Israël offre une aide économique au Liban et menace d’une action militaire contre l’Iran

Le ministre israélien de la Défense, Bnei Gantz, a déclaré dimanche soir, lors d’une réunion avec le Premier ministre Naftali Bennett, « Nous avons un conflit avec l’Iran et nous devons nous défendre ».

Israël menace l’Iran

Il a ajouté : « Israël continuera à prendre toutes les mesures pour empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires et contrecarrer toute intensification, établissement ou tentative de nuire à Israël », a-t-il ajouté, « Nous le ferons à un moment et à un endroit qui nous conviennent et maintiendrons notre supériorité militaire.

Une proposition israélienne pour le Liban

Lors de son discours, le ministre israélien de la Défense a déclaré : « Malheureusement, à la lumière de la crise économique et politique au Liban, nous voyons des tentatives d’augmenter l’intervention de l’Iran dans le pays.

Il a poursuivi : « Israël a dans le passé offert une aide au Liban, et nous sommes toujours prêts à travailler pour sa croissance et pour le sortir de la crise ».

Benny Gantz a adressé un message en anglais à l’intention de la population libanaise, proposant l’aide israélienne : « En tant qu’Israélien, en tant que Juif et en tant qu’être humain, le cœur saigne en voyant ces images de gens affamés dans les rues du Liban. Par le passé, Israël est déjà venu en aide au Liban et est prêt aujourd’hui à le refaire et à mobiliser des pays pour aider le pays à se sortir de la crise. Malheureusement, sur fond de crise économique et politique dans laquelle le Hezbollah a une responsabilité, nous voyons des tentatives de renforcer l’ingérence iranienne au Liban et y provoquer un coup d’Etat silencieux. Sans le Hezbollah et ses suzerains iraniens, je pense que nous aurions déjà fait la paix avec le Liban ».

Un mémorial a été inauguré dimanche soir à Metulah en souvenir des combattants de l’Armée du Sud-Liban qui tombèrent entre les années 1982 et 2000. Cette armée, formée essentiellement de chrétiens libanais collabora avec Israël dans son combat dans le sud du Liban contre les terroristes du Hezbollah et des organisations « palestiniennes ». Lors de cette cérémonie, des décorations ont été remises à des officiers ayant combattu dans cette armée. Après le retrait unilatéral du Liban effectuée sous le gouvernement Barak, de nombreuses familles de soldats de l’ASL furent accueillies en Israël de crainte de se voir assassinées par le Hezbollah.

Head of Blue and White party Benny Gantz speaks at the annual international Municipal Innovation Conference in Tel Aviv, on February February 20, 2020. Photo by Avshalom Sassoni/Flash90 *** Local Caption *** ???? ????? ????? ????? ?????? ??? ??? ???? ???

Le ministre de la Défense Benny Gantz, présent  la cérémonie, a notamment déclaré : « Aujourd’hui, nous avons fait justice historique en inaugurant un mémorial en souvenir des combattants de l’Armée du Sud-Liban qui luttèrent aux côtés des soldats de Tsahal au Liban. Des soldats de l’ASL ont été blessés, tués, et on payé un prix élevé physique et psychique. Cette distinction que nous tenons à remettre au même titre qu’aux soldats de Tsahal exprime notre devoir moral de reconnaître leur bravoure ».

3 plans israéliens contre l’Iran

Vendredi dernier, l’analyste militaire israélien Alex Fishman a révélé que « le chef d’état-major de Tsahal, Aviv Kochavi, a transmis des messages clairs lors de sa visite à Washington la semaine dernière, au cas où l’administration Biden reviendrait à l’accord nucléaire avec l’Iran et ces messages incluaient des menaces qu’Israël avait élaboré des pour une attaque militaire contre l’Iran. »

Kochavi a ajouté que Tsahal avait élaboré au moins trois plans militaires pour contrecarrer le projet nucléaire iranien, et que le précédent gouvernement israélien dirigé par Benjamin Netanyahu avait alloué un budget à ces plans et que le gouvernement actuel dirigé par Naftali.

La pénurie de centaines de médicaments risque de provoquer de nombreux décès

Les importateurs de produits pharmaceutiques au Liban alertent sur les risques de décès liés aux ruptures de stock de centaines de médicaments.
Les importateurs de produits pharmaceutiques au Liban alertent sur les risques de décès liés aux ruptures de stock de centaines de médicaments. © Noé Pignède/RFI

Les importateurs de produits pharmaceutiques au Liban ont lancé ce dimanche un cri d’alarme : des centaines de médicaments sont en rupture de stock et beaucoup d’autres seront introuvables d’ici fin juillet. Cette pénurie qui touche ce pays frappé par l’une des pires crises au monde depuis 1850, risque de provoquer de nombreux décès.

Les médicaments utilisés pour traiter le diabète, les maladies cardiaques, la tension artérielle, certaines formes de cancers ou la sclérose en plaques sont en rupture de stock au Liban. Tous les jours, la pénurie s’étend à de nouveaux produits pharmaceutiques.

Depuis un mois, presqu’aucun médicament n’a été introduit dans le pays en raison du refus de la Banque centrale d’ouvrir de nouvelles lignes de crédits en devises, ou de payer les arriérés dus aux fournisseurs étrangers, qui s’élèveraient à 600 millions de dollars, selon les importateurs.

La pénurie chronique de médicaments est aussi due au stockage illégal et à la contrebande de produits subventionnés.

La Banque du Liban fournit aux importateurs depuis plus d’un an des dollars au taux officiel de 1 500 livres, alors que le billet vert s’échange à plus de 17 000 livres au marché noir. Mais l’épuisement des réserves de la Banque centrale a considérablement réduit ou totalement interrompu le régime des subventions qui permettait aux Libanais de supporter tant bien que mal les effets de la crise.

Pas un jour ne passe sans un incident provoqué par la pénurie de médicaments. Dimanche, un homme désespéré de ne pouvoir trouver des médicaments à sa fille fiévreuse depuis six jours a bloqué une route à l’aide de sa voiture à Tripoli, la deuxième ville du Liban.

Jforum avec par Shraga Blum, RFI et www.jpost.com

ישראל מציעה ללבנון עזרה כלכלית ומאיימת בפעולה צבאית נגד איראן

Un soldat israélien ouvre une porte sur une base militaire menant au poste frontière avec le Liban à Rosh Hanikra, dans le nord d’Israël (crédit photo : AMIR COHEN/REUTERS)

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