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Un fabricant de chloroquine en France, en redressement!

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Il n’y a qu’un fabricant de chloroquine en France. Et il est en redressement judiciaire ! [NDLR : Menacé d’être repris par une entreprise libanaise, implicitement le Hezbollah!]

Faute de repreneur, l’entreprise Famar pourrait bien cesser son activité alors que la demande explose.

Alors que l’engouement autour de la chloroquine ne cesse de croître, le seul fabricant français du médicament contenant la molécule, la Nivaquine, est quant à lui en redressement judiciaire, rapporte Le Progrès. En effet, la société Famar, basée à Saint-Genis-Laval (Rhône), est la seule habilitée par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) à produire pour Sanofi ce médicament, destiné au marché français.

>> A lire aussi – Chloroquine, remdesivir, Avigan… ces pistes de médicaments qui donnent de l’espoir

Lâchée par le fonds américain d’investissement KKR, l’entreprise n’a toujours pas trouvé de repreneur et se retrouve donc en redressement judiciaire avec néanmoins le droit de poursuivre son activité. Mais depuis les essais prometteurs avec la chloroquine réalisés à Marseille sur des patients atteints du Covid-19, Famar tourne à plein régime. “Les laboratoires ont accepté de relever le prix d’achat des médicaments qui sortent de nos lignes de fabrication. Ils n’ont pas de stock et pour l’instant, nous sommes les seuls à pouvoir honorer les commandes. C’est un peu surréaliste, mais l’entreprise fonctionne à pleine charge alors que nous sommes en redressement judiciaire”, s’étonne dans les colonnes du Progrès Yannig Donius, délégué CGT du site.

Le ministre de la Santé sollicité

Malgré cet engouement soudain, la situation de Famar reste néanmoins très incertaine. L’audience qui devait se tenir le 3 juillet prochain devant le tribunal de commerce de Lyon a été reportée. Mais faute de repreneur, la société pourrait baisser le rideau. Bien décidé à se battre pour son entreprise, Yannig Donius a même envoyé un courrier au ministre de la Santé Olivier Véran. “Nous espérons toujours trouver un repreneur. Un laboratoire libanais se dit intéressé. Pourquoi pas l’État français ? Nous attendons surtout une prise de conscience et une aide de la part des politiques. Notre entreprise n’est pas comme les autres”, assure-t-il. Le salut de Famar pourrait bien venir de la Nivaquine.

capital.fr/entreprises-marches

2 COMMENTS

  1. Logique financière à la manoeuvre…

    1/ La molécule, au brevet depuis longtemps tombé dans le domaine public mondial, peut être produite par les grands fabriquants de génériques dont l’israélien TEVA (qui se considère le No 1 mondial des génériques – mais pas forcément pour cette molécule), TEVA qui va en tout cas offrir des millions de doses aux USA…

    Il faut croire que la société française qui la fabrique, mais avec ses coûts de production français (le contrecoup des charges élevées pour notre protection sociale enviée dans le monde entier mais qui désindistrualise donc la France…), est en redressement car elle ne peut pas concurrencer des productions étrangères moins chères…

    La fameuse “logique de marché”

    Et la direction de l’entreprise, dont le savoir faire n’est pas contestable, a pu faire le mauvais choix de ne pas délocaliser sa production assez tôt pour survivre… dans ce contexte de concurrence mondiale

    Inutile de dire que la reprise d’une ligne locale de production dans un contexte français inchangé a peu de chance d’aboutir sauf dans un win-win derrière les coulisses

    – à toucher des aides d’Etat (maintenant l’emploi) médiatisées en applaudissant État et syndicats
    – tenir pour l’entreprise repreuneuse ”amie” le temps d’apprendre les secrets de production
    – et la laisser ensuite fermer boutique définitivement localement pour réouvrir ailleurs à l’etranger… ou pas !!!

    le tout synchronisé électoralement à après l’échéance présidentielle peut-être ?

    2/ Contrairement au secteur de l’agriculture, le secteur des productions de santé (médicaments, vêtements de protection dont masques FFP2, etc…) n’est pas subventionné au niveau européen pour garder une indépendance=sécurité européenne

    3/ Or on a “vendu” aux peuples d’Europe la construction de l’UE pour se protéger…

    Cela c’est dans le discours politique, mais en réalité secteurs par secteurs, ce n’est pas du tout le cas dans le domaine de la santé publique… pourtant stratégique… et pas seulement face à une pandémie naturelle… car du coup quid face à une pandémie qui serait liée à un empoisonnement terroriste de l’eau par exemple avec une molécule à effet retard…

    4/ Les secteurs stratégiques dans l’UE n’ont pas tous été identifiés

    On a vendu la protection mais on a géré en dépit du bon sens politique initialement affiché et avec l’Idée postmodernisme que le stock est devenu inutile dans une société mondiale hyper informatisée aux réactions instantanées qui ne connaîtra plus de guerres ni problèmes de transport…

    On a oublié d’analyser tous les grains de sable qui peuvent contrarier cette vision de bisounours

    CQFD

    NB: l’abandon d’une production européenne stratégique parce que devenue non concurentielle au niveau mondial devrait au moins être compensée par la Constitution de stocks stratégiques. Notons qu’il en est déjà ainsi des stocks qualifiés de stratégiques de produits importés comme le gaz ou le pétrole (dont on ne saurait se passer durablement)… cette notion de stocks stratégiques devrait aussi embrasser de nouveaux domaines comme les terres rares

    Face aux grains de sable identifiés (1), il faudrait que les stocks strategiques soient au moins de 3 mois… mais il faut d’abord l’imposer en légiférant (2)

    Au boulot SVP l’UE

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