Une délégation russe s’entretient avec Assad alors que l’économie syrienne s’effondre

La Syrie place ses espoirs sur la Russie, son plus grand allié étranger, pour l’aider à consolider son économie.

Un garçon tient une boîte en carton contenant une aide alimentaire reçue du Programme alimentaire mondial dans le district de Kalasa à Alep, en Syrie, le 10 avril 2019 (Crédit photo: REUTERS / OMAR SANADIKI)
Un garçon tient une boîte en carton d’aide alimentaire reçue du Programme alimentaire mondial dans le district de Kalasa à Alep, en Syrie, le 10 avril 2019 (crédit photo: REUTERS / OMAR SANADIKI)

De hauts responsables russes ont eu des entretiens à Damas lundi avec le président Bashar al Assad, alors que le dirigeant syrien est aux prises avec une économie en ruine qui menace de saper les succès militaires qu’il a obtenus avec l’aide de Moscou dans un conflit de dix ans.

Le vice-Premier ministre russe Yuri Borisov et le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov sont arrivés après que Moscou a déclaré qu’il soutiendrait Damas face à des sanctions américaines plus sévères, qui pénalisent les entreprises étrangères traitant avec des entités gouvernementales syriennes.

Les médias d’État syriens ont rapporté la rencontre avec Assad.

Des responsables syriens et russes, dont le soutien militaire depuis 2015 a aidé Damas à annuler les victoires des islamistes et d’autres rebelles, ont déclaré que les deux parties prévoyaient de renforcer les relations commerciales et examineraient les projets énergétiques, miniers et électriques.

« La Russie a renversé la vapeur pour Assad et avec le régime maintenant confronté à ses plus graves défis, Moscou est dans une meilleure position qu’à n’importe quel autre moment pour presser davantage Assad », a déclaré un diplomate occidental qui suit les événements en Syrie.

Bien qu’Assad ait maintenant regagné la majeure partie du territoire qu’il a perdu, l’économie est en lambeaux, laissant de nombreux Syriens dans la pauvreté car la monnaie a perdu 80% de sa valeur.

La Russie a critiqué les nouvelles sanctions américaines qui sont entrées en vigueur en juin en vertu de la loi César. Washington dit que les sanctions visent à couper les revenus du gouvernement d’Assad et le contraindre à des pourparlers dirigés par l’ONU pour mettre fin au conflit.

La Syrie place ses espoirs sur la Russie, son plus grand allié étranger, pour l’aider à consolider son économie. Le principal allié régional de la Syrie, l’Iran, a lui aussi du mal à faire face à une série distincte de sanctions américaines, au coronavirus et ainsi de suite.

Hussam Taleb, un analyste pro-gouvernemental syrien, a déclaré à la télévision d’État syrienne que la visite russe mettrait en colère Washington qui, selon lui, « nous combattait en attaquant notre gagne-pain (réserves pétrolières } sanctions) en adoptant la loi César pour nous priver de notre richesse ».

Les diplomates occidentaux affirment que l’implication militaire du président russe Vladimir Poutine en Syrie, sa plus grande intervention au Moyen-Orient depuis des décennies, a assuré l’influence régionale majeure de Moscou et une plus grande présence grâce à une base navale dans le port syrien de Tartous.

Reuters

1 COMMENTAIRE

  1. Que la Syrie signe un traité de paix avec Israël sous l’égide des russes, avec obligation de couper tous les liens avec l’Iran et avec les terroristes du Liban. La Syrie retrouvera alors une prospérité économique certaine et même les Etats-Unis viendront y investir.

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