Vespasien entama le siège de Jérusalem. Néanmoins, un élément qu’il n’avait pas pris en compte vint entraver ses visées expansionnistes. En effet, la solidité des murailles ainsi que la complexité de leur assemblage constituaient autant de facteurs dissuadant toute attaque.

Désabusé, il entreprit d’encercler la ville dans sa totalité dans l’espoir de briser ainsi tout élan de résistance de la part de la population. Tel était donc le bilan d’une pareille situation : la ville se voyait assiégée, les allées et venues anéanties.

Les Sages de la Torah siégeant à Jérusalem envisagèrent une solution pacifique afin d’éviter le pire. Ils déclarèrent ainsi : « Sortons et concluons un accord de paix avec les romains ! » Mais Jérusalem comptait en son sein quelques factions composées d’éléments aux imposantes carrures qui n’envisageaient en aucun cas quelque reddition que ce fut.

« Sortons et livrons combat aux romains ! » proclamèrent-ils. Les sages d’Israël, avec à leur tête Yo’hanane ben Zakaï, étaient opposés à une telle démarche. Les contingences actuelles s’avéraient défavorables à une quelconque résistance armée. Les sages comprenaient parfaitement que toute tentative de lutte était vouée à l’échec et n’entrainerait qu’un bain de sang inutile. Les opposants abusés par leur attitude rebelle placèrent le long des murailles une imposante garde afin de dissuader toute personne tentée de sortir et de nouer un pacte de paix avec les romains.

Cependant, lorsque cette situation perdura, ils décidèrent de franchir une étape nouvelle dans leur stratégie de résistance à l’ennemi : ils incendièrent tous les entrepôts de blé et d’orge, afin de pousser les habitants de Jérusalem à l’insurrection. Cet acte précipité n’eut que pour unique conséquence l’instauration d’un état de famine aux proportions démesurées.

Les murailles de Jérusalem s’effondrent

Vespasien, devant se rendre à Rome pour prendre possession du pouvoir, désigna son fils Titus afin de conquérir Jérusalem. Le lendemain de la fête de Pessa’h, la troisième année … débuta l’invasion romaine. Titus entreprit dans un premier temps l’enfoncement des murailles à l’aide de béliers en acier constitués à partir de poutres de bois dont l’extrémité était enduite d’acier épais.

La puissance de leurs coups désagrégeait peu à peu la solidité des murailles. Sur les côtés, étaient disposées de redoutables catapultes qui projetaient des rochers d’un poids de 35 kg sur une distance de 300 mètres. Titus utilisa également une sorte de « perceuse de murailles », engin en acier qu’il était possible de faire graviter à vive allure dans la roche, et qui devait percer les murailles.

Néanmoins, Titus ainsi que ses soldats étaient pleinement conscients que par voies naturelles toutes ces machines de guerre restaient totalement obsolètes. Mais le poids des fautes entraîna la destruction de la ville.

Ainsi, le 7 Iyar Titus parvint à fendre la muraille extérieure (surnommée la « troisième muraille ») de Jérusalem. Lorsque la muraille s’éventra il s’exclama : « D.ieu guerroie pour nous, seule la main redoutable de D.ieu a expulsé les juifs de ces murailles imprenables. Que peuvent tenter de faire les mains de l’homme ainsi que ses machines de guerre face à de telles forteresses ?! »

Les jours qui suivirent, Titus ainsi que ses généraux élaboraient un nouveau plan concernant la deuxième muraille ; ainsi, quelques jours après, celle-ci céda également.

Une seule muraille demeurait imprenable et continuait d’assurer la protection du mont du Temple. Celle-ci étant davantage renforcée, servit de socle pour l’édification du « fortin Antonia », qui se distinguait par sa robustesse et se situait entre le nord et l’ouest du mont du Temple servant ainsi de rempart protecteur pour l’ensemble de la ville.

