Le célèbre «New York Times» est-il en réalité un activiste du mensonge?

Ce journal de gauche ou d’extrême gauche, car la mode est aux extrêmes, est-il en passe d’entamer son déclin ?

Après avoir gravi des sommets grâce à Donald Trump, avec lequel il faisait ses choux gras, le voilà dépourvu de raison d’être. Biden ne fait pas vendre, non que son encéphalogramme soit plat, mais il est aussi charismatique, qu’un monsieur tout le monde arrivé à la Maison-Blanche uniquement parce que la gauche ne cherchait qu’une chose : chasser Trump à n’importe quel prix, et mettre à la place un poli, qui ne ferait aucune vague. C’est gagné, l’homme en question ne fait même pas un clapotis.

Un auteur américain a cherché des preuves de cette accusation dans le passé. Et il en a trouvé non seulement dans des rapports sur l’Union soviétique, mais aussi sur le national-socialisme.

La présidence de Donald Trump était une aubaine pour le New York Times. Tant qu’il régnait sur la Maison-Blanche, le nombre d’abonnés augmentait à un rythme sans précédent. Avec son rejet clair du président et ses recherches associées, il était devenu le foyer journalistique de nombreux nouveaux lecteurs.

D’ici 2025, l’éditeur du journal souhaite atteindre dix millions d’abonnés payants, contre un peu moins de huit actuellement. La semaine dernière cependant, il est apparu clairement qu’avec le président Joe Biden au pouvoir, le journal aurait un peu plus de mal à atteindre cet objectif. Car l’intérêt pour l’actualité a sensiblement diminué depuis que Trump a cessé de faire parler de lui au quotidien.

L’émergence d’un « nouveau maccarthysme » ?

Mais cette évolution n’est probablement qu’un problème mineur pour le journal le plus célèbre du monde. En effet, cela fait déjà un moment que le tonnerre gronde en interne. L’année dernière, James Bennet, le responsable conservateur des pages de commentaires, a quitté la rédaction du journal. Pas vraiment de son plein gré : en promouvant la publication d’une tribune du sénateur républicain Tom Cotton, il a soulevé une véritable vague d’indignation en interne. Les rédacteurs noirs du journal, en particulier, ont protesté contre le passage dans lequel Cotton plaidait en faveur d’une intervention de l’armée lors des manifestations organisées après le meurtre de George Floyd.

Peu de temps après, la chroniqueuse Bari Weiss a quitté son poste. Dans une lettre ouverte adressée au directeur de publication A. G. Sulzberger, elle a écrit que l’autocensure était devenue la norme au Times, qu’on assistait à l’émergence d’un « nouveau maccarthysme » – selon elle, les histoires et commentaires qui vont à l’encontre de l’idéologiquement correct ne suscitent qu’hostilité et discrimination.

Enfin, il y a également le cas du rédacteur scientifique Donald McNeil Jr., qui a abandonné sa casquette de journaliste au bout de 45 ans de bons et loyaux services. Lors d’un voyage d’études, des étudiants lui avaient demandé quelles pouvaient être les conséquences de l’utilisation du gros mot « nègre ». Dans sa réponse, il avait lui-même utilisé le mot tabou. Près de deux ans après les faits, cette histoire a été rendue publique par un portail en ligne et quelque 150 employés du New York Times ont exigé l’ouverture d’une enquête. Le rédacteur en chef Dean Baquet s’est alors prononcé contre McNeil.

D’après un sondage organisé au sein de la rédaction, seuls 51 % des collaborateurs du journal sont d’accord pour dire qu’il existe un « libre échange d’opinions » et que personne n’a peur de dire ce qu’il ou elle pense. Le New York Times doit-il donc son succès à une subordination de sa ligne éditoriale à l’esprit du temps, résolument de gauche ?

Une « organisation particulièrement défectueuse »

C’est en plein milieu de cette crise identitaire que paraît un livre qui, si l’on en croit la préface, s’est donné pour objectif de « faire tomber le journal de son piédestal ». Il s’intitule The Gray Lady Winked. Son auteur, Ashley Rindsberg, un Américain résidant à Tel-Aviv, affirme avoir travaillé sur ce livre pendant plus de dix ans et l’avoir maintenant publié en autoédition. Car, écrit-il dans son introduction, aucun éditeur n’a osé publier son manuscrit. Pas étonnant quand on sait que l’ouvrage a pour sous-titre How the New York Times’s misreporting, distortions and fabrications radically alter history (Comment les fausses informations, les distorsions et les inventions du New York Times ont radicalement transformé l’Histoire).

