Le professeur Yuval Elbashan met en garde la Haute cour, de ne pas outrepasser son droit, et d’aller contre une loi fondamentale votée conformément aux règles de droit en cours, alors que de plus cette loi la met en cause elle-même et qu’elle serait juge et parti sur un sujet la concernant, et qui légalement la disqualifie sur le sujet.

« Aussi bien la Cour Suprême que le conseil juridique du gouvernement se comportent déjà de manière irresponsable », le professeur Yuval Elbashan critique sévèrement la cour concernant la possibilité qu’elle intervienne dans la législation d’une loi fondamentale : « Nous ne sommes pas en temps normal. Eux aussi se comportent déjà parfois de manière non consensuelle, irresponsable et pas selon les règles qui sont claires » Au sujet du conseiller juridique du gouvernement : « Je n’ai pas réussi à comprendre d’un point de vue juridique comment elle établit le lien entre les partis et le conflit d’intérêts ».

L’une des voix les plus claires de la vie publique israélienne appelant à une résolution sur la question de la réforme du système juridique, le professeur Yuval Elbashan, s’est référé ce matin (lundi) dans une interview à Shay Golden et Dana Veron à la possibilité que la Haute Cour d’intervenir dans la législation des lois fondamentales et a exprimé une préoccupation inquiétante : « Nous ne sommes pas en temps normal. »

« Nous rejouons le même jeu enfantin », a déclaré Elbashan. « Nos politiciens ne sont pas assez mûrs pour faire ce qu’il faut, et ils craignent la rue et des électeurs. Cela ne peut pas continuer ainsi », Elbashan a répondu aux tentatives de compromis qui sont encore tentées par certains.

La Haute Cour va-t-elle intervenir dans la législation d’une loi fondamentale ? « Si nous étions en temps normal, je dirais que je ne vois pas cela arriver », a déclaré le professeur Elbashan à propos de cette possibilité, « Je ne vois pas cela arriver parce qu’il n’y a pas de précédent, parce que c’est difficile et parce que le conseiller juridique du Parlement a accompagné la législation de la loi pour qu’il n’y ait pas d’erreurs techniques. »

« Il est très délicat de voir de véritables raisons pour établir ce précédent, surtout dans cette loi où tant de réunions ont été tenues et où le processus semble correct, d’autant plus qu’il y a un conflit d’intérêts institutionnel, car cela concerne la Haute Cour elle-même. J’aurais dit avec une très grande certitude qu’il n’y a aucune chance qu’ils touchent à une telle loi, mais nous ne sommes pas en temps normal et quand je parle de manque de maturité, et que j’ai arrêté d’être poli et d’avaler des mots, je le vois aussi du côté de la Haute Cour et du conseil juridique du gouvernement. »

« Eux aussi se comportent parfois de manière non consensuelle, irresponsable et pas selon les règles qui sont claires », a ajouté Elbashan en critiquant la Haute Cour et le conseil juridique du gouvernement, « donc il y a une chance, je ne peux pas dire qu’elle n’existe pas du tout. Je ne peux même pas dire qu’elle est minime. Mais si nous parlons des règles avant l’ère actuelle, alors les chances étaient très, très minces. »

« J’ai lu par exemple l’opinion du conseil juridique », Elbashan s’est tourné pour parler de la loi fondamentale, « Je dois dire que c’est une opinion que je trouve incorrecte, elle est très émotionnelle et moins professionnelle.

« Il y a une contradiction interne », a ajouté Elbashan, « Je n’ai toujours pas réussi à comprendre d’un point de vue juridique comment elle établit le lien entre la loi fondamentale et le conflit d’intérêts. Je connais la réponse qu’ils donnent dans les médias, mais juridiquement, elle n’a pas réussi à le faire, d’autant plus qu’elle a dit le matin après que le passage de la loi fondamentale ne change rien en ce qui concerne le conflit d’intérêts et à mon avis elle avait raison alors. Comme elle a fait des choses qui sont difficiles à expliquer à mon avis, il se peut aussi que notre Haute Cour le fasse. Nous sommes dans une période agitée ».

