Nous sommes tous habitués aux deux poids de mesures. Mais dans le cas qui nous intéresse, il ne s’agit pas de poids différents, car l’un est purement imaginaire et l’autre est bien réel. Nous comparons la fiction à la réalité.
Le pseudo-génocide à l’égard des Arabes de Gaza est une fiction, au même titre que « Les Protocoles des Sages de Sion, » alors que les génocides envers les Yézidis et les Chrétiens , par des musulmans qui revendiquent leur foi, sont bien réels.
Pourtant le premier est dénoncé tous les jours par les antisémites, et les seconds passent totalement inaperçus, parce que commis par des musulmans. Pour ces musulmans une terminologie a été créée artificiellement de toutes pièces. Pour ne pas tomber dans l’islamophobie, il vaut mieux parler d’islamistes comme s’ils n’étaient musulmans, et que leur religion ne relèverait pas du Coran, dont ils se font pourtant les porte-voix et qu’ils brandissent en étendard.
Ce monde fait de lâcheté, de personnes immatures, ignorantes de l’histoire, affecte l’humanisme, là où il n’y a que sottise et antisémitisme. Que dire de ceux qui s’allient à des assassins en puissance dont le seul moteur est la destruction de l’autre, et qui jouissent intensément à la vue de leur mort, et que l’on présente comme des victimes. Ce monde aveugle va droit à sa perte. Il n’y a pas de place pour ceux qui ont abandonné l’idée d’être eux-mêmes.
Le génocide commis par l’Etat islamique contre les Yézidis et les Chrétiens ne visait pas que les individus mais aussi l’éradication de leur culture.
La communauté yézidie peine à se reconstruire après les massacres perpétrés par Daech en Irak. Le mois d’août 2024 marque le 10e anniversaire du génocide perpétré par le groupe État islamique, au cours duquel des milliers de personnes issues des communautés marginalisées d’Irak, dont des Yézidis, des chrétiens et des musulmans chiites, ont été tuées à Mossoul, la deuxième plus grande ville d’Irak, et dans les environs.
Les Yézidis, qui suivent une religion monothéiste, dans laquelle l’ange paon est le chef des sept êtres divins, et qui ont été périodiquement persécutés dans le passé, ont gravement souffert. Entre 2014 et 2017, au moins 5 000 personnes ont été brutalement tuées, tandis que 6 000 femmes et enfants ont été réduits en esclavage ; des centaines de milliers ont été déplacés de Sinjar et de la plaine de Ninive, près de Mossoul.
Les chrétiens assyriens d’Irak, qui appartiennent à une communauté mésopotamienne autochtone composée de premiers convertis à une forme syriaque du christianisme oriental, ont également souffert à cause de l’Etat islamique. À Mossoul, l’EI a marqué les maisons des chrétiens et les a forcés à payer la jizya, un impôt traditionnellement prélevé sur les non-musulmans, ou à partir sous peine d’être tués.
Même des musulmans, en particulier des chiites, que l’EI jugeait hérétiques en raison de leur adhésion à des formes d’islam allant au-delà de la version étroite de l’islam sunnite que le groupe prônait, ont été tués. Si les musulmans chiites sont majoritaires en Irak, ils sont minoritaires à Mossoul et dans le nord, qui sont dominés par les musulmans sunnites.
L’Irak est le pays où je suis né. Lors d’une visite à l’été 2016, j’ai pu voir des hommes de l’EI dans un ancien monastère au sommet d’une montagne près de Mossoul, ce qui était particulièrement troublant. Bien que l’EI ait été en grande partie vaincu par les forces irakiennes, avec l’appui de la coalition internationale plus large dirigée par les États-Unis, les conséquences de la violence génocidaire qu’il a perpétrée se poursuivent.
Les Yazidis et les chrétiens continuent d’être marginalisés, les régions qu’ils habitent restent instables et leur patrimoine est soumis à une destruction continue. En tant que spécialiste de l’Irak, je suis particulièrement préoccupée par la perte du patrimoine immatériel comme les prières, les chants et les récits historiques – que je m’efforce désormais de préserver.
Importance historique
Depuis l’invasion de l’Irak par les États-Unis en 2003, les partis politiques au pouvoir ont agi sur une base sectaire pour marginaliser les minorités telles que les chrétiens et les Yazidis.
Le nombre de chrétiens dans cette région est passé de 1,5 million en 2003 à quelques centaines de milliers aujourd’hui. D’autres groupes islamistes fondamentalistes comme Al-Qaïda ont également ciblé les chrétiens, avant l’Etat islamique. L’Alliance pour les minorités irakiennes, une organisation à but non lucratif basée en Irak, a rapporté que 1 200 chrétiens ont été tués entre 2003 et 2014.
Leur souffrance s’explique en partie par le fait que la région qu’ils ont historiquement occupée, en particulier la plaine de Ninive, est convoitée pour ses ressources. Elle est riche en pétrole et abrite également l’un des plus importants héritages des premières cultures préislamiques d’Irak.
Elle a cependant aussi une valeur particulière pour les chrétiens assyriens d’Irak. Ninive et les régions environnantes telles que Nimrud et Alqosh abritent d’importants artefacts, monastères et complexes religieux datant des premières périodes du christianisme. Ces régions faisaient autrefois partie de la Mésopotamie, un creuset de civilisation, et contiennent un riche héritage de littérature médiévale, préservé dans de précieux manuscrits datant du Ve siècle.
Lalish, le sanctuaire le plus sacré des Yézidis, est également adjacent à la plaine de Ninive. On y trouve le sanctuaire du cheikh Adi, qui date du XIIe siècle et qui est vénéré comme une figure sacrée influente de la foi yézidie.
