Immigration : Jean-Noël Barrot pense recadrer J.D. Vance après son discours à Munich
Au lendemain du discours de J.D. Vance à Munich, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères répond sèchement au vice-président américain en rappelant que « personne ne peut imposer son modèle » à l’Europe.

«Le discours du siècle» : J.D. Vance encensé par la droite française après son allocution à Munich
Le vice-président américain a prononcé un discours à la Conférence sur la sécurité de Munich dans lequel il rappelle que « l’immigration de masse » est le « sujet le plus important ». S’il a fait bondir des Européens, J.D. Vance a reçu le soutien d’une partie de la droite en France.
Immigration, liberté d’expression, élections allemandes… J.D. Vance n’a pas mâché ses mots. Au lendemain d’un attentat à la voiture-bélier à Munich, le vice-président américain a pris la parole lors de la Conférence sur la sécurité, organisée dans la ville bavaroise le vendredi 14 février. Face à un parterre de dirigeants internationaux, il a livré une vision sans concession des défis qui, selon lui, menacent l’Occident.
Lors de sa prise de parole, le bras droit de Donald Trump a notamment estimé qu’il n’y avait « aucun sujet plus important que l’immigration de masse ». Il semble également avoir pris position pour l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), en jugeant qu’il n’y avait « pas de place pour des pare-feu » contre le parti nationaliste allemand.
Des « mots très sages », « un discours de vérité »…
Le discours de J.D. Vance a provoqué une onde de choc à gauche, où certains lui reprochent d’avoir à peine évoqué la guerre en Ukraine, malgré son entretien avec Volodymyr Zelensky. Mais si ses propos ont fait grincer des dents chez les progressistes européens, ils ont, en revanche, été largement salués par la droite française, qui y voit un discours de vérité.
Sur le réseau social X, Marion Maréchal a considéré qu’il avait tenu « un discours de vérité à Munich face à nos dirigeants européens ». Éric Ciotti a de son côté évoqué un « discours historique » : « Il y aura un avant et un après dans le destin de l’Europe. Un discours pour le réveil européen, un discours pour l’Histoire », a écrit le fondateur de L’Union des droites pour la République (UDR). Le vice-président du parti, Alexandre Avril, a lui aussi mentionné « le discours du siècle ». Selon lui, « les leaders européens, à commencer par Emmanuel Macron, devraient entendre ces mots très sages » et il est « regrettable que le vice-président américain en vienne à défendre la voix des Européens mieux que la plupart de leurs dirigeants ».
Pour l’eurodéputée du Rassemblement national, Virginie Joron, J.D. Vance a « remis l’église au milieu du village en tançant les gouvernements européens pour avoir ignoré la volonté de leur peuple », écrit-elle sur X. L’élue a d’ailleurs donné l’exemple de l’annulation de l’élection présidentielle en Roumanie par la Cour constitutionnelle, alors que le candidat nationaliste Calin Georgescu avait remporté le premier tour, après une campagne entachée par des soupçons d’ingérence russe. Florian Philippot a enfin jugé que J.D. Vance venait de « pulvériser l’UE » avec son discours. « Toute la tyrannie de la putride Union européenne a été dénoncée ! Que les Français entendent ce bon sens exprimé », a encore écrit le président des Patriotes sur X.
«Son constat est lucide» : Jordan Bardella salue le discours de J.D. Vance sur la liberté d’expression.
Lors d’une séance de dédicace de son livre, ce samedi 15 février, le patron du Rassemblement national a salué le discours de vice-président américain, à la Conférence de sécurité de Munich, sur la question migratoire et la liberté d’expression.

Jordan Bardella était à Castres ce samedi 15 février pour une séance de dédicace de son livre Ce que je cherche. Au lendemain du discours de J.D. Vance – très critiqué par la gauche européenne, mais applaudi par la droite –, le président du Rassemblement national (RN) a été invité à réagir par les médias présents, dont BFMTV. Pour le bras droit de Marine Le Pen, « le constat de J.D. Vance est assez lucide » sur la liberté d’expression et la question migratoire.
« Le discours dominant n’est plus le discours majoritaire dans le pays. Je crois qu’il a raison de s’inquiéter d’une dérive orwellienne de la gauche qui milite pour restreindre la liberté d’expression, qui est aujourd’hui en danger dans notre pays », a-t-il poursuivi.
Un discours qui fait réagir
Le discours de J.D. Vance a fait réagir le monde entier. À Munich, face à une foule de dirigeants internationaux, le vice-président américain de Donald Trump a énuméré les défis qui, selon lui, menacent l’Occident. D’après lui, il n’y aurait « aucun sujet plus important que l’immigration de masse ».
Le numéro 2 de la Maison-Blanche a également laissé entendre qu’il soutenait l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), estimant qu’il n’y a « pas de place pour des pare-feu » contre le parti nationaliste allemand. Les propos de J.D. Vance ont été très mal accueillis par la gauche européenne, tandis que la droite française a approuvé ce qu’elle considère comme « un discours historique ».
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🙂 🙂 🙂 C’est comique de comparer la petite crevure de francekipu, meneur du ministère des déchets du quai d’Orsay, avec le très grand vice-président des USA ! ! !
Il faudra qu’il fasse un voyage en Israël aussi et faire le même discours Car là-bas c’est pareille qu’en Europe si se n’est beaucoup plus , avec la différence qu’ils tiennent tous les monopoles ( éducation, armée, justice, les médias, et les grosses sociétés alimentaires , et distributions sans compter le distributions des terres ( kibboutz) qui se sont attribués à la période du mapam etc……se n’est qu’une partie du iceberg .