L’Egypte a recruté le Hamas contre Daesh à l’insu d’Israël

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Le Hamas, co-opté secrètement par l’Egypte-pour conduire la guerre égypto-israélienne contre Daesh dans le Sinai, y trouve prétexte  pour extorquer de l’argent frais

À l’insu d’Israël, le Caire a enrôlé le Hamas dans la guerre menée par l’Egypte contre l’Etat islamique dans le Sinaï, avec l’aide de l’armée israélienne, permettant au Hamas de réorienter sa demande à Jérusalem de disposer de plus d’argent.

Le Hamas a déclenché sa dernière vague de terreur depuis la bande de Gaza pour se livrer à l’extorsion. Les terroristes palestiniens ont découvert l’an dernier qu’en augmentant l’intensité du conflit à la frontière entre Gaza et Israël, le Premier ministre israélien (et ministre de la Défense) et l’ancien chef d’état-major, le général Gady Eisenkot, paieraient, plutôt que de se lancer dans une offensive militaire majeure. En particulier, ces paiements ont été versés par le Qatar. Ce constat a finalement conduit, en mars 2019, à une nouvelle vague d’attaques de la bande de Gaza sur des sites civils israéliens, des groupes de ballons survolant la frontière accrochés à des planeurs primitifs et armés d’explosifs reliés à des minuteries.

Entre ces deux événements, selon les sources militaires de DEBKA, le Caire a pris Israël au dépourvu. Le mois dernier, le chef des services de renseignements égyptiens, le général Abbas Kamel, a négocié en secret un accord prévoyant que le Hamas fournisse aux services de renseignements égytpiens et à l’aile militaire Ezz-e-din al-Qassam la possibilité de combattre l’État islamique du Sinaï aux côtés de l’armée égyptienne dans les zones adjacentes à la Bande de Gaza.

Ce n’est pas la première fois qu’un gouvernement et une armée recrutent une organisation terroriste pour en combattre une autre – il y a eu de nombreux précédents dans la guerre en Syrie – mais jamais auparavant une organisation palestinienne de ce genre-là n’a été utilisée pour combattre l’État islamique.

Dans le cadre de ses échanges discrets avec des responsables américains, israéliens et saoudiens, le Caire présente l’accord conclu avec le Hamas comme un processus politique utile pour «blanchir» les terroristes palestiniens en les contraignant à faire leurs preuves contre d’autres terroristes, et les rendre casher pour la (future) direction d’un État palestinien indépendant dans la bande de Gaza (séparé du simili-Etat cisjordanien d’Abbas).

Mais en agissant sans le consentement d’Israël, l’Égypte a transformé l’armée de défense israélienne en un partenaire peu disposé d’une triade involontaire des forces combattant l’Etat islamique dans le nord du Sinaï, comprenant l’Égypte, le Hamas et Israël. Israël n’a pas été consulté sur ce «pacte».

Nos sources militaires et antiterroristes soulignent que, quel que soit le soin avec lequel l’Egypte tente de cloisonner les renseignements fournis par les Forces de défense israéliennes sur la situation dans le nord du Sinaï, certaines de ces informations sensibles sont sur le point de fuir vers leur nouveau partenaire du Caire, et l’ennemi d’Israël, le Hamas.

Le «pacte» égyptien a été mis au jour lorsque le Hamas a déposé de nouvelles plaintes au Caire concernant les violations présumées par Israël de l’accord de «trêve» que l’Égypte avait négocié entre les deux parties, l’année dernière. Ignorant la nouvelle configuration se dessinant entre le Caire et le Hamas, Israël a répondu que rien ne justifiait sa plainte. Après tout, Israël avait tenu sa promesse de tripler le courant électrique à Gaza, passant de 3 à 4 heures par jour à 12 heures; et la traversée de 11 000 camions chargés de fournitures israéliennes pour la population, chaque mois sur le territoire – à raison de 366 par jour. En outre, 15 millions de dollars de fonds du Qatar ont été livrés à temps.

La réponse reçue du Caire était que le Hamas voulait que Israël verse plus d’argent en compensation des réductions imposées par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (qui est d’ailleurs allé à Bagdad) dans les fonds destinés à la bande de Gaza!

Pour soutenir sa demande, le Hamas a eu recours à son moyen d’influence habituelle : le terrorisme. De nuit, des dizaines de Palestiniens ont bombardé les troupes israéliennes le long de la frontière avec des dizaines d’explosifs et de grenades à main, et le jour, des ballons ont explosé au-dessus des localités israéliennes.

Les dirigeants du Hamas exploitent la campagne électorale israélienne pour faire monter les enchères. Ils supposent que, puisque le ministre de la Défense, Binyamin Netanyahu, est déterminé à remporter un nouveau mandat en tant que Premier ministre, il paiera pour les maintenir silencieux,le temps nécessaire.

 

Adaptation : Marc Brzustowski

Hamas secretly co-opted to Egyptian-Israel war on ISIS in Sinai finds pretext for extorting cash

2 COMMENTS

  1. Le hamas est foutu : daesh 100 fois plus fort que hamas et jihad réunis .
    Qu’israel arrêté toute participation à cette campagne qu’on rigole un peu .

  2. Aucun accord avec le Hamas qu’il faut détruire .

    Je trouve que l’Egypte a trahi Israël .

    À moins qu’elle ait une idée derriére la tête avec le feu vert d’Israël , mais j’en doute .

    En effet ,

    Souvenons nous quand Sadate avait envoyé en Afghanistan des djihadistes combattre contre les russes .

    Rompu à la guerre , à leur retour ils l’ont assassiné .

    Moralité : NE JAMAIS LEUR FAIRE CONFIANCE .

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