The Liberian-flagged oil tanker Ice Energy (L) transfers crude oil from the Iranian-flagged oil tanker Lana (R) (former Pegas), off the shore of Karystos, on the Island of Evia, on May 29, 2022. Greece will send Iranian oil from a seized Russian-flagged tanker to the United States at the request of the US judiciary, Greek port police said Wednesday, a decision that angered Tehran. Last month the Greek authorities seized the Pegas, which was said to have been heading to the Marmara terminal in Turkey. The authorities seized the ship in accordance with EU sanctions introduced after Russia invaded Ukraine in February. (Photo by Angelos Tzortzinis / AFP)

VIDÉO. Saisie de deux pétroliers étrangers par l’Iran : « Cela s’apparente à une forme de piraterie »

Le régime iranien a revendiqué la prise de deux pétroliers, battant pavillon du Panama et de la Tanzanie, le 15 septembre dernier. Les autorités leur reprochent de transporter « du carburant de contrebande ».

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L’Iran a saisi la semaine dernière deux pétroliers étrangers se livrant, selon les autorités du pays, « à de la contrebande de carburant dans le Golfe ». Des images diffusées à la télévision iranienne vendredi dernier montrent les forces navales des Gardiens de la révolution iraniens mettre la main sur deux navires. Les pétroliers saisis, Steven et Crown, battant le pavillon du Panama et de la Tanzanie, transportaient « plus de 1,5 million de litres de pétrole et gaz iraniens », toujours selon l’Iran. Trente-sept membres d’équipage auraient été remis aux autorités judiciaires du port de Mahshahr.

« Le carburant de contrebande, c’est le motif qu’utilise l’Iran pour justifier la saisie de cargos ou de pétroliers vis-à-vis de la communauté internationale, décrypte pour le Parisien David Rigoulet-Roze, chercheur associé à l’IRIS et rédacteur en chef de la revue Orients Stratégiques. Car il faut un alibi pour quelque chose qui s’apparente à une forme de piraterie », poursuit le docteur en sciences politiques.

Depuis plusieurs années déjà, l’Iran se livre à l’arrestation de bateaux commerciaux étrangers qui traversent le golfe Persique puis le détroit d’Ormuz, passage obligé pour un quart de la production mondiale de pétrole brut. Cet été, au paroxysme de cette crise qui dure, les États-Unis ont annoncé l’envoi de navires de guerre et d’avions de combat pour dissuader Téhéran de s’attaquer aux pétroliers. « Face à cette menace persistante, les Américains renforcent leur présence mais c’est aussi une assurance donnée aux pétromonarchies du golfe qui étaient très inquiètes, poursuit David Rigoulet-Roze. Les Iraniens, eux, veulent remettre en cause cette « Pax Americana » et manifester le fait qu’ils sont les « gardiens du golfe », dans tous les sens du terme. Il faut aussi se rappeler que l’Iran ne peut pas exporter son pétrole. Ils estiment donc qu’ils sont lésés et que le pétrole qui transite par le détroit d’Ormuz relèverait d’une forme de contrebande. Mais ni l’Iran, ni les États-Unis, n’ont intérêt à ce que cela dégénère en conflit ».

JForum avec Le Parisien

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