Les autorités du Hamas au pouvoir à Gaza ont détruit mardi des centaines de milliers de pilules analgésiques et quelques kilos de drogues diverses, réaffirmant à cette occasion le renforcement des peines pour trafic ou consommation de stupéfiants.
« Le parquet a reçu instruction de requérir des peines plus sévères contre les trafiquants et les consommateurs de drogue, en vertu de la nouvelle loi », a indiqué le procureur général Mohammad Abed lors d’une conférence de presse, en référence au rétablissement de la loi égyptienne, plus rigoureuse.
Il s’exprimait à la suite de la destruction par des policiers à Gaza de 428.353 comprimés d’analgésiques, près de 5 kg de cocaïne, environ 200 grammes de haschich ainsi que de cannabis local. Il a précisé que la détention de quelques grammes de drogue suffirait désormais à encourir une peine de « quatre à sept ans de prison ».
Le Hamas a rétabli en novembre 2009 la loi en vigueur dans les années 1960, quand l’Egypte administrait la bande de Gaza avant son occupation par Israël lors de guerre de juin 1967, qui prévoit la peine de mort pour trafic de drogue. Cette loi doit demeurer en vigueur jusqu’à ce que le Parlement de l’Autorité palestinienne, qui ne s’est pratiquement pas réuni depuis 2006, en vote une nouvelle.
Le système judiciaire palestinien est un assemblage de lois héritées des différentes puissances –ottomane, britannique, égyptienne, jordanienne et israélienne– qui ont régné sur tout ou partie de ce territoire au cours des siècles passés.
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