La reconnaissance faciale pour protéger Israël du terrorisme

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La reconnaissance faciale pour protéger Israël du terrorisme palestinien

 

 

Le 17 juillet 2019, le quotidien Haaretz a publié un article très intéressant sur le logiciel développé par la start-up israélienne Anyvision Interactive Technologies, en l’occurrence son système de reconnaissance faciale permettant de détecter les terroristes palestiniens tentés de s’infiltrer en Israël pour commettre leurs attentats. Cet outil devrait s’avérer grandement utile, si l’un des aspects du « deal du siècle » du Président américain Donald Trump est effectivement mis en œuvre, à savoir l’aménagement d’une autoroute et la construction d’un chemin de fer, entre la Cisjordanie et la bande de Gaza, pour relier les territoires enclavés, sous contrôle palestiniens.

La société Anyvision Interactive Technologies (dont le siège est situé à Holon, et qui dispose d’établissements à Belfast et New York) diffuse déjà dans le monde ses logiciels de reconnaissance biométrique. Leur utilisation est très simple. Ils fonctionnent avec tout type de caméra, sans nécessairement disposer d’une capacité de calcul informatique importante. (La société israélienne a même mis au point un logiciel pour la détection de « comportements suspects »). 43 pays en ont déjà fait l’acquisition et l’utilisent sur 350 sites comme les aéroports, les casinos, les stades… D’autres pays sont également intéressés par la technologie israélienne, afin de protéger leur population contre les opérations terroristes, d’autant que les résultats sont tout à fait exceptionnels : le taux d’exactitude de la reconnaissance faciale s’élève à 99,9%, alors que celui des concurrents ne dépassent pas 70%.

Les moyens financiers de la start up israélienne sont en constante progression. En 2018, elle a augmenté son capital de 28 millions de dollars (grâce à l’entrée dans le capital de l’allemand Bosch), ce qui a permis de multiplier les revenus par 6. En juin 2019, Anyvision a bénéficié d’un nouvel investissement de 31 millions de dollars (provenant d’un fonds d’investissement dépendant de Microsoft), et un autre de 74 millions d’investisseurs (dont la société américaine de communication Qualcomm).

La croissance d’Anyvision Interactive Technologies est exponentielle : elle embauche à ce jour 240 personnes, dont 30 qui sont titulaires d’un doctorat dans les technologies nouvelles. C’est elle qui a mis en place la reconnaissance faciale aux checks point à l’entrée de la zone A et B de Cisjordanie (ce qui a permis de faciliter la circulation des milliers de palestiniens qui viennent travailler chaque jour en Israël). Les temps d’attente des palestiniens au point de passage sont diminués, la vérification de leur possession d’un permis de travail en Israël, étant immédiate.

Ce qui est actuellement reproché à la société Anyvision, c’est l’utilisation de ses logiciels à l’intérieur des territoires sous contrôle exclusif (ou quasi exclusif palestinien : zone A et B soit 40% de la Cisjordanie) afin de suivre les mouvements des terroristes palestiniens, déjà été impliqués dans des attentats (ou des tentatives d’attentats). La technologie israélienne est critiquée en ce qu’elle porterait atteinte aux libertés individuelles des terroristes palestiniens (sic). (En somme, ceux-ci doivent rester libre de pouvoir tuer les juifs sans pour autant, être privés de leur liberté de mouvement).

Le cofondateur et directeur général de la société, Eylon Etshtein, s’est défendu de porter atteinte aux libertés individuelles des terroristes palestiniens. Il a toutefois admis que la surveillance mise en œuvre était « un dilemme », mais que « ce n’était pas à lui à qu’il fallait poser cette question » : « En fin de compte, nous sommes une entreprise de technologie qui fait le maximum pour que sa technologie ne soit pas utilisée à mauvais escient».

