Le Hamas arrête des dizaines de militants dans le but de dissuader les manifestations à Gaza

En prévision des manifestations antigouvernementales au Liban et des appels à la mobilisation sur les réseaux sociaux, les unités de police de la Bande de Gaza ont concentré leurs efforts sur les personnes appartenant aux factions politiques de gauche et centristes, notamment le FPLP et le Fatah.

Au cours des derniers jours, des unités de la police du Hamas ont arrêté des dizaines « d’activistes » palestiniens dans la bande de Gaza pour empêcher des manifestations, à la suite des manifestations antigouvernementales en cours au Liban.

Les terroristes arrêtés sont affiliés aux factions politiques « de gauche » et du centre de la bande de Gaza, notamment le Front populaire pour la libération de la Palestine, le Front démocratique pour la libération de la Palestine et le Fatah.

Les manifestations de mars contre le Hamas à Gaza (Photos: Archive)

Les manifestations de mars contre le Hamas à Gaza (Photos: Archive)

 

Des appels à une protestation jeudi soir ont été lancés ces derniers jours sur les réseaux sociaux, avec le slogan « Assez, nous sommes fatigués! »

Les organisateurs de la manifestation – dont l’identité est encore inconnue – visaient à promouvoir une manifestation civile similaire à celle qui s’est déroulée à Gaza en mars. Cette manifestation, axée sur le conflit social et économique enduré par les citoyens de Gaza, a été brutalement réprimée par le Hamas.

Des sources palestiniennes ont déclaré à Ynet qu’un sentiment de peur régnait sur la bande de Gaza à cause des arrestations et qu’il était très clair que les gens ont peur de descendre dans la rue.

 

Ces sources ont également souligné que les organisateurs avaient pris soin de se distancer du régime du Hamas et avaient tenté de donner à la manifestation un ton civil et apolitique.

Néanmoins, il semblerait que certaines tentatives de promotion de la manifestation sur les réseaux sociaux aient été menées par des sources appartenant à l’Autorité palestinienne à Ramallah, éventuellement des responsables des services de renseignements.

Des manifestants libanais se heurtent à la police à Beyrouth (Photos: Reuters)

Des manifestants libanais se heurtent à la police à Beyrouth (Photos: Reuters)

 

Cette semaine, le gouvernement libanais a approuvé une série de réformes destinées à calmer la colère dans les rues.

« C’est une révolution économique », a déclaré le Premier ministre libanais Saad Hariri, ajoutant qu’aucun gouvernement dans l’histoire du Liban n’avait jamais mis en œuvre de réformes d’une telle ampleur.

Au cours des derniers mois, il y a eu un calme relatif le long de la frontière entre Gaza et Israël, principalement à cause des mesures prises par Israël pour améliorer la situation des civils de Gaza.

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Aviv Kochavi, a averti jeudi que « les frontières nord et sud d’Israël sont dans un état tendu et délicat, même si leurs ennemis ne sont pas intéressés par la guerre« .

Elior Levy | Publié: 10.24.19, 22:32

ynetnews.com

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