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5 Commentaires
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Asher Cohen

Il est impératif de remettre les pendules à l’heure. Une constitution est un texte émanant directement du Peuple, et donc approuvé par référendum, qui limite strictement les pouvoirs du gouvernement. Sauf erreur, Israël n’a, depuis sa création, aucune constitution, mais seulement quelques lois fondamentales, votées par le Parlement et non approuvées par référendum. Dans l’Israël Antique, la Constitution était tout simplement la Thora, acceptée par tous et donc applicable à tous, avec l’absolutisme des droits fondamentaux donnés par Dieu, et absolutisme de la séparation des pouvoirs entre exécutif et judiciaire, donc responsabilité du pouvoir exécutif devant le Sanhédrin.

l’Israël moderne ne peut pas être un état prétendument laïque, tout simplement parce que la laïcité n’est pas un concept objectif mais une invention subjective du délire chrétien. Il y a toujours un code de valeurs qui guide les choix et actions des politiciens. Dans les conditions d’un état prétendument laïque, les principes fondamentaux du Judaïsme, tel par exemple le principe de responsabilité de ses choix et actions, ne sont pas respectés. Ainsi, par exemple, Israël souffre, au moins depuis Dayan en 1967, d’un problème de squatters arabes de la Terre Juive, mais aucun politicien ne veut en assumer la responsabilité, alors que la principale victime de cette irresponsabilité est le Peuple Juif. C’est clairement de l’hypocrisie catholique. Rahem !

Conclusion : tant qu’Israël n’aura pas de constitution réelle, il sera difficile de le considérer comme une république juive, à l’instar de notre République Hébraïque de l’Antiquité, qui a tant subjugué Machiavel, et pour laquelle les goyim ont écrit plus de 200 livres aux 16ième et 17ième siècles, et ainsi la corruption des politiciens se déchainera constamment dans l’État Juif, et en toute impunité. Pouvons-nous en être fiers devant notre Dieu de Justice ?

Marco 22

Bonjour Asher,

La laïcité n’est pas un concept chrétien mais un concept élaboré sous la III ème république par des politiciens dont la plupart étaient Francs-Maçons.

Que les Chrétiens décident d’exclure Dieu de la société française et plus précisément de la fonction publique n’a aucun sens. La III ème république était connu pour être une république franc-maçonnique et rappelons que ces individus s’élèvent contre Dieu et placent l’homme au centre de la société, d’où l’élaboration du concept de laïcité en 1905.

Asher Cohen

@Marco 22
Merci pour votre attention à mon post.
Tout d’abord, je ne suis pas expert sur l’histoire politique de la Troisième république, mais il n’est pas nécessaire de l’être pour voir que placer l’homme au centre de la société c’est le diviniser, une idée sûrement pas juive mais clairement chrétienne. Je le répète, nous avons la tête couverte, à la synagogue comme dans la rue, car nous considérons que notre vie dépend de puissances qui nous sont supérieures.

Maintenant, les véritables anticléricaux de la Troisième république étaient les communards, mais je ne suis pas convaincu que les artisans de la loi de 1905, les Émile Combes, ancien séminariste devenu athée, Aristide Briand, Ferdinand Buisson, Maurice Rouvier, Maurice Allard, Albert Sarraut, etc.., aient tous été francs maçons, beaucoup étant chrétiens au départ. La loi de 1905 se limitait à refuser de faire financer l’Église par le contribuable, et à rejeter l’enseignement public par les prêtres incompétents. Elle est passée très difficilement, malgré toutes les excommunications du Vatican.

Le concept actuel invalide de laïcité n’est pas revendiqué par les Juifs, ni par les musulmans, ni les bouddhistes, mais par les catholiques, qui à mon sens l’ont inventé subjectivement pour chercher du pouvoir sur les non-chrétiens. Vichy a bien imposé aux Juifs, par exemple, l’étoile jaune comme signe ostentatoire de judéité dans l’espace public. (J’écris judéité et non appartenance religieuse, car le Judaïsme est une nationalité et non une religion.). Il y a un revirement totalement à l’opposé, consistant maintenant à interdire aux non-catholiques le port de signes religieux, contradiction que l’on ne trouve ni en Israël, ni dans les pays anglo-saxons. Je ne m’étends pas ici.

