Lag Ba’Omer: Kezako, quelle trace dans la Torah (Rony Akrich)

1
75

Lag Ba’Omer me laisse blême ou blafard! Il n’y a aucune trace du 33 ème jour de l’Omer (entre Pessah et Shavouot: Lag Ba’Omer ni dans la Bible ni dans la Loi Orale. Elle transparaît soudainement pour la première fois à l’époque des Guéonim (septième siècle).

Certaines traditions prétendent qu’un jour de jeûne y fut instauré en raison de la défaite d’Israël à Aïe (Josué ch. 7), peut-être la mort de Josué survenue ce jour-là, d’autres assurent que le 18 Yaar la manne commença à tomber pour Israël.

Un grand nombre de chercheurs estiment que la date du 17 Yaar reste la plus probante: il s’agit du premier soulèvement Juifs contre les Romains sous le gouvernement de Gessius Florus. La nuit suivante, donc le 18 Yaar, on alluma des feux, à travers le pays, afin d’annoncer cette première victoire. (La guerre des Juifs: livre 18, Flavius Joseph).

Cela pourrait aussi expliquer l’ambiguïté du nom donné à cette ‘fête’, ses rapporteurs n’ont signalé aucune date du calendrier pour ne point éveiller la colère des romains. Ils laisseront une appellation équivoque, 33 ème de l’Omer.

D’autres commentaires lient cette date au retournement de situation durant la révolte de Bar Kochba, ce qui nous amène tout naturellement à Rabbi Akiva et la mort de tous ses élèves. Selon  Maïmonide, il était l’aide de camp de Bar Kochba et considérait celui-ci comme « le roi messie. » symbolique d’une tradition où jouer avec un arc et des flèches sera porteur de sens pour les juifs exilés.

Lag Ba’Omer, événement militaire

Ces traditions relient  très clairement Lag Ba’Omer à un événement militaire, au centre duquel vibrent et vivent des fondamentaux d’Israël qui donneront à ce jour une dimension nationale.

Ce n’est donc pas par hasard si le caractère de cette ‘fête’ est devenu sombre et ténébreux pendant les années d’exil, nos législateurs exiliques, surtout en Europe centrale, n’ayant plus la moindre idée du national comme du militaire.

Ainsi on institutionnalisa la mort des élèves de Rabbi Akiva au cours d’une soi-disant épidémie de diphtérie. On annihila toute probabilité de penser que les propres élèves de notre cher Rabbi et maître eussent le désir de le rejoindre aux côtés du chef Bar Koch’ba jusqu’à y laisser la vie.

La montée vers Meron avait un autre sens à une certaine époque.

Des témoignages du 12ème siècle indiquent que c’était le jour «fête de la crue des eaux», autour de la grotte où furent enterrés Hillel et Shamai. Au fil des ans, un certain nombre de questions se posèrent quant à la mort de Rabbi Shimon Bar Yochai.

A ce sujet, il existe une version des écrits de Rabbi Haïm Vital élève du Ari zal où il est noté « Yom Simhat Rashbi » (le jour de joie du Rabbi), et non comme on peut le lire:  » Yom shemet Rabbi » (le jour de la mort du Rabbi) probablement dû à une erreur du copiste. Ceci nous fut révélé par Rabbi Avraham Kosman.[1]

Ce dernier a suggéré une hypothèse intéressante au sujet d’un tremblement de terre qui aurait frappé Jérusalem au quatrième siècle (342), exactement le jour où une tentative fut faite pour construire le Troisième Temple avec un permis du souverain romain.

Ce jour est un jour de jeûne, et d’après cette thèse, il est possible d’y relier le feu comme souvenir de cette nouvelle  destruction.

Lag Ba’Omer fête païenne ?

En revanche, certains voient dans ces festivités autour du feu de camp, une fête païenne célébrée à cette époque de l’année dans de nombreux pays européens.

Au centre de ces célébrations nous trouvons les pays scandinaves où le feu était destiné au caractère sacré de l’être féminin nommé Valborg. On le célèbre encore jusqu’à aujourd’hui.

Lag Ba’Omer est un jour où règne l’opacité des réponses, une tradition qui nous laisse blême si ce n’est blafard.

C’est peut être précisément du fait qu’il n’y avait aucun événement constitutif porteur d’une signification métahistorique que le jeûne, la joie, l’eau ou le feu y seront mêlés.

Mais il est raisonnable de supposer que chacun d’entre eux reflète une vérité plus sourde.  Comment est-ce possible? Eh bien répondons: «La vérité est multiple, la raison, ouverte d’esprit! »

Rony Akrich

1 COMMENT

  1. Pourim? pas de trace dans la Thora.
    Hanouka? idem
    le Shoffar? idem. pas de trace dans la Thora.
    les téfilin? pareil!
    Roch hachana en septembre? Cette fête se célébrait à l’équinoxe de printemps.
    calendrier lunaire-solaire? pas de trace dans la thora. il était solaire-solaire
    alors? religion hébraïque ou judaïsme rabbinique? (inventée par des rabbins)

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.