Ces communautés tirent leur identité culturelle de cette histoire. Pour les chrétiens assyriens, l’héritage mésopotamien ancien, y compris le christianisme, est étroitement lié à un patrimoine oral unique qui comprend des chansons, des contes populaires, des recettes et des outils d’artisanat préservés pendant des siècles par les villageois locaux dans le cadre de leur langue et de leur culture araméennes, aujourd’hui menacées.
La langue agricole utilisée par ces communautés conserve certaines influences de la langue akkadienne utilisée par les anciens empires mésopotamiens. Par exemple, dans le dialecte de la ville de Baghdeda, dans la plaine de Ninive, le mot pour entrepôt de céréales est « bakhshima » en araméen, qui est un proche descendant du « bet hashiimi » en akkadien pour grange.
Préserver le patrimoine
Même avant l’émergence de l’EI, les communautés rurales et ethno-religieuses qui n’occupaient pas une position centrale de pouvoir étaient victimes de la négligence de l’État et d’une préservation inadéquate de leur patrimoine. En particulier, les gouvernements nationalistes arabes comme le Baas, au pouvoir en Irak de 1968 à 2003, ont détruit les villages des chrétiens assyriens, les forçant à se déplacer vers de grands centres urbains majoritaires en Irak. Les Yazidis ont également été pris pour cible.
Tout au long du XXe siècle, les bibliothèques et musées nationaux irakiens ont montré peu d’intérêt à représenter le patrimoine des communautés provinciales et rurales.
L’EI a provoqué davantage de destructions. Des églises et des sanctuaires, des institutions culturelles et un patrimoine ancien – y compris la ville de Nimrod – ont été détruits par l’EI. Les personnes chargées de préserver le patrimoine, ainsi que d’autres membres de la communauté, ont été déplacées de leurs villes et villages ou tuées. Entre 2014 et 2017, quelque 400 000 Yazidis et 200 000 chrétiens ont été expulsés de la région.
Ce faisant, l’EI a également effacé les souvenirs des communautés qui allaient être transmis aux générations futures. Les dommages ont été particulièrement graves pour la communauté yézidie, car elle manque d’écrits sacrés ; et pour les deux communautés, de nombreuses traditions ont été transmises oralement par des hommes et des femmes – souvent eux-mêmes analphabètes – dans les nombreuses langues de la région.
L’objectif de l’Etat islamique, comme mes collègues et moi l’avons constaté, était d’effacer non seulement ces communautés elles-mêmes, mais aussi les formes de coexistence intercommunautaire qui avaient caractérisé historiquement le nord de l’Irak. De nombreux sites religieux ciblés par l’EI étaient vénérés par plusieurs religions. Par exemple, la mosquée Nabi Yunis de Mossoul a été construite sur le site d’une église chrétienne qui serait le sanctuaire du prophète biblique Jonas. Selon la Bible, Jonas a reçu l’ordre de Dieu de sauver les Ninivites. La destruction de ce site par l’EI a révélé un palais assyrien sous l’église transformée en mosquée, dédiée à Jonas.
La voie à suivre
Notre projet actuel documente le patrimoine immatériel et textuel des Yézidis et des chrétiens. Le patrimoine oral utilise souvent des langues et des dialectes anciens, en particulier les dialectes néo-araméens du Proche-Orient, en voie de disparition, parlés par les chrétiens. Nous documentons également la version kurmandji du kurde parlée par les Yézidis.
Les souvenirs et les récits sont importants non seulement pour les Yézidis et les chrétiens, mais aussi pour l’histoire pluraliste de la région du nord et de l’Irak dans son ensemble. Un exemple est le « Dazike Batzmie » ou la « bénédiction du fil » – un fil sacré blanc et rouge tissé à partir de laine que les Yézidis portent pour porter chance.
Un autre exemple est le pokhin – un mélange composé de sept grains et de sel, consommé à la fin de la « Rogation de Ninive », un jeûne des chrétiens assyriens en souvenir de Jonas et de leur repentir devant Dieu. On croit que ceux qui jeûnent auront des rêves prophétiques, et le mélange salé de pokhin aidera les célibataires assoiffés à rêver de leur future âme sœur. De tels rituels sont transmis par les anciens et associés aux terres auxquelles ces communautés sont liées.
Aujourd’hui, ces communautés restent dispersées et leurs souffrances continuent. Beaucoup des habitants impliqués dans notre projet, y compris des collègues qui ont défendu leur culture, ont abandonné – souvent en quittant la région, préférant devenir des réfugiés dans des terres inconnues à l’avenir incertain. Les jeunes générations ne se rendent peut-être pas compte de la profondeur des liens entre les pratiques religieuses et les légendes communautaires que l’histoire orale relie.
Les fortes pressions politiques et économiques et l’insécurité qu’ils continuent de ressentir sont à l’origine de leurs raisons de partir. Mais en tant que personne qui connaît profondément la région, je pense que garantir la continuité des traditions et de la diversité culturelle de la région par des efforts de préservation peut donner de l’espoir et ouvrir la voie à l’avenir.
JForum.fr et ATLANTICO
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Les demeurés et les attardés qui écrivent sur ce sujet, n’ont toujours pas compris que le véritable problème vient que ledit génocide des déchets n’est qu’un fantasme.
Les déchets antijuifs qui instrumentalisent, depuis toujours, les plus rabougris des musulmans, espèrent vraiment que ce fantasme morbide, devienne une réalité.
La propagande officielle de plusieurs pays de l’OPED, inculque désormais ce fantasme aux plus jeunes et c’est devenu très difficile de les convaincre que ce fantasme n’est pas réel.
L’une des solutions (ma préférée) serait de faire de ce fantasme, un bonheur bien réel ! sefer במדבר : לג 51-56