Le meurtrier de Sarah Halimi, déclaré irresponsable en 2019, par l’in-justice française, présenté à un juge pour séquestration et vol avec arme.
Kobili Traoré avait été déclaré pénalement irresponsable, afin d’éviter un jugement pour le meurtre d’une femme juive en avril 2017. Hospitalisé en psychiatrie depuis, il bénéficiait de permissions de sortie. La justice française de Macron avait fait son office, libérer les assassins de juifs, et nier les actes antisémites, au mépris des victimes.
Kobili Traoré, meurtrier de Sarah Halimi à Paris en avril 2017, est suspecté dans une affaire de séquestration et vol avec arme. Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire. «Trois personnes sont présentées au juge d’instruction en vue de leur mise en examen, parmi lesquelles Kobili Traoré. Leur détention provisoire est requise», indique le parquet au Figaro ce vendredi.
Les faits en question ont eu lieu le 27 janvier dernier à Paris, a appris Le Figaro, confirmant une information de TF1-LCI. Ce jour-là, un homme de 40 ans reçoit dans son appartement du 16e arrondissement un jeune homme qu’il a récemment rencontré par l’intermédiaire d’une de ses connaissances. Le jeune invité est rapidement rejoint par deux complices.
Le propriétaire des lieux est aspergé de gaz lacrymogène et roué de coups. Il est ensuite attaché à une chaise avec du gros ruban adhésif et bâillonné. Un des assaillants lui inflige même une brûlure de cigarette. Dans le même temps, les intrus fouillent son appartement. Des montres de luxe, des bijoux, des sacs de valeur, trois iPhone et deux Napoléons sont notamment volés. Le préjudice oscillerait entre 50.000 et 100.000 euros.
Le 2e district de police judiciaire (2e DPJ) a interpellé trois individus le 25 février. «Les trois étaient connus pour faire l’objet de soins psychiatriques. L’exploitation de leurs conversations téléphoniques ont révélé qu’ils se fournissaient en stupéfiants auprès de la victime, avec qui l’un d’eux avait un litige financier», précise le parquet de Paris ce vendredi. Parmi eux, Kobili Traoré, 36 ans, et Aloys A., 23 ans, connus pour meurtre et hospitalisés en psychiatrie à Saint-Maurice (Val-de-Marne).
Interné en psychiatrie depuis 2017
Déclaré irresponsable par la justice en 2019 après le meurtre de Sarah Halimi deux ans plus tôt, Kobili Traoré était interné depuis le crime. Placé en unité pour malades difficiles (UMD) jusqu’en 2020, il aurait ensuite intégré un «pavillon de sortie», une structure préparant les sorties d’hospitalisation, en 2023. Kobili Traoré aurait rapidement bénéficié de permissions de sortie après son internement. Selon nos informations, il était en fuite de l’hôpital psychiatrique au moment des faits qui lui sont reprochés.
Contrairement aux peines de prison, les durées d’hospitalisation des patients internés en psychiatrie sont variables. Tout dépend de leur pathologie et de la nature des faits commis. Certains peuvent être hospitalisés pendant plusieurs années, parfois 10 ou 20 ans, voire toute leur vie. La décision revient aux médecins lorsqu’ils estiment que le patient est «stabilisé».
Sarah Halimi, défenestrée en avril 2017
Le meurtre de Sarah Halimi avait suscité un émoi considérable dans l’opinion. Dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, dans le 11e arrondissement de Paris, Kobili Traoré, 27 ans, avait fait irruption dans l’appartement de sa voisine en passant par le balcon. Il avait traîné cette femme de confession juive de 65 ans vers le balcon avant de la rouer de coups tout en récitant des versets du Coran et en criant à plusieurs reprises «Allah Akbar». Kobili Traoré avait ensuite jeté la sexagénaire par-dessus le balcon de son HLM.
