(Photo à la une: Dina Sirat)

Grand Rabbin René Samuel Sirat: Une vie consacrée à la paix et la fraternité

La communauté juive française peut s’enorgueillir d’avoir en son sein des personnalités qui ont œuvré et continue d’œuvrer pour son développement mais aussi pour le rayonnement du judaïsme dans le monde.

Le judaïsme de France à l’honneur

Le 30 décembre 2019 c’est le judaïsme de France qui a été récompensé à travers le prix qu’a reçu le Grand Rabbin René Samuel Sirat : le prix de l’éducation toranique de Diaspora, décerné par la Mihlelet Lipshitz.

 

 

Parmi elles, le Grand Rabbin René Samuel Sirat. Né en Algérie en 1930, il appartient à la génération qui a contribué à reconstruire le judaïsme français d’après-guerre.

Il possède un parcours impressionnant depuis ses 15 ans, qui l’a amené au poste de Grand Rabbin de France, à enseigner à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) mais aussi à être l’un des pionniers de l’enseignement de l’hébreu en France du rapprochement entre les religions.

Il y a quelques jours, il s’est vu décerner, en Israël, le prix de l’éducation toranique en Diaspora, reconnaissance d’une vie entière consacrée à l’éducation afin de promouvoir selon ses propres termes  »une vie de paix, de fraternité, de bonheur et de joie ». A cette occasion, LPH a pu s’entretenir avec ce monument du judaïsme français.

Nous revenons sur son histoire et sa philosophie de vie. Un entretien passionnant, un personnage dont nous avons encore beaucoup à apprendre.

 (Photo à la une: Dina Sirat)

Le P’tit Hebdo : Comment est née chez vous la vocation de Rabbin et d’éducateur ?

Grand Rabbin René Samuel Sirat : J’ai suis né à Bône, près de Constantine et j’ai été élève au Talmud Torah du Grand Rabbin Rahamim Naouri, z »l. Ce fut un privilège, tous ses élèves lui doivent beaucoup.

En 1945, j’avais alors 15 ans, nous avons appris l’horreur de la Shoah en Europe. Nous savions que les Juifs étaient voués à un triste sort, mais nous n’imaginions pas à quel point. Le Grand Rabbin Naouri m’a convoqué, avec son fils Shaoul et Emmanuel Chouchena.

Il nous a fait part du choc qu’a été cette prise de conscience du drame de la Shoah et ce que cela impliquait sur la communauté juive de France. Tout était à reconstruire. Il nous a alors confié une mission : partir étudier à la yeshiva d’Aix-Les-Bains, y passer notre bac puis aller au séminaire rabbinique à Paris.

L’objectif qu’il nous avait fixé était de rendre à la communauté juive de France ce qu’elle avait donné aux Juifs d’Algérie, en l’aidant à se remettre sur pied après la Shoah.

Mes parents ont d’abord eu du mal à accepter l’idée de laisser partir si loin leur petit dernier. Mais le Grand Rabbin Naouri a su se montrer convaincant.

 

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