Marco 22

Non, diviniser l’homme n’est pas un concept chrétien mais païen et cela s’appelle de l’idolâtrie. Et, je rajouterai que l’humanisme qui place l’homme au centre de la société, qui consiste à dire bien ce qui est mal et mal ce qui est bien; est une doctrine anti-christ, qui s’élève contre Dieu.

Encore une fois, la III ème république était une république franc-maçonnique et le concept de laïcité est un concept franc-maçon car on exclut Dieu de la société, des institutions françaises. Cette république s’est constituée et a évolué dans un contexte anti-clérical; vous comprendrez par conséquent que cela n’a aucun sens d’attribuer la laïcité à des politiciens chrétiens. Je peux me permettre de l’affirmer ayant étudié cette période en faculté d’histoire.

Tous les Japonais ne sont pas shintoïstes, tous les chinois ne sont pas bouddhistes et par conséquent, tous les Européens ne sont pas Chrétiens, Asher. De-plus, ce n’est pas parce qu’un individu revendique son identité chrétienne que cela fait de lui, un Chrétien. Cela ne fonctionne pas comme ça, croyez-moi !

Bonne soirée,

Asher Cohen

@Marco 22
Vous mentez par omission. Vous reconnaissez certes que la laïcité, n’étant pas un concept objectif, ne peut pas exister dans la Réalité, mais vous essayez de dédouaner les catholiques dans cette infamie en cherchant à en rejeter la responsabilité sur les francs-maçons. En effet vous omettez soigneusement de reconnaître qu’actuellement, en 2023, ce ne sont pas les Juifs, ni les musulmans, qui revendiquent la laïcité, mais les catholiques qui s’élèvent contre le port de signes religieux dans l’espace public, se contredisant ainsi de manière ridicule avec ce qu’ils ont fait dans les périodes historiques précédentes.

Maintenant, la franc-maçonnerie, ici simplement française, ne veut pas dire grand-chose. Il y a de nombreuses loges, très différentes les unes des autres, c’est un sujet très vaste, et je ne vois pas de loge juive du Bne Brit refusant des Juifs religieux. Je ne suis pas convaincu que tous les protagonistes de la loi de 1905 que j’ai cités plus haut, aient été franc-maçons, mais dans tous les cas ils venaient du monde chrétien, et aucun Juif ne semble avoir participé à l’élaboration de cette loi.

Je vous rappelle que cette loi de 1905, qui a déclenché des tempêtes, s’était bornée au refus de l’État de financer les cultes. Or, en 2023, l’État subventionne les églises catholiques et l’enseignement chrétien. En tant que Juif, je ne vois pas à quel titre je devrais payer des impôts et taxes pour financer les églises et l’enseignement catholique ? Sachez qu’en 2010, j’ai notifié une plainte au parquet de Paris pour refus de service public légalement dû, pour motif de fête catholique. 13 ans après, j’attends toujours ne serait-ce qu’un avis de classement sans suite. Qu’on ne me parle pas de laïcité en France, car cela n’existe pas. Les rares services publics gérés par des anticléricaux, le Centre Beaubourg à Paris, par exemple, ne ferment pas les jours de fêtes catholiques, mais restreignent quand même leurs horaires le soir de Noël. Cela prouve combien la France est imprégnée de catholicisme même chez les anticléricaux.

Enfin pour la question de la divinisation de l’homme, l’être humain ne peut pas dire le Bien et le Mal à la place de Dieu, mais Jésus Christ impose aux autres sa propre définition du Bien et du Mal. C’est donc un absolu moraliste qui se prend pour Dieu, et réforme la Bible. Le prétendu concept de trinité est bien une divinisation de l’être humain, et les Unitariens le contestent, allant jusqu’à se rapprocher des Juifs. Je vous précise que chez les Juifs nous n’avons aucune représentation humaine de la divinité. Allez les chercher dans les synagogues, alors que dans les églises vous en trouverez constamment.