ceux qui, en Europe, n’ont pas signé cette lettre, qu’il désigne comme « les amis d’Israël au sein de l’Union », dont la Hongrie, l’Allemagne, la République tchèque, la Pologne, la Grèce, la Bulgarie, la Hongrie, Chypre, la Roumanie, etc. De son côté, Silvan Shalom, ancien ministre de l’environnement en Israël et numéro 6 de la liste du Likoud, le principal parti et celui du Premier ministre, a déclaré à la radio vendredi matin que les Européens ne faisaient « qu’éloigner la paix en se plaçant du côté » du camp arabo-palestiniste. Il a ajouté néanmoins que les efforts européens ont commencé il y a dix ans et n’ont rien donné à ce jour, exprimant ainsi qu’il n’y avait pas non plus de raison de s’inquiéter outre que de mesure. On ne sait pas par ailleurs si cette mesure aura un véritable effet économique sur Israël et si le public européen refusera d’acheter des produits parce qu’ils proviennent de Judée et de Samarie, des régions où l’Europe refuse de reconnaître la souveraineté israélienne.

Une mesure symbolique contre Israël chargée de poids historique

Mais symboliquement, cette mesure consiste à étiqueter des produits sous prétexte qu’ils proviennent d’une région dont la souveraineté est contestée par l’Union européenne, qui s’aligne sur le monde « arabe », ensemble d’Etats aux principes racistes et dont pas un seul n’est démocratique. Cette mesure serait unique dans l’Union européenne qui ne l’applique ni pour le Kurdistan occupé par la Turquie, ni pour Taïwan ou le Tibet ou n’importe quel territoire contesté et en conflit. Cette mesure revient encore à étiqueter des produits car venant de Judée et de Samarie, qui sont les noms historiques de ces régions, que les européens nomment « Cisjordanie », d’un nom porté pendant 18 ans seulement, ou « territoires palestiniens » attribuant à ces territoires un nom qu’ils n’ont jamais porté puisqu’aucun Etat n’a jamais eu pour nom « Palestine » (c’était une région et un nom utilisé par les chrétiens et les juifs, pas par les Arabes qui la considéraient comme Sham, c’est-à-dire le sud de la Syrie) et qu’aucun Etat de ce nom n’a vu le jour. Cela revient donc à étiqueter d’un « Juden » comme « juifs » et « Samariten » comme « samaritains » les produits de ces régions. Un geste ô combien chargé de symbole, mais que les ministres signataires ne semblent ne semblent pas avoir compris. A moins que cela ne les gêne pas … Voilà qui a de quoi rappeler de mauvais souvenirs en Israël, surtout le jour de commémoration de la Shoa.

 

press-cap.com

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