Eylon Etshtein s’est donc expliqué sur son respect des libertés individuelles : «Nous soutenons l’adoption de réglementations afin que la technologie ne soit pas biaisée en fonction du sexe ou de la race, mais également en raison de problèmes de respect de la vie privée ». Il a d’ailleurs précisé que son outils n’était vendu que dans des Etats démocratiques : «la société est sensible aux préjugés raciaux et sexistes. Personne dans le monde n’organise une surveillance de masse hormis la Chine et je n’exerce aucune activité en Chine. Je ne vends pas non plus en Afrique ni en Russie. Nous ne vendons des systèmes qu’aux pays démocratiques dotés de gouvernements appropriés ». (Microsoft a d’ailleurs décidé de l’accompagner).

Il n’en demeure pas moins vrai que la société Anyvision, (fondée en 2015 par le professeur Shlomo Ben Artzi, économiste comportemental et par le PDG Eilon Etstein) est très impliquée dans la défense du pays. L’entreprise emploie d’anciens hauts fonctionnaires de la défense comme Amir Kain (qui a dirigé la police du « misrad hapnim ») ou encore Amir Pardon, ancien chef du Mossad. La société a d’ailleurs reçu un certificat de reconnaissance de l’Etat d’Israël pour sa contribution à la sécurité.

Si donc l’Etat d’Israël accepte l’aménagement d’une servitude de passage sur son territoire au profit des palestiniens pour leur permettre de voyager librement, entre les territoires des zones A et B et la bande de Gaza, (ce qui constituerait néanmoins une véritable aberration, puisqu’elle porterait atteinte à sa souveraineté et à son intégrité territoriale), il se doit de disposer d’outils fiables pour assurer la sécurité de sa population. Pour l’heure, le Premier Ministre Benjamin netanyahou s’est dit réservé quant à l’investissement de 5 milliards de dollars, envisagé par l’administration américaine, pour monter ces infrastructures auto routières et ferroviaires en Israël, d’autant que le Hamas utilise déjà les permis d’entrée en Israël (accordés pour des motifs humanitaires) pour transférer des agents, des messages et sa technique opérationnelle, entre Gaza et les territoires de Judée Samarie.

Il faudra donc qu’un jour les palestiniens s’attaquent à leur seul problème : l’idéologie du Hamas qui les destructure mentalement. En 1939 -1945, le problème ne tenait pas aux personnes allemandes, mais à l’idéologie nazie. De la même manière, le seul problème des palestiniens tient à l’embrigadement dont ils font l’objet de la part du Hamas, les obligeant à lutter de toute leur force et leur énergie contre les juifs et ce qu’ils appellent « l’entité sioniste ». Or, si les palestiniens n’abrogent par la Charte du Hamas, ils ne s’en sortiront jamais.

Rappelons pour mémoire que dans les années 80, il n’y avait pas de problème particulier entre juifs et palestiniens. En Judée Samarie, les villes comme Bethléem, Jéricho, Hébron…comptaient des commerces tenus par des juifs qui jouxtaient ceux tenus par les palestiniens. Les relations entre eux étaient, sinon amicales, tout au moins courtoises. Il n’y avait d’ailleurs pas de clôtures de séparation vers la Judée Samarie et le passage vers la bande de Gaza se faisait librement.

Lorsqu’en 1988, l’Olp a renoncé à détruire Israël (même si, officiellement, sa Charte est toujours en vigueur), le Hamas a repris le flambeau sur un fondement, non plus national, mais religieux. Les accords d’Oslo ont alors offert au Hamas, une véritable opportunité, une quasi liberté et de gros budgets pour lancer, librement, des attaques terroristes en Israël. C’est donc uniquement de cette Charte Hamas dont les palestiniens doivent se libérer (comme ils l’ont fait des principes Olp). En tout état de cause, et en attendant que les palestiniens gagnent en sagesse et en maturité politique, Israël doit se protéger. N’en déplaise aux terroristes palestiniens, le système de reconnaissance faciale devrait encore avoir de beaux jours devant lui.

 

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

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