Les expertises psychiatriques de Kobili Traoré réalisées au cours de l’instruction étaient divergentes, même si elles excluaient toutes la présence d’une maladie mentale. La première concluait à une altération du discernement. La seconde à une abolition. La dernière penchait également vers une abolition, malgré des réserves. En décembre 2019, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait finalement déclaré le meurtrier pénalement irresponsable. La justice estimait que Kobili Traoré était sous l’emprise de substances illicites, en l’occurrence du cannabis, ayant déclenché une bouffée délirante aiguë abolissant son discernement au moment du meurtre. Dans son jugement, la cour d’appel ordonnait son hospitalisation. Des mesures de sûreté avaient été prononcées pour une durée de 20 ans : l’interdiction d’entrer en contact avec les parties civiles et de paraître sur le lieu des faits. La décision d’irresponsabilité pénale avait été confirmée par la Cour de cassation en avril 2021.
Nous avions plaidé le risque qu’il ressorte assez rapidement d’hospitalisation et le risque de réitération des faits. Nous sommes consternés mais pas surpris
Me Muriel Ouaknine-Melki et Me Oudy Bloch, avocats du frère de Sarah Halimi
«Les experts psychiatres avaient conclu à l’absence de maladie mentale. Nous avions plaidé le risque qu’il ressorte assez rapidement d’hospitalisation et le risque de réitération des faits. Nous sommes consternés mais pas surpris», indiquent au Figaro Me Muriel Ouaknine-Melki et Me Oudy Bloch, avocats du frère de Sarah Halimi.
«Très vite, des informations nous ont été données disant que Kobili Traoré sortait de temps en temps de l’hôpital. J’avais dit au moment du procès qu’il risquait de réitérer. Ce qu’il vient de se passer ne m’étonne pas du tout. Je persiste à penser que le traitement de cette affaire est un traitement idéologique sans aucune préoccupation pour la sécurité des gens», déplore de son côté Me Gilles-William Goldnadel, avocat de la sœur de la victime.
«Monsieur Kobili était normalement interné sur le plan psychiatrique. Nous souhaitons savoir dans quelles conditions il a pu se retrouver en liberté en dehors de l’hôpital», réagit de son côté Me Francis Szpiner, avocat des enfants de Sarah Halimi lors du procès.
Cette affaire «démontre un peu plus la nécessité impérieuse de rouvrir ce dossier afin de rétablir la vérité», souligne Me Olivier Pardo, qui assiste également le frère et le fils de Sarah Halimi. «Des éléments nouveaux vont être produits» démontrant «que la thèse de l’abolition du discernement après la prise de stupéfiants ne correspond pas à la réalité», ajoute l’avocat.
Cette nouvelle affaire impliquant Kobili Traoré suscite des réactions politiques. «Kobili Traoré avait assassiné sa voisine juive Sarah Halimi. Ce meurtrier antisémite avait été déclaré pénalement irresponsable pour avoir fumé du cannabis avant son crime. Il serait en garde à vue pour vol à main armée et aurait séquestré un homme. Cette impunité est insupportable, indigne et révoltante», a ainsi écrit Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, sur X. «Comment un tel individu était-il en liberté moins de 9 ans après avoir défenestré et tué une femme ? Comment notre justice a-t-elle pu conclure à l’irresponsabilité d’un homme qui a agi avec une brutalité antisémite aussi délibérée ?», a de son côté questionné le maire de Cannes, David Lisnard, sur le même réseau social.
L’affaire Sarah Halimi avait remis l’irresponsabilité pénale au cœur du débat législatif. Depuis janvier 2022, la loi «exclut l’irresponsabilité pénale lorsque l’abolition temporaire du discernement provient de la consommation, volontaire et dans un temps très voisin de l’action, de substances psychoactives dans le dessein de commettre un crime ou un délit».
![]() |
![]() |







































Encore une fois, honte à ces juges de merde et à ces psychiatres de merde.
Je suis étonné que le Mossad ne l’ait pas encore troué!
Le Bétar avait promis de l’éliminer lors de son retrait de prison, il est urgent de s’en occuper, à moins que le Maussade le prennent et lui fasse subir ce qu’il a fait à Halimi.
La « justice » gauchiste est une horreur sans fin !