Dans les dix chapitres que compte son ouvrage, Ashley Rindsberg accuse le journal non seulement d’avoir commis des erreurs, mais aussi d’avoir diffusé systématiquement de fausses informations pendant plusieurs décennies. Que ce soit dans ses reportages sur le Vietnam, Cuba, la famine dans l’Union soviétique ou le déclenchement de la guerre en Irak : selon lui, le New York Times est une « organisation particulièrement défectueuse ». Ces erreurs trouveraient leur origine dans les intérêts de la famille Ochs-Sulzberger, les propriétaires du journal, et rien n’aurait été fait pour les corriger.

En fin de compte, si l’on en croit la théorie de Rindsberg, le New York Times a longtemps encouragé un journalisme militant. Parce qu’il n’aurait pas fallu nier la famine dans l’Ukraine d’aujourd’hui, parce qu’ils sympathisaient avec la Russie de Staline ou encore Castro qu’un journaliste du Times a même qualifié de réformateur démocratique.

« L’échec journalistique le plus cuisant du siècle »

Un autre point plus que sensible concerne la couverture de l’Holocauste, qui était étrangement limitée à l’époque, même comparée à celle d’autres journaux aux Etats-Unis. Un point qui a déjà été abordé par d’autres auteurs il y a plusieurs années, notamment par Laurel Leff, spécialiste des médias, dans son ouvrage intitulé Buried by The Times. En 2001, à l’occasion de son 150e anniversaire, le journal lui-même a publié un article de l’ancien rédacteur en chef d’origine allemande Max Frankel, qui n’avait alors pas hésité à qualifier la couverture de l’Holocauste par le Times de « l’échec journalistique le plus cuisant du siècle ».

Ashley Rindsberg ne cite pas Frankel, mais réitère son constat honteux : en six ans, l’Holocauste n’a fait l’objet que de six articles en première page. Laurel Leff explique cet échec par le fait que les propriétaires du journal ne voulaient pas que leur publication soit perçue comme un « quotidien juif ». Ils avaient quitté l’Allemagne pour s’installer en Amérique et se comptaient parmi les Juifs libéraux désireux de s’intégrer aux Etats-Unis, ce qui les aurait amenés à suivre une ligne journalistique presque passive, même s’il aurait été impérieux de publier des reportages et des révélations sur les crimes commis par les nazis.

« Le parrain des fake news »

Ce livre s’inscrit parfaitement dans la période actuelle, une période où les médias dits « traditionnels » font l’objet de critiques sévères, où on les accuse sans détour de diffuser de fausses informations et où l’on se demande également dans quelle mesure les médias peuvent ou veulent encore être objectifs. Le point faible de ce livre, c’est que la seule intention de Rindsberg semble être de délégitimer complètement le New York Times. Pour lui, s’il y a eu abus de pouvoir de la part des éditeurs depuis la fondation du journal en 1851, il est encore plus marqué aujourd’hui.

Les promoteurs du livre n’ont d’ailleurs pas été choisis au hasard. L’avant-propos a été rédigé par le professeur en études des médias Mark Crispin Miller, qui a notamment remis en question la « version officielle » des attentats du 11 septembre sur son blog. Le New York Times se livre « systématiquement » à la désinformation, écrit-il de façon lapidaire.

En avril dernier, dans le cadre d’une interview accordée au site d’information d’extrême droite Breitbart, Ashley Rindsberg n’a pas hésité à affirmer que le Times était le « parrain des fake news ». Cette attaque frontale n’est probablement pas des plus constructives. Mais son existence en dit long. Le journalisme mérite de meilleurs critiques.

Le Soir – JForum

4 Commentaires

  1. Ya pas d’erreur.
    Flatte ton ennemi s’il est plus fort que toi.
    L’erreur est chez nous, Juifs de France, qui voudrions voir des résultats authentiques avec des dés pipés.
    Nous avons où aller. Il y a plus de Juifs civiles qui sont tués en France qu’en Ysraël, alors que nous sommes dix fois moins nombreux, et que nos assassins sont de plus en plus nombreux… Et impunis.

  2. Les Américains ont les torchons puants, New York Times et Washington Post (Bezos/Amaron) qui passent leur temps à lyncher TRUMP, même lorsqu’il n’est plus président, c’est une obsession qui relève de la psychiatrie.
    En France, nous avons les ordures de l’Agence France Poubelle qui bidouillent des dépêches reprises telles quelles, par des torchonistes qui les diffusent en faisant des « copier-coller ».
    Quand on sait que l’Agence France Pourriture est sous le contrôle des Roquets d’Orsay, nous comprenons mieux les prolongements de la fameuse « politique arabe de la France » dont le but principal est de diffamer au quotidien Israël, en toutes circonstances, pour plaire à la population musulmane qui ne se gêne pas pour exprimer sa haine, y compris dans des manifestations pourtant interdites.
    Cherchez l’erreur……

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