SOUTHERN BORDER, ISRAEL - JANUARY 21: (ISRAEL OUT) In this handout image supplied by the Israeli Government Press Office (GPO), Israeli prime minister Benjamin Netanyahu greets Israeli Defense Force (IDF) soldiers on January 21, 2010 in Israel. Netanyahu, toured the Israel-Egypt border and received a briefing on the rececent border infiltration from Turkey and Africa. (Photo by GPO via Getty Images)

« Nous agissons quand nous devons agir, y compris ici, de l’autre côté de la frontière, avec des dizaines de frappes destinées à empêcher le Hezbollah d’obtenir des armes pouvant changer le rapport de force », déclare Netanyahou.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a admis lundi pour la première fois qu’Israël avait attaqué des dizaines de convois d’armes en Syrie qui étaient destinés au groupe terroriste Hezbollah.

C’est la première fois que le chef du gouvernement israélien déclare publiquement et aussi clairement qu’Israël a mené ces attaques en Syrie, pays voisin avec lequel l’Etat hébreu est toujours officiellement en guerre.

( NDLR Il a été rapporté au début de l’année que la Russie avait transféré des armes de pointe au Hezbollah sous le couvert du chaos de la guerre civile syrienne.
Deux des commandants sur le terrain du groupe militant chiite avient confié à la presse [ The Daily Beast ] que les armes comprenaient des missiles sol-sol de longue portée, des missiles tactiques, des roquettes téléguidées par laser, et des armes anti-chars.)

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En décembre, Netanyahou avait déclaré qu’Israël faisait « tout ce qu’il faut pour éviter des livraisons d’armes particulièrement létales de Syrie vers le Liban », sans donner davantage de détails. De nombreux raids contre des convois d’armes destinés au Hezbollah ont été imputés, notamment par les médias libanais et syriens, à l’Etat hébreu mais les autorités israéliennes s’abstiennent en général de tout commentaire sur ces raids.

« Nous agissons quand nous devons agir, y compris ici, de l’autre côté de la frontière, avec des dizaines de frappes destinées à empêcher le Hezbollah d’obtenir des armes pouvant changer le rapport de force », a déclaré M. Netanyahu lors d’une visite aux troupes sur la partie du Golan syrien.

Le Premier ministre était en visite sur les hauteurs du Golan juste en face de la frontière syrienne, où les réservistes de la brigade des FDI Paratroopers font actuellement un exercice militaire. Netanyahou a parlé des défis militaires et des menaces qui pèsent sur Israël.

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« Nous avons l’État islamique (Daesh) et le Hezbollah à nos frontières, nous avons le Hamas et le Jihad islamique à Gaza, et nous avons le jihad mondial et les membres de l’Etat islamique dans le Sinaï», at-il dit. « Nous sommes fiers que, au milieu de toute cette agitation au Moyen-Orient, nous avons réussi à préserver le calme relatif et la sécurité d’Israël. »

« Nous pouvons voir les nations et les États en voie d’éradication dans le chaos environnant, et nous ne pouvons pas compter sur quelqu’un pour venir nous aider», a déclaré Netanyahou. « Si nous avons appris quelque chose, c’est que nous devons être capables de nous défendre nous-mêmes. Ceci est notre pays, nous devons le défendre et personne ne peut mieux le défendre que nous « .

Une frappe aérienne à Damas a tué plusieurs militants du Hezbollah en Décembre dernier, y compris Samir Kuntar, un terroriste qui a brutalement assassiné un enfant israélien de 4 ans et son père en 1979, mais a finalement été libéré d’une prison israélienne dans un échange de prisonniers. Le Hezbollah a accusé Israël de l’assassinat, une accusation que le gouvernement israélien n’a ni confirmé ni nié.

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D’après des sources concordantes, Israël, officiellement neutre sur le conflit syrien, a effectué plus d’une dizaine de frappes aériennes en Syrie depuis 2013, visant principalement le transfert d’armes destinées au Hezbollah qui combat en Syrie aux côtés des forces du régime de Bachar el-Assad.
Israël et le Hezbollah se sont livrés une guerre meurtrière l’été 2006.

Alors qu’il était chef de l’opposition en 2007, Netanyahou avait dit à un journaliste israélien qu’il avait «personnellement» félicité Ehud Olmert, alors Premier ministre,  pour avoir bombardé un réacteur nucléaire syrien, une frappe que le gouvernement a refusé de confirmer. Ses remarques avait suscité la controverse et des proches d’Olmert avaient critiqué Netanyahou d’avoir  » la langue trop bien pendue ».

Michael Bachner et Jforum

 

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