Les enseignants, premier rempart face à l’antisémitisme par 

Le ministre de l’Éducation nationale assure que le combat contre l’antisémitisme doit passer par l’instruction.

Emmanuel Macron a quant à lui annoncé mercredi soir le lancement d’un «audit» des établissements scolaires touchés par la «déscolarisation» des enfants de confession juive.

Croix gammées sur des portraits de Simone Veil, cimetière de Quatzenheim (Bas-Rhin) profané, Alain Finkielkraut pris à partie…

Depuis le début du mois de février, environ sept actes antisémites ont eu lieu. Et en 2018, ils ont augmenté de 74% en France.

Pour lutter contre cet essor, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, a assuré que le combat devait avant tout passer par l’instruction.

«Plus nous réussirons à avoir des élèves qui savent lire, écrire, compter, qui ont du sens logique et une culture générale solide, plus on luttera contre la bêtise et donc contre l’antisémitisme», a-t-il déclaré sur Franceinfo.

Mais dans les écoles aussi, l’antisémitisme est parfois présent. Emmanuel Macron a annoncé mercredi soir le lancement d’un «audit» des établissements scolaires touchés par la «déscolarisation» des enfants de confession juive, lors du dîner du Crif.

Déplorant que des élèves de certains quartiers soient «trop souvent» obligés de «quitter l’école publique», le chef de l’État a chargé son ministre de l’Education d’évaluer ce phénomène pour que l’école joue à plein «son rôle de rempart républicain».

En mars 2016, Roger Cukierman, l’ancien président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) avançait déjà que «les enfants juifs dans de très nombreuses écoles sont battus, insultés parce que juifs».

Il faisait alors référence à un rapport de l’inspection générale de l’Éducation nationale. Déjà en 2004, on y constatait une «banalisation des insultes à caractère antisémite». Cela aurait alors poussé les familles juives à

«[Les élèves disent que les juifs sont] ‘riches, radins et contrôlent tout’. Des lieux communs que l’on entendait déjà il y a un siècle mais avec l’ère des réseaux sociaux ils circulent davantage.»

Christine Guimonnet, professeure d’histoire et secrétaire générale de l’APHG.

scolariser leurs enfants dans des écoles privées, affirmait notamment Haïm Korsia, grand rabbin de France.

Aujourd’hui, le nouveau président du Crif, Francis Kalifat nuance toutefois au Figaro: «Il ne faut pas dire qu’il n’y a plus aucun enfant juif dans les écoles publiques, ce serait faux. En revanche, on s’aperçoit que c’est très sectorisé. Cela survient surtout dans des quartiers ou départements plus ‘‘difficiles » comme en Seine-Saint-Denis (93).»

Si aucune donnée sur le sujet n’est disponible, le président du fonds social juif unifié, Ariel Goldman, a expliqué au micro de Franceinfo que les trois établissements juifs de Seine-Saint-Denis sont complets, alors que «ce n’était pas le cas il y a dix ans». Lire la suite

2 Commentaires

  1. Il est tellement nul ce Macron? Il a besoin d’un audit pour savoir que nos enfants ont déserté depuis belle lurette l’école publique.
    Ce type se fout de notre gueule.
    ROSA

  2. Les enseignants, premier rempart face à l’antisémitisme ?
    En Novembre 1940, ma mère, jeune instit (et pupille de la Nation), a été chassée de son école en 5 minutes, sous les regards ironiques de ses collègues, les « hussards noirs de la République ».
    « Pas un seul ne m’a serré la main » disait-elle.
    Je me souviens que dans les années 50, la punition ultime pour un petit Français était de se retrouver « au fond de la classe avec les petits Arabes ».
    Les enseignants ne sont rien d’autre qu’un échantillon de la population, ils sont soumis aux mêmes pressions de toutes sortes.

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