Des manifestations de masse menacent l’Iran, les bastions du Hezbollah au Liban et en Irak. Le Hezbollah déploie une équipe spéciale anti-manifestations

 

Les manifestations de masse contre le gouvernement qui ravagent le Liban et l’Irak sont fortement animées par le ressentiment à propos de l’influence de l’Iran et de la domination du Hezbollah. Pourtant, ils ont tous deux résisté à se livrer à une répression sanglante.

Le vendredi 25 octobre, le neuvième jour des manifestations populaires au Liban, le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a averti dans un discours télévisé que ce mouvement mettait le pays en danger de « chaos, d’effondrement économique et de guerre civile ». C’était une tentative post factum pour justifier ses premières mesures furtives pour affronter les manifestants par la force. Une nouvelle équipe spéciale d’officiers et de combattants du Hezbollah, vêtus de tenues civiles et armés de matraques, se confrontait déjà avec des manifestants sur la place centrale du Riad al-Solh à Beyrouth cette nuit-là. On peut s’attendre à ce que ces poids lourds se retrouvent au plus fort des rassemblements dans d’autres parties du Liban. Pour motiver ses partisans, Nasrallah a poursuivi en affirmant que les ambassades étrangères à Beyrouth avaient détourné le mouvement de protestation et que la CIA était impliquée.

Les manifestants ne se sont pas laissés impressionner : «Le gouvernement doit démissionner et tout ira bien. Si on dit : « Tous », cela signifie tous « , ont-ils insisté. Ils disaient ainsi au principal intéressé , le guide suprême iranien, que le Hezbollah, en tant que puissant acteur politique au Liban, disposant d’une majorité au cabinet, et que son chef Nasrallah, font également partie du bloc qui doit rendre les clés du pouvoir.

Les sources de DEBKAfile notent que la route qui mène de l’usage des barres de fer aux tirs à balle réelle est courte. Nasrallah n’attend que le premier coup de feu tiré par un manifestant avant de laisser ses partisans la totale liberté de répliquer par des coups de feu réels pour disperser les manifestations.

Il suit un plan d’action prédéfini qui comporte trois points :

  1. Une première tentative sera faite pour interrompre les manfestations de voyous armés.
  2. Les forces spéciales du Hezbollah utilisent des unités mobiles pour débloquer les routes, les autoroutes rapides et les intersections de circulation encombrées par les manifestants.
  3. Ces forces sont également positionnées dans des quartiers et des villages à forte population chiite pour empêcher les manifestations anti-régime de se répandre dans ces communautés, comme elles l’ont fait en Irak.

La recrudescence des manifestations en Irak vendredi a plongé dans de plus grandes violences qu’elles ne l’ont été commises au Liban, bien que les deux mouvements nationaux mettent de plus en plus en danger les principaux bastions d’influence créés par Téhéran et ses agents au Moyen-Orient. Ces principaux centres de pouvoir politique et militaire tremblent et menacent de s’effondrer. C’est dû en partie à la prise de conscience tardive de Téhéran et de Nasrallah de la force des manifestations de rue balayant Beyrouth et Bagdad. Ils ne se sont réveillés que lorsqu’elles étaient hors de contrôle.

Ce même vendredi, ils ont été confrontés à la plus haute autorité religieuse irakienne, le grand ayatollah Ali Al-Sistani, qui donnait un ultimatum à l’adresse de Bagdad de promulguer des réformes économiques et de commencer à éradiquer la corruption, dans le respect des exigences des manifestants. Il a parlé de l’accompagnement d’une nouvelle vague de manifestations populaires exceptionnellement violentes à Bagdad et dans les villes chiites du sud.

À Bagdad, Bassorah, Nassiriya et d’autres villes chiites, des centaines de milliers de manifestants ont crié des slogans anti-Iraniens et brûlé des effigies du leader suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei. En plus d’attaquer les institutions gouvernementales, les foules ont incendié pour la première fois le siège de factions et de milices irakiennes pro-iraniennes. À certains endroits, ces milices ont ouvert le feu sur la foule. Le vendredi sanglant irakien s’est terminé avec plus de 42 morts et quelque 2 300 blessés – et aucun dénouement en vue.

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Mass protests imperil Iran, Hizballah bastions in Lebanon and Iraq. Hizballah deploys special anti-demo squad

4 Commentaires

  1. Nasrallah a senti la dangerosité de mouvement contestataire très vite. Son allocution télévisée appelant à l’union sacrée contre les corrompus – lui inclus du coup – était bluffante tant elle traduisait une fébrilité. Fébrilité confirmé par les milices pro-Hezbollah qui tentaient de ratonner des manifestants Libanais afin d’horizontaliser les tensions dans le but ultime de préserver la classe dirigeante.

    On ne peut que se réjouir de voir le Liban doucement glisser entre les mains de l’Iran.

    F.S

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