Vers le début du mois de Tamouz, les Romains entamèrent la conquête de la dernière muraille. Ils devaient faire face à une résistance farouche. Les dissensions qui jadis minaient le peuple s’effacèrent devant l’union à la résistance.

Les habitants livrèrent un combat sans merci, mais le sort de Jérusalem était définitivement scellé ; le 17 Tamouz le rempart d’Antonia fut totalement détruit, libérant la voie vers le mont du Temple.

La maison de D.ieu devient la proie des flammes

Néanmoins, il n’est point de sagesse, ni de conseil, et ni de bravoure face aux décrets divins.

Un soldat romain s’approchant des ailes situées sur le flan nord du Temple réussit à s’élever sur l’une des fenêtres et à projeter une torche qui embrasa très rapidement l’ensemble du Beth Hamikdach.

Les tentatives les plus audacieuses visant à éteindre le feu échouèrent, et cela au prix même de leurs vies ; le décret était désormais scellé.

Le 9 et 10 Av de gigantesques flammes déployaient leurs tentacules vers les cieux, emportant avec elles les cris des enfants de Sion dont le cœur ne pouvait supporter la vue d’un pareil opprobre fait à la maison de D.ieu ; ainsi, une multitude d’entre eux préférant la mort à un tel supplice moral se jetèrent au travers des flammes.

Les Romains parvenant finalement à pénétrer au sein du Temple, passèrent par le glaive les premières victimes se trouvant sur leur passage ; tout en impurifiant le sanctuaire de D.ieu, ils s’acharnèrent à propager le feu aux moindres recoins.

Jérusalem fut détruite jusqu’à ses fondements ; une population en grande partie décimée par la férocité de l’ogre romain ainsi que des survivants que l’on acheminait vers les geôles de César, autant d’éléments qui traduisaient l’ampleur d’une situation où le néant régnait en maître.

Ni l’amoncellement de ruines, ni les tunnels souterrains n’offrirent de caches suffisamment fiables à la population ; les Romains parvinrent à débusquer la quasi-totalité des fuyards.

Les chefs de la rébellion périrent également lors des combats ; Yo’hanane de Gouch ‘Halav brisé et en proie à l’épuisement dû à la faim ainsi qu’à l’usure d’une guerre qui semblait ne jamais s’achever, sortit de sa grotte pour tomber entre les mains de l’ennemi.

Shimon Bar Guiora tenta lui de fuir par un tunnel aboutissant à l’extrême opposée de la ville mais fut également fait prisonnier. Ces deux symboles de la rébellion juive devaient connaître le même sort que leurs concitoyens ; ils furent embarqués à bords de vaisseaux en direction de Rome.

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4 Commentaires

  1. Israël est sous la menace perpétuelle d’anéantissement, et a qui l’ONU réservent ces condamnations? C’est a çà que sert L’ONU, pas a protéger les populations dans le monde contre les génocides, la bidon société des nations(qui na pas sue éviter la Shoah) a était remplacer par l’ONU!!!!!!!!!!!!!!!!!!!.

  2. Les opposants a un accord me font penser au hamas et autres fous furieux complétement inculte, sauf que l’ONU n’exister pas, aujourd’hui l’ONU existe, le hamas et tous les brigades terroristes continus a fleurir en toute impunité commettants des crimes abominables avec la benediction de cet organisme international, c’est a ça que sert l’ONU.

  3. « Les opposants à tout accord ont une responsabilité immense »
    Cela ressemble à une apologie de Shalom Achshav et à ceux qui croient s’en tirer individuellement en nourrissant les crocodiles avec leurs frères.

  4. Et les romains pillèrent Jérusalem, la vidèrent de tout son or qui servit à bâtir le Colisée.
    Le chandelier à 7 branches disparut dans la tourmente

    Les opposants à tout accord ont une responsabilité immense dans les malheurs de notre peuple.
    comme dit le proverbe: « les cons cela ose tout, c’est d’ailleurs comme cela qu’on les